jeudi 25 février 2010
Les trucs et odeurs de l'enfance.
Tout à l'heure, en sortant du bain (ne me jette pas la pierre si tu as l'âme d'un Nicolas Hulot), j'enduisais mon sublimissime corps de la célèbre Huile de Nuxe, indispensable à mon bien être et à ma peau de soie. (je crois que c'est la chose que j'emporterais sur une île déserte)(mon oreiller, un pot de 55kgs de Nutella, et mon Huile)
Et là, mon regard se pose sur un pot bleu de crème Nivéa. Il est sûrement là depuis ... je préfère ne pas compter mais très longtemps (oui, je vais le jeter!).
Et là, comme un transplanage d'Harry Potter, d'un seul coup d'un seul j'ai 6 ans, je sors de mon bain, j'ai mis de l'eau partout alors ça va barder, alors j'essuie avec le tapis de bain, croyant que ça ne se verra pas, en plus j'ai mouillé mon pyjama crotte de bique, je le sèche avec le sèche-cheveux de maman, ni vu ni connu. J'enfile ma culotte avec "mardi" écrit dessus. (le mardi soir c'était le bain, parce qu'on avait le temps).
Et là, le pot bleu de crème. Ho chouette, de la crème comme les grands, je l'avais oublié celle là, et en plus celle là j'ai le droit de m'en mettre. J'ouvre, je suis toute déçue parce que ce que je préfère, c'est enlever la pellicule en alu qu'il y a dessus et le pot est déjà entamé. C'est la même pellicule que sur les pots de Nutella. Je trouve ça rigolo. Je trempe mon doigt dedans, je fais des dessins, puis je me tartine. Et ça, on peut dire que je ne lésine pas sur la dose. Me voilà toute blanche, oups, alors faut que j'essuie tout avec la serviette de toilette. Pour ne pas que ça se voit, je la met vite dans le panier à linge sale. Ni vu ni connu. J'enfile mon pyjama, ça y est il est sec, et moi je suis toute poite (mi poisseuse / mi moite) dessous, je crois que j'en ai mis trop, et ça colle.
BIM je re transplane et me revoilà dans ma salle de bain, j'ai 30 ans bientôt. Je me souviens de la sensation maintenant, de la peau qui colle au pyjama quand je marche, de l'odeur rassurante mais presque écoeurante de cette crème.
Tiens, ça peut venir de là alors, peut être, mon addiction aux huiles sèches, à la sensation satinée mais pas collante, aux odeurs délicates mais pas entêtantes. Je souris, puis je retourne à mon Huile.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
Moi moi et moi
lundi 22 février 2010
Je crois bien que le cul a tué le romantisme.
Et si, et si, les poètes avaient été tué, zigouillé, liquidé par le sexe facile?
Hein?
Et si le sexe facile avait tué, zigouillé, liquidé le désir?
Attend, on parle du vrai désir, et pas seulement d'une envie de culbutage, mais de celui qui donne mal à la peau vraiment: le désir d'un sourire, d'une présence, de douceur, de ses yeux dans les miens et de sourires béats, limite niais.
Et si dorloter ce désir là, le laisser vivre, l'étirer, le cajoler, et ré-apprendre la frustration, le manque, c'était aussi s'ouvrir la porte sur des choses belles?
Un peu comme un premier amour, un peu comme retrouver sa virginité et la crainte mêlée à l'excitation que ça procure, d'être neuve.
L'envie de découvrir, d'apprendre l'autre, avant de savoir son corps, ses mains et sa peau. C'est beau, non?
Evidemment, il faut être deux pour que ce désir là naisse...
Et si l'amour qui donne mal au ventre pouvait se passer de sexe, il resterait quoi? Des trucs à la Blanche Neige, avec des fleurs, des paroles jolies, du partage, oh oui, tiens, du partage.
Connaître le désir de l'autre, de son tout, et apprendre à s'aimer doucement, avant d'aimer le désir charnel.
Tiens, si je m'offrait ça pour mes 30 ans? Youpi.
Ici, la suite...
Hein?
Et si le sexe facile avait tué, zigouillé, liquidé le désir?
Attend, on parle du vrai désir, et pas seulement d'une envie de culbutage, mais de celui qui donne mal à la peau vraiment: le désir d'un sourire, d'une présence, de douceur, de ses yeux dans les miens et de sourires béats, limite niais.
Et si dorloter ce désir là, le laisser vivre, l'étirer, le cajoler, et ré-apprendre la frustration, le manque, c'était aussi s'ouvrir la porte sur des choses belles?
Un peu comme un premier amour, un peu comme retrouver sa virginité et la crainte mêlée à l'excitation que ça procure, d'être neuve.
L'envie de découvrir, d'apprendre l'autre, avant de savoir son corps, ses mains et sa peau. C'est beau, non?
Evidemment, il faut être deux pour que ce désir là naisse...
Et si l'amour qui donne mal au ventre pouvait se passer de sexe, il resterait quoi? Des trucs à la Blanche Neige, avec des fleurs, des paroles jolies, du partage, oh oui, tiens, du partage.
