Illustration et crédit: Arthur de Pins.

lundi 27 février 2012

L'introspection.

Regarder à l'intérieur de soi.
On le fait dans le but de changer, de s'améliorer même, mais pour se sortir d'un état inconfortable?

Alors je me demande si une introspection provoquée par une tierce personne est valable. C'est une réelle introspection, ou la seule façon de se sauver soi-même d'une situation douloureuse?
Je suis claire, ou pas? En gros, si on ne choisit pas, le résultat compte t'il quand même? Est-ce que cette remise en question forcée en est réellement une.... est-ce qu'on y trouve les bonnes réponses alors qu'on est poussé dans nos retranchements?

Je me regarde et je mets le doigt sur des zones d'ombres éprouvantes, bien enfouies.  Je vois que j'oscille régulièrement vers mon côté en peine, le moi "dépressif". Je le trouve confortable, rassurant, ça me sécurise de me retrouver dans cette zone de no man's land que moi seule connaît. Mon petit chez moi où j'aime me mettre en boule.

Je comprends aussi que je cache tout ça et que je montre un moi "combatif" mais souriant, qui me rend inaccessible, difficilement approchable, pour surtout bien cacher tous ces espaces qui n'appartiennent qu'à moi.
Je me rends compte de choses qui me font de la peine, je vois que j'ai tellement peur d'être mal aimée ou abandonnée que j'accepte des situations absurdes, des manque de respect probants, et que mon côté combatif lutte contre ça. Alors je peux maintenant comprendre que je suis difficilement cernable....

Je vois que je mets beaucoup d'énergie à lutter contre ma part sombre. Je ne me laisse pas facilement faire, et ces montagnes russes sont épuisantes: s'ouvrir à la vie et aux autres quand la vie est de son côté, et se refermer hermétiquement quand rien ne va. J'ai vu que j'ai dernièrement inversé cette tendance, sans y faire attention, sûrement par égoïsme, parce que j'avais seulement besoin d'aide et d'écoute. Mais je vois que cet état d'inconstance permanente de sentiments n'est pas un état normal

J'ai appris à faire avec ces faiblesses, par facilité, et il faut maintenant que cela cesse.
Parce que je vois aussi des choses que j'aime beaucoup, et que rien ni personne ne pourront ébranlés. La certitude qu'une vérité, même mauvaise, est mieux à dire. L'envie de faire toujours plus pour les gens que j'aime. L'intransigeance envers moi-même qui me guide vers le mieux.

J'ai découvert aussi que je pouvais être moins rigide, que je pouvais pardonner, et que ça faisait beaucoup de bien.

Je ne connais pas la sérénité, mais j'y aspire. Je suis prête à me mettre en danger, à ouvrir mes zones d'ombre, à ne plus cacher ces malaises uniquement parce que moi, je les juge médiocres.
Je veux affronter: ce ne sont plus des marques de faiblesse, ce sont juste des signatures de ce que je suis.

Mon introspection, c'est de détruire les zones de confort que je me suis créées.
Je viens de grandir, malgré moi.



Ici, la suite...

mardi 21 février 2012

De l'utilité de bien élever son fils, ou l'enfoirage affectif.


Mon voeu le plus cher, c'est que toutes les mamans qui ont des petits garçons en fassent des hommes, des gens qui assument, ne trichent pas, ne mentent pas.
Mesdames, vous êtes doublement responsables de ce que vos garçons ont dans le slip. Oui, rien que ça. Enfin pour la taille, il y a de fortes chances qu'en cas de désaccord, il s'en prenne plutôt à son père.


