L'orage
est terminé. Il a lavé les toits, apaisé l'air et vidé les
nuages. Sa rage électrique me fait peur, tant parce qu'elle est à
chaque fois nouvelle que furieuse.
Jamais
le ciel n'est déchiré de la même façon, et jamais le hurlement du
tonnerre n'est semblable au précédent.
Chaque
plainte du ciel est un supplice, chaque râle violent me ramène
étrangement à mes tumultes passées.
Je
me moque d'en connaître les raisons, et étrangement, je souffre
l'orage tant que le ciel.
Ca
n'a rien à voir mais je peux passer 2h45 à me faire les ongles
jusqu'à ce que ce soit parfait, mais je ne supporte pas d'attendre
5 minutes à la boulangerie.
Est-ce
que les gens qui sont partis nous attendent de l'autre côté du
chemin? J'espère ça si fort. Il reste tant de choses à dire et à
faire. En attendant, mon ciel a encore perdu un bout de couleur.
Pour
moi, Dieu, c'est le type qui a inventé le vin. C'est tout personnel
et ça n'engage que moi...
Le ciel est devenu noir, jusqu'à ce que le jour se lève à nouveau.
Le ciel est devenu noir, jusqu'à ce que le jour se lève à nouveau.
Et
le ciel est redeviendra noir, quoiqu'il arrive.
Ici, la suite...







