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jeudi 4 octobre 2012

Le ciel est devenu noir.

L.Pernod
L'orage est terminé. Il a lavé les toits, apaisé l'air et vidé les nuages. Sa rage électrique me fait peur, tant parce qu'elle est à chaque fois nouvelle que furieuse.
Jamais le ciel n'est déchiré de la même façon, et jamais le hurlement du tonnerre n'est semblable au précédent.
Chaque plainte du ciel est un supplice, chaque râle violent me ramène étrangement à mes tumultes passées.
Je me moque d'en connaître les raisons, et étrangement, je souffre l'orage tant que le ciel.

Ca n'a rien à voir mais je peux passer 2h45 à me faire les ongles jusqu'à ce que ce soit parfait, mais je ne supporte pas d'attendre 5 minutes à la boulangerie.

Est-ce que les gens qui sont partis nous attendent de l'autre côté du chemin? J'espère ça si fort. Il reste tant de choses à dire et à faire. En attendant, mon ciel a encore perdu un bout de couleur.

Pour moi, Dieu, c'est le type qui a inventé le vin. C'est tout personnel et ça n'engage que moi...

Le ciel est devenu noir, jusqu'à ce que le jour se lève à nouveau.
Et le ciel est redeviendra noir, quoiqu'il arrive.






Ici, la suite...

dimanche 12 février 2012

Je vais prendre ta douleur.

Titre honteusement emprunté à une chanteuse brillante. Pas comme moi: je suis devenue terne. Je n'existe plus. A me redécouvrir, je me rends compte que je n'existais plus. Plus d'envies à moi, plus d'univers à moi, plus de moi, tout simplement.

Alors....
Je vais faire crever cette douleur à coup de bonheur. Je vais lui en mettre plein la tête, mais alors, je vais m'acharner... On verra bien qui est la plus forte de nous deux. Je parie sur moi.

Je vais la faire disparaître en me donnant la force de pardonner à celui qui n'a pas de courage, parce que j'en ai, moi. Celui à qui je pardonne son manque d'humanité, son manque de courage, son manque de dignité. Je pardonne, et je le laisse sur le bord de la route. Dans son sac à dos, il y a plein de choses: des regrets, de la souffrance, du malheur, que des choses lourdes à porter.
Dans le mien, j'ai mis de la légèreté, de l'envie de nouveau, des sourires gratuits: j'ai eu du mal à le soulever, mais maintenant il pèse sûrement plus léger que le sien.

Je vais la faire crever en me créant des liens. J'ai toujours tout donné à l'amour, jamais rien à l'amitié. J'ai une amie, une seule "vraie" amie, qui sait quand je me cache, quand je fais la maligne, mais qui vit si loin. Pas facile quand vous avez besoin que quelqu'un vous prenne dans ses bras... Je veux créer des choses avec des gens qui donnent parfois, sans rien demander, sans m'oublier, sans concessions, sans rancoeur. L'amitié permet ça.

Cette douleur, je vais la faire crever à écouter, ré-écouter encore et encore les chansons devenues berceuses qui me suivent depuis tant d'années, et m'apaisent, me font rêver et espérer toujours autant. 18 ans, je viens de compter. Donc OK, en plus de tout ça, je suis vieille. Voilà voilà....
Fantastique voyage en arrière, dans le futur et dans mon âme: Dummy, de Portishead.

Je vais prendre moi-même ma douleur, petit bout par petit bout, jour après jour, en laisser un peu là, un peu ici. Je ne sais pas comment formuler qu'elle est palpable, que si vous me rencontrez dans la rue, vous la verrez autour de moi, elle m'auréole.
Elle m'a auréolé avec rage, avec colère, avec violence. Elle change de couleur, devient pacifique, presque comme un animal que j'aurais apprivoisé. On a appris à se connaître, elle et moi. Et elle sait très bien qu'elle va devoir s'en aller, je l'y prépare. Peut-être même je serais nostalgique quand elle devra me partir. Mais cette fois-ci, j'aurais choisi.



Vous, je ne sais pas, mais moi, j'ai l'impression qu'elle souffre, sur cette photo.


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lundi 9 janvier 2012

Quand tu ne sais plus trop ce qui est normal.

Je suis bien obligée de me remettre en question. Je suis bien obligée de me poser des questions.
J'ai l'impression que tout le monde déraille, que rien ne va plus. Alors je me demande simplement si ce n'est pas seulement moi. Peut-être c'est juste moi.


Est-ce que c'est normal de ne rien recevoir de la part de sa soeur à Noël?
Même si on n'offre pas pour recevoir, j'ai passé du temps à choisir de jolis cadeaux, pour elle, son ami, ses enfants. Je n'ai rien eu en échange, et ça me fait mal au coeur. Moi aussi j'avais envie d'être surprise, d'ouvrir un paquet inconnu, de me dire qu'elle avait dû chercher un moment pour trouver LE cadeau. La valeur n'a à mes yeux aucune importance, mais je n'ai rien eu de sa part, comme si je ne comptais pas.