Connaître le désir de l'autre, de son tout, et apprendre à s'aimer doucement, avant d'aimer le désir charnel.
Tiens, si je m'offrait ça pour mes 30 ans? Youpi.
"Je l'ai rêvé si fort, que les draps s'en souviennent"
Bah excuse moi bien, mais j'ai peur de comprendre et c'est un peu cochon, ton histoire, là.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
mardi 16 février 2010
Une histoire de rose.

Ne pas s'aimer la peau nue, ou du moins de pas avoir l'habitude de cette image là, terne et presque fade.
Se regarder longtemps pour s'imprégner de cette pâleur, et pour mieux l'oublier.
Alors user d'artifices, mais certains jours ne vouloir que le minimum requis.
Le mettre doucement, comme une déclaration de guerre ou d'amour, et se régaler de la transformation.
Prendre conscience certains jours, quand le temps est l'ami, de la chance insolente de pouvoir goûter ce manège.
Voir son oeil se parer de milles pépites, sa joue rebondir, sa bouche s'affirmer et prendre la mesure d'un visage doux devenu rieur.
Avoir la main légère, ou pas.
Penser à lui comme à l'allié qui apportera le premier sourire de la journée, parce que sourire tous les jours devant le résultat.
Se regarder une note de défi dans le regard. Je suis prête.
J'aime le rose aux joues.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
Les modasseries,
Moi moi et moi
lundi 8 février 2010
Ma mère est une vipère. Ca pique, puis ça passe.

Je rêve d'une mère. C'est bête à dire, comme ça, parce que j'ai encore la mienne.
Mais je rêve d'une mère gentille, tendre, coquette, qui cuisine et qui s'inquiète de savoir comment je vais. Une maman quoi.
Ma mère, elle a fait 4 enfants, mais elle ne supporte pas le bruit. Si on me demande "souvenir d'enfance", la première chose qui me vient à l'esprit, c'est le bruit de ses chaussons qui frottent vite sur le carrelage, parce qu'on joue dans notre chambre mais qu'on fait trop de bruits. Alors elle venait vite vite vite nous sommer de nous taire. Va jouer en silence à 5 ans, toi.
Ma mère, elle est bordélique, elle garde tout, ça fait peur. J'ai par exemple cherché chez elle, la semaine dernière, une solution pour un début de mal de crâne. J'ouvre le placard, 57 boites empilées comme une partie de Tétris perdu me tombe sur le coin de nez. Je prends sur moi, je ne m'énerve pas, mais je trie, jette, range, organise. Comment peux t'on entasser des médicaments DEPUIS 2004? "De toute façon j'aurais rangé". C'était sûrement son merci à elle. Perso, ça me dépasse, je trouve ça dangereux, malsain... Bref.
Ma mère, je n'ai aucun souvenir d'avoir reçu un câlin d'elle. Aucun. Alors que des paires de baffes, je m'en souviens.
Ma mère, elle est très à cheval sur la politesse, les "merci", "au revoir"... Excessivement, je dirais. Du genre à faire la gueule 28 jours parce que tu ne commences pas la conversation téléphonique par "Bonjour".
Ma mère, et ça me désespère, n'est pas coquette. Elle a été très jolie, puis elle a arrêtée d'être coquette, de prendre soin d'elle. J'ai essayé de lutter contre ça, puis je me suis résignée. Ce n'était pas moi l'adulte. J'allais chez ma meilleure amie, et j'étais jalouse de sa mère si belle et apprêtée, même pour aller à la boulangerie. Alors je suis devenue comme ça, un peu.
Ma mère, elle fait cuire des pâtes puis les laissent dans l'eau, le temps de manger. De la purée ou des pâtes, va savoir après 30 minutes, toi. Elle ne cuisine pas avec soin, alors que j'aurais adoré partager ça avec elle.
Ma mère, elle a fait un enfant 20 ans après moi. L'enfant roi, le fils unique, le Zeus de la maisonnée. Les règles sont simples: ne jamais le contrarier, ne jamais lui refuser quoi que ce soit, le servir et le chérir.
10 ans de non-éducation: il n'a aucune valeur ni de respect pour rien, et nous sommes 4 aînés à nous demander comment Dieu ça peut être possible de créer de telles différences entre ses enfants. Cet enfant est impoli, grossier, égoïste, irrespectueux, gras car il se nourrit exclusivement de ce qu'il veut à l'heure qu'il veut.
Je me refuse désormais à tout commentaire sur le sujet, car évidemment, jamais elle ne se remettra en question. Elle en a fait un enfant qui sera certainement malheureux plus tard. J'ai des valeurs que lui n'aura pas apprise. Je n'ai pas reçu beaucoup, mais au moins l'essentiel. Lui aura trop eu, mais rien de précieux.
Je n'ai absolument aucun souvenir de mon enfance. Aucun. Elle est passée vite, sans faits marquants, sans jolis souvenirs à transmettre.
Je suis objective et je n'ai de la rancoeur pour rien, juste un petit peu de dépit. Peut être que la symbiose d'avoir une jumelle ne laissait pas trop de place au reste.