Quand vous avez le malheur de rencontrer un être qui a été mal élevé par sa maman, dans l'ordre, il:
1. vous demande en mariage au bout de 6 mois, puis en fait non
-> réaction appropriée: fuir *

2. disparaît, piuoooof, comme ça, un jour (vidage secret de l'appartement en règle)
-> réaction appropriée: hurler, pleurer, dépresionner, puis le marabouter sur 54 générations *


3. fait le mort (ou plutôt ici, l'autruche: et si je reste caché peut-être que ça fera moins mal?)
-> réaction appropriée: le marabouter sur 654 générations *

4. ré-apparaît. Il faut le comprendre: vous êtes tellement parfaite et il vous aime tant que vous lui manquez... // satisfaction personnelle: il souffre alors que vous, vous allez un petit peu mieux // Alors vous lui accorder le pardon, la compréhension, et une oreille attentive pour qu'il s'épenche sur sa pseudo "dépression"
-> réaction appropriée: le laisser gérer avec ses si chers amis qui l'ont aidé à piller votre appartement  *

5. vous suce de l'énergie (il est en dépression, il a besoin de vous, il est parti mais il vous aime, il veut du temps, il se sent comme dans cette chanson, toi seule me comprend et bla bla bla (de merde))
-> réaction appropriée: fuir, hurler, pleurer, dépresionner, puis le marabouter sur 54 générations, le marabouter sur 654 générations, et le laisser gérer avec ses si chers amis qui l'ont aidé à piller votre appartement *


L'enfoirage affectif est facilement repérable: l'EA (l'Enfoiré Affectif) vous mettra bien mis à terre, piétinée, laissée pour morte, puis dès que vous relèverez la tête, dès que vous irez un tout petit mieux, il refera surface en utilisant les cordes disponibles. Ici, ça ne sera pas la confiance, ça, c'est mort, ça ne sera pas l'amour, ça, c'est mort aussi (on essaie de s'en convaincre, merci de ne pas relever). Mais il essaiera de récupérer les deux en grattant par exemple sur votre gentillesse.
C'est là où l'EA a fait son erreur. Faut dire que c'est un modèle assez récent, je pense qu'il rode son rôle encore.... Parce que jouer avec la gentillesse de quelqu'un qu'on a brisé, hou la la, ça transformerait une bonne-soeur-t'as-qu'à-tendre-l'autre-joue en version féminine de Hulk. Enfin moi, c'est ce que ça me fait, quelqu'un qui use de ma gentillesse. Point trop n'en faut (oui, je sais, au point n°2, c'était déjà bien trop)(bref).

Au 24ème sms disant à quel point il est malheureux, il vous aime, il veut rester dans son mal-être, il vous a fait annuler votre soirée pour rester disponible pour lui parce qu'il avait besoin de vous mais que  finalement il a mieux à faire, là, c'est maintenant, RIGHT NOW, qu'on place le "FUCK YOU", ou autre variable, qu'on aurait du sortir il y a ...... loooooooongtemps ....
Et vous savez quoi, bizarrement, c'est comme ça qu'on achève un EA pas trop sûr de son coup. Parce qu'il faut pas croire que les gens gentils sont cons. Enfin je parle pour moi. C'était confortable, non, une épaule pour pleurer (devant les copains, ça la fout mal...), des réponses rassurantes, du soutien quand ça ne va pas bien? Oui, j'ai consolé celui qui a disparu du jour au lendemain de chez nous, et je serais sûrement réincarnée en Angelina Jolie pour ça!
Mais là, comme quelqu'un qui aurait décidé un dimanche soir de vider un appartement sans prendre le soin de même laisser un post-it, et surtout sans prendre le soin d'y réfléchir à deux fois, BIM, je m'auto-volatilise à mon tour et cesse toute forme de communication avec ce suceur de positivité. Allez, salut.

Pour sa défense, parce que ma prof de je-ne-sais-plus-quoi m'a appris qu'il fallait toujours se mettre dans les 2 camps (ça, et le fameux Less is More, valable dans tout et pour tout)(ici aussi tiens, c'est fou!), l'EA a été élevé comme ça: au chantage affectif, à la remise en question de l'amour pour un oui ou pour un non, aucune générosité des échanges, zéro partage, à grand renfort de lâcheté et autres joyeusetés parentales. 
Attention, ici l'auteure a les preuves de ce qu'elle affirme, et c'est donc dans ce cas précis scientifiquement prouvé: c'est souvent dû au manque de courage, mais on reproduit parfois des schémas (mais ça n'en fait pas moins un connard, nous sommes bien d'accord).