Est-ce que c'est normal d'en vouloir à sa mère de faire autant de différences entre ses enfants?
Je suis adulte, j'ai ma vie, ça devrait me passer au dessus, mais je n'y arrive pas. Voir que tant de choses sont permises au petit dernier, là où nous, nous devions lutter, ça me révolte. 



Est-ce que c'est normal de ne pas réussir à accepter que Mr parte en week-end sans moi? Je passe toutes mes soirées seules à cause de son travail, j'attends ses 2 jours de repos avec impatience, j'essaie de prendre avec le sourire son envie de passer du temps seul avec sa famille, et le lundi à 19h50, je suis encore en train de l'attendre alors qu'il devait rentrer en début d'après-midi. J'ai préparé le dîner, et je bois seul mon verre de vin parce qu'il "n'a pas vu le temps passé". Tant d'irrespect, ça me fascine parfois. 

Est- ce que c'est normal de ne pas pouvoir accepter le moindre mensonge?

C'est viscérale. C'est impossible. Je ne peux pas faire confiance à quelqu'un qui me trahit. Et quand on vit avec, tout devient d'un seul coup plus compliqué.


Suis-je intolérante?
Suis-je trop exigeante?
Je n'arrive pas à me dire que tout vient forcément des autres. J'attends sûrement trop, mais je n'arrive pas à cacher ma peine ni mon énervement face à certaines situations.


Parfois j'ai envie d'exploser, alors juste je pleure d'impuissance.
Parfois je vois flou tellement la rage me monte au ventre, alors je ne dis rien, et j'attends que ça passe.
Parfois je rêve de partir loin, de déménager seule dans une ville inconnue.


Je crois que je me sens seule.


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lundi 17 octobre 2011

Et les dégâts collatéraux, alors?

Oui tiens, et les dégâts collatéraux, alors...
Je me surprends à les envisager, là, pour la première fois de ma vie.
Et si, et si, et si.....

Il s'agirait là de faire table rase pour aller de l'avant et s'entourer de bienveillance. Ou non, on n'en demande pas tant: de respect, ça ira déjà bien.

Et si j'avais besoin de sourires et d'énergie autour de moi?

Et si j'avais besoin de baisser la garde? Qui imagine à quel point il est fatiguant de lutter sans cesse? Pour s'imposer, pour exister, pour avoir l'impression d'être.
Et si juste se laisser couler, accepter, flotter, ça valait aussi son pesant d'or?

J'ai au ventre cette quête de fureur. Tout ça pour.... ?

Et si je cherchais maintenant, en vain, la légèreté qui manque tant?
Passer de pierre à plume, et devoir affronter entre-temps la tempête.



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vendredi 1 octobre 2010

Le vendredi, c'est le jour le plus dur de toute ma vie.

Là c'est moi quand j'avais 5 ans et que j'étais suédoise.
Le vendredi c'est tout pourri.

Déjà tu combats le matin pour te lever, parce que les trucs les mieux de la vie hype, c'est le jeudi soir.

Puis il se passe toujours (TOUJOURS, c'est un truc de fou ça!) des trucs dans la nuit de jeudi à vendredi. Rapport au fait que les trucs les mieux de la vie hype, c'est le jeudi soir, et que forcément tu sais que tes amis que tu aimes et que tu chéris, ils seront un peu éméchés. (donc tu les aimes et que tu les chéris surtout les autres jours, en fait).
Cette nuit, un réveil en fanfare par la sonnerie de mon téléphone. Tu raccroches sans même savoir qui est mort, vu qu'il est 3h. Tu te dis que forcément quelqu'un est mort si on te dérange à 3h du matin, mais que ça peut bien attendre 8h, non?

Puis y'a aussi les messages des ex qui une fois qu'ils ont bu, là d'un coup ils sont amoureux de toi et tu leur manques tellement que là tout de suite ils ont envie de romantisme.

* A 5H DU MATIN, FAUDRAIT VOIR A PAS TROP SE FOUTRE DE MA GUEULE. *


Mais quand même, ceux là ils te font bien rire au petit matin. Le petit rire de carnassier. Gnark gnark gnark. In vino veritas, bébi.

Ce qui fait quatre jours super pire que je n'aime pas tous les mois.
Soit au bas mots déjà 48 jours de galères par an.


Je ne compte volontairement pas les jours où tu es indisposée: une moyenne de 5 jours par mois, donc 60 jours par an.


Allez soyons fou, on ajoute aussi les lundis. C'est nul le lundi non?
48 jours de plus.


156 jours.
156 putain de jours qui craignent sur 365.
C'est presque la moitié, si on n'y va pas avec le dos de la cuillère.

Allez, demain, c'est le week-end.

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jeudi 22 octobre 2009

Tournez la page, cette bonne grosse putasse de page


J-2

Dans deux jours, j'affronte les amis qui viennent m'aider à porter mes cartons. Je vais devoir faire bonne figure, rire de leurs blagues et faire la fière.
Ils viennent me chercher, me porter, m'aider à fuir. Ils ne se doutent pas que je vais me cacher pour pleurer. Ils me connaissent forte, drôle, cynique. Pour eux, je ne veux pas avoir changer, je veux revenir et être rester moi.