Je pensais, quand j'étais jeune, que je ne l'aimais pas assez, et je m'en voulais un peu. J'ai longtemps cherché à comprendre, puis j'ai compris, étant adulte, que nous étions simplement deux étrangères de la même famille. Ce n'est pas un manque d'amour, c'est juste qu'on ne se connait pas. Et c'est assez étrange. Je la respecte, mais je sais ses travers et son incapacité à dire les choses, alors on reste chacune de notre côté, parce que nous n'avons rien à partager.
Je suis bruyante, maniaque, câline, je fais les pâtes à merveille et al dente.
Je me suis construite à l'exact opposé d'elle. Alors ça me fonctionnera jamais, elle et moi.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
Ma Reine mère,
Moi moi et moi
lundi 1 février 2010
Et sinon, enchaîner une St Valentin toute seule et ses 30 ans au chômage, ça se passe bien?
De ce qu'on ne peut pas dire en société.
Enfin quand on est bien élevé.
- Et toi, tu fais quoi dans la vie?
- Pour le moment rien, mais sinon normalement quand je travaille je suis Directrice de Clientèle. Oui oui. Je sais, là, comme ça, on ne dirait pas.
* réponse de grosse malpolie: "moi je profite de mon chômage gracieusement payé par TOI pour sortir tous les soirs" *
- Ah donc tu es en free lance là?
- Non, là, je suis chômeuse. (Et toi, à part être pète-couilles, tu fais quoi dans la vie?)
* réponse de grosse malpolie: "et je t'emmerde" *
- Et tu as quel âge?
- 30 ans dans 37 jours. OUI, je compte. OUI.
* réponse de grosse malpolie : "j'ai 14 ans et j'ai déjà des seins, t'as vu" *
- Ah oui en effet, tu ne les fais pas du tout.
- Heu. Merci. (ou pas)
* réponse de grosse malpolie: "ton père ne disait pas ça hier soir..." *
- Et ton copain, il fait quoi?
- Mon copain, il est producteur. Et acteur.
* réponse de grosse malpolie: "je sais plus. Il fait quoi ton père déjà?" *
- Aaaah bon (soudain intérêt), j'adore le cinéma, et c'est qui?
- Ho je ne sais pas si tu connais, quoi qu'on en parle pas mal en ce moment. Il s'appelle Pitt, Brad Pitt.
Allez Marie-Thérèse la teupu, sers moi un autre verre et ferme un peu ta bouche. Merci.
Ici, la suite...
Enfin quand on est bien élevé.
- Et toi, tu fais quoi dans la vie?
- Pour le moment rien, mais sinon normalement quand je travaille je suis Directrice de Clientèle. Oui oui. Je sais, là, comme ça, on ne dirait pas.
* réponse de grosse malpolie: "moi je profite de mon chômage gracieusement payé par TOI pour sortir tous les soirs" *
- Ah donc tu es en free lance là?
- Non, là, je suis chômeuse. (Et toi, à part être pète-couilles, tu fais quoi dans la vie?)
* réponse de grosse malpolie: "et je t'emmerde" *
- Et tu as quel âge?
- 30 ans dans 37 jours. OUI, je compte. OUI.
* réponse de grosse malpolie : "j'ai 14 ans et j'ai déjà des seins, t'as vu" *
- Ah oui en effet, tu ne les fais pas du tout.
- Heu. Merci. (ou pas)
* réponse de grosse malpolie: "ton père ne disait pas ça hier soir..." *
- Et ton copain, il fait quoi?
- Mon copain, il est producteur. Et acteur.
* réponse de grosse malpolie: "je sais plus. Il fait quoi ton père déjà?" *
- Aaaah bon (soudain intérêt), j'adore le cinéma, et c'est qui?
- Ho je ne sais pas si tu connais, quoi qu'on en parle pas mal en ce moment. Il s'appelle Pitt, Brad Pitt.
Allez Marie-Thérèse la teupu, sers moi un autre verre et ferme un peu ta bouche. Merci.
Non mais sans rire, il y a des gens qui sont d'une lourdeur intergalactique. Et je pense que j'ai naturellement une furieuse tendance à laisser s'exprimer mon côté grosse malpolie.
Alors oui Marie Thérèse, je suis au chômage, je suis célibataire et j'ai 30 ans. Mais ce qui compte, c'est que mes chaussures soient plus jolies que les tiennes, non?
Ca m'apprendra à aller m'incruster à des soirées, aussi. Mais je me suis bien tenue. Si si.
Quoi le verre en cristal de Mémé? Rhooooo . Pas fait exprès.
Quoi mon humour? Pas drôle? Ah. Je suis sûrement une artiste incomprise, alors.
Alors oui Marie Thérèse, je suis au chômage, je suis célibataire et j'ai 30 ans. Mais ce qui compte, c'est que mes chaussures soient plus jolies que les tiennes, non?
Ca m'apprendra à aller m'incruster à des soirées, aussi. Mais je me suis bien tenue. Si si.
Quoi le verre en cristal de Mémé? Rhooooo . Pas fait exprès.
Quoi mon humour? Pas drôle? Ah. Je suis sûrement une artiste incomprise, alors.
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De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Les Putasseries,
Moi moi et moi
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