Alors les mamans, là, 
on se donne s'il vous plaît la peine d'élever son petit garçon comme un prince. 
Qui un jour traitera les femmes comme des princesses (respect, honnêteté, tout ça).





* Evidemment, et sinon ça ne serait pas drôle, l'auteure s'est bien gardée de réagir bien à propos. 
Mais à se relire, l'auteure trouve qu'elle a drôlement repris du poil de la bête. Même si parfois elle pleure le soir dans son lit... Mais si Rome s'était fait en un jour, ça se saurait, non?

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mardi 14 février 2012

Trop de tout puis plus rien.

Avant, j'étais une fille qu'on adorait détester.

Je parlais trop fort, je riais trop haut, j'avais des jambes trop longues, je mettais des chaussures trop colorées, je disais trop la vérité, je me foutais trop de tout, j'avais les cheveux trop tout, je sortais trop.
Parfois, à cause de tout ces trop, je me demandais comment faisaient les gens pour m'aimer bien.
J'étais insupportable, j'étais juste moi-même, avec ma franchise, ma grande bouche, mes grandes phrases.
J'aimais mon chez moi, je m'aimais bien parce que j'étais intègre avec moi-même, sûr de ce que j'étais.

Cette fille là me manque, avec son insouciance, sa curiosité, son envie d'aller plus vite, ....

Je me foutais de tout, du moment que je riais.
Je me sentais forte de tout, forte de moi, forte de ma vie, invincible et grande.

Avant.
Au fur et à mesure, j'ai trop donné puis disparu.

Ce soir, je suis un petit oiseau brisé qui attend que le temps passe. Parce que demain est un autre jour, et surtout un jour de plus. Chaque jour m'emporte plus loin du jour "où".
Là où il n'y avait que des "trop", je n'ai plus que des manques. Je n'ai plus de nid, je hais cet appartement, je ne ris plus, je suis souvent seule, je m'isole pour me cacher, et je donnerais tout pour récupérer ma vie d'avant, la mienne.

Je ne sais pas si cette fille de trop refera surface, parce que la mutation a été trop violente et que cette fille-là a été brisé trop net.
Je flotte entre les deux grâce à mon instinct de survie. Ni plus, ni moins.
La tentation est forte de rester ce petit oiseau, de me tapir au fond d'un trou en attendant. Mais en attendant quoi? Alors je repense à cette fille qui se sentait si bien, qui n'avait besoin de rien ni de personne. Avec une affection toute particulière.

Elle me manque.

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dimanche 12 février 2012

Je vais prendre ta douleur.

Titre honteusement emprunté à une chanteuse brillante. Pas comme moi: je suis devenue terne. Je n'existe plus. A me redécouvrir, je me rends compte que je n'existais plus. Plus d'envies à moi, plus d'univers à moi, plus de moi, tout simplement.

Alors....
Je vais faire crever cette douleur à coup de bonheur. Je vais lui en mettre plein la tête, mais alors, je vais m'acharner... On verra bien qui est la plus forte de nous deux. Je parie sur moi.

Je vais la faire disparaître en me donnant la force de pardonner à celui qui n'a pas de courage, parce que j'en ai, moi. Celui à qui je pardonne son manque d'humanité, son manque de courage, son manque de dignité. Je pardonne, et je le laisse sur le bord de la route. Dans son sac à dos, il y a plein de choses: des regrets, de la souffrance, du malheur, que des choses lourdes à porter.
Dans le mien, j'ai mis de la légèreté, de l'envie de nouveau, des sourires gratuits: j'ai eu du mal à le soulever, mais maintenant il pèse sûrement plus léger que le sien.

Je vais la faire crever en me créant des liens. J'ai toujours tout donné à l'amour, jamais rien à l'amitié. J'ai une amie, une seule "vraie" amie, qui sait quand je me cache, quand je fais la maligne, mais qui vit si loin. Pas facile quand vous avez besoin que quelqu'un vous prenne dans ses bras... Je veux créer des choses avec des gens qui donnent parfois, sans rien demander, sans m'oublier, sans concessions, sans rancoeur. L'amitié permet ça.

