
Ne pas s'aimer la peau nue, ou du moins de pas avoir l'habitude de cette image là, terne et presque fade.
Se regarder longtemps pour s'imprégner de cette pâleur, et pour mieux l'oublier.
Alors user d'artifices, mais certains jours ne vouloir que le minimum requis.
Le mettre doucement, comme une déclaration de guerre ou d'amour, et se régaler de la transformation.
Prendre conscience certains jours, quand le temps est l'ami, de la chance insolente de pouvoir goûter ce manège.
Voir son oeil se parer de milles pépites, sa joue rebondir, sa bouche s'affirmer et prendre la mesure d'un visage doux devenu rieur.
Avoir la main légère, ou pas.
Penser à lui comme à l'allié qui apportera le premier sourire de la journée, parce que sourire tous les jours devant le résultat.
Se regarder une note de défi dans le regard. Je suis prête.
J'aime le rose aux joues.
Ici, la suite...