Il y a un peu plus d'un an, j'ai quitté mon job, rendu mon appart et surtout laisser Cacahuète à son père une année, pour construire une vie ailleurs. Je la voulais mieux, sereine.
Je l'ai fait, sûre de mon choix. Et je l'ai regretté parfois, je me suis sentie mauvaise mère milles fois, mais j'ai construit, avec mes petits bras.

J'ai décoré cet appartement d'homme, mis de la couleur sur les murs, des tapis pour lire par terre, des bougies pour que ce soit doux. J'ai trouvé un bon job, acheté une mignonne voiture, préparé l'arrivée de ma Cacahuète. J'ai oublié mes concessions, avec toujours au fond de moi l'impression qu'il n'en ferait jamais autant.
C'était donc sûrement foutu depuis le départ. Inégal.

Puis il a voulu me changer. Il a voulu que j'apprenne l'hypocrisie envers les gens, que je souris même sans en avoir l'envie, que je sois douce et que je cesse de vivre dans l'excès de mes émotions, que j'arrête la démesure de mon instinct. Ça a été dure, j'ai réussi quelquefois, mais avec l'impression de m'être perdue.
C'est devenu violent pour moi d'avoir fait autant, de n'être plus moi, puis il a menti, puis il a trahi, il a trompé, j'ai fait semblant de pardonner, avec la boule au ventre, tous les jours.

Ultime scène, mots cruels, pleurs, coups: clap de fin.

Je me suis rendue malade, j'ai pleuré jours et nuits, je me suis roulée par terre, j'ai supplié, hurlé, menacé, imposé, j'ai perdu pied et du poids, l'éclat de mes yeux et l'envie d'aller plus loin.
Puis j'ai survécut, évidemment on survit à ça. J'ai dû accepter cet échec qui fait bien mal au cul, moi la Bree Van de Kamp, la maniaque de la perfection et du contrôle.

J'en rirais bientôt. J'espère.

J'ai fini les cartons, ces putains de cartons. Et je crois que je suis prête à laisser cette page se tourner, cette putasse de page.

Il pleut dehors. J'ai détesté cette pluie l'hiver dernier. La revoilà.
Alors je pars vers une vie à moi. Peut être pas meilleure que celle-ci, mais au moins à moi.
J'ai hâte.

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dimanche 27 janvier 2008

Que si t'avais à choisir le moins pire du pire de ma vie, tu choisirais quoi toi?

... avoir une semaine de vaiselle à faire et pas en avoir la force de la faire, donc savoir que je vais devoir me la taper un soir de la semaine...
Pitié pas mercredi soir, y'a Dr House!

OU

... savoir que deux de tes 70 paires de sublimissimes escarpins sont coincés chez le cordonnier jusqu'à jeudi, et que cet ingrat que c'est moi qui lui fait plus de la moitié de son chiffre d'affaires annuel!! Bah il a pas voulu refaire en une après-midi mes talons et mes semelles parce qu'il pleut et que je glisse.

Alors?
Tu choisis quoi?
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samedi 1 décembre 2007

J'ai trop de chaussures, mais j'ai pas d'amies!


Bon.
J'ai fait le compte.
Vous allez rire!

J'ai 87 paires de chaussures.
La prunelle de mes yeux: des rouges, des noires, des grises, des argentées, des dorées, des bleues, des unies, des à rayures, à pois, une paire de Manolo, une paire de Louboutin, des Paul & Joe....
Et quand je "dois" en acheter, souvent, j'hésite entre deux paires. Bah je prends les deux pardi! sinon, après je regrette celles que je n'ai pas prises, forcément!
Je dors avec. Oui. Elles sont dans une armoire vitrée, dans ma chambre. Bien rangées, bien classées, à leur place!
Je les aime.

J'ai 4 ami(e)s qui, quoi qu'il advienne, le resteront.
Je ne les vois jamais, ou presque. Bah oui, je travaille trop. Et quand je ne travaille pas, je me repose. Ou je prends soin de moi. Ou je sors, mais rarement, sinon ça me fatigue, et du coup je travaille moins bien.

Et quand j'ai un coup de mou, le cafard, bah je cours m'acheter un paire de chaussures (enfin je ne cours pas vite, parce que en ce moment, je suis stilettos à mort!).
Vous allez me dire, je pourrais prendre mon téléphone, appeler une de mes amies. Oui mais j'y pense même pas. Ou après!

JE SUIS DINGUE OU JE SUIS PAS DINGUE????
OK OK, j'arrête de crier!

Y'a des études là dessus? parce que ça commence à m'inquiéter, un petit peu!
ou comment j'ai ruiné ma vie sociale à cause des chaussures...
c'est grave, docteur?

On en reparle? oui!!!
allez, demain je vous parle de mes sacs à main!

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