Cette douleur, je vais la faire crever à écouter, ré-écouter encore et encore les chansons devenues berceuses qui me suivent depuis tant d'années, et m'apaisent, me font rêver et espérer toujours autant. 18 ans, je viens de compter. Donc OK, en plus de tout ça, je suis vieille. Voilà voilà....
Fantastique voyage en arrière, dans le futur et dans mon âme: Dummy, de Portishead.

Je vais prendre moi-même ma douleur, petit bout par petit bout, jour après jour, en laisser un peu là, un peu ici. Je ne sais pas comment formuler qu'elle est palpable, que si vous me rencontrez dans la rue, vous la verrez autour de moi, elle m'auréole.
Elle m'a auréolé avec rage, avec colère, avec violence. Elle change de couleur, devient pacifique, presque comme un animal que j'aurais apprivoisé. On a appris à se connaître, elle et moi. Et elle sait très bien qu'elle va devoir s'en aller, je l'y prépare. Peut-être même je serais nostalgique quand elle devra me partir. Mais cette fois-ci, j'aurais choisi.



Vous, je ne sais pas, mais moi, j'ai l'impression qu'elle souffre, sur cette photo.


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mercredi 8 février 2012

Lettre à qui ne la lira pas.

Ca fait des nuits que ma vie est vide. 10 nuits.
J'ignore pourquoi tu es parti, et je ne comprends rien. Comme un fugitif qui se fait la malle.
Mais je vis.

En 11 jours, j'ai cru bien des fois mourir de douleur, d'incompréhension, de colère, de terreur, de solitude, j'ai cru me murer dans ma folie, mes souvenirs. Mais non, je vis.


Je me lève, et je vis.
Je vis rivée à mon téléphone, au cas où après tant de jours de silence, de mépris ou de peur, tu te souviennes de moi.
Je vis la peur au ventre que ce sentiment abominable de rejet ne me quitte plus.
Je vis en tremblant à chaque message, appel ou mail reçu, mais ce n'est jamais toi.
Je vis avec le frigo vide de tout ce que tu aimes, mais ce vide-là de toi fait bien plus mal.
Je vis en refusant de croire à cette lâcheté absurde qu'est de tout quitter sans un mot.
Je vis en tâchant de me persuader que tu es mort, ou que tu n'as jamais existé, parce que j'ai de toute façon l'impression d'avoir aimer un fantôme.
Je vis dans mes souvenirs, dans ma mémoire, dans nos habitudes.
Je vis en apnée, sans savoir pourquoi. Et l'espoir au ventre: peut-être reviendras-tu comme tu as disparu, sans prévenir.
Je vis en ayant l'impression d'être folle, en me disant que j'ai peut être rêvé.
Je vis en oubliant 20 secondes, puis tout revient de plein fouet. Amplifié 1000 fois par ce manque de nouvelles.
Je vis en espérant comprendre, mais ça n'arrivera sûrement jamais.
Puis je m'endors à ma place dans le lit, comme si tu allais rentrer bientôt, et je me réveille quand je suis en travers parce que ça te gênait.

Je vis avec la peur, l'abandon et la naissance de la peur de l'abandon en moi.

J'avance en dehors, pour ne pas inquiéter les autres, pour les rendre fiers de ma force, mais je me replie en dedans, parce que je ne te comprends pas.
Mais je vis quand même, sans savoir, sans comprendre, sans pardonner, sans oublier.
Je vis. Je mange, j'essaie. J'observe plus, je suis plus silencieuse qu'avant, je prends moins de places et je fais moins de bruit.
Jusqu'au jour où je poserais tout ce poids que tu représentes dans un coin, dans un petit coin qui prend moins de place, jusqu'à disparaître.
Parce que jamais je n'oublierais, jamais je ne pardonnerais ce sentiment d'effroi qui m'a saisi ce dimanche soir là, en découvrant nos 4 murs, choisis à deux, vide de toi.



L'espoir en réalité est le plus mauvais de tous les maux, parce qu'il prolonge les supplices de l'homme. 
Friedrich Nietzsche

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lundi 6 février 2012

Ce que vous êtes, et ce que les gens voient de vous.

Il existe un fossé phénoménale entre ce que les gens que l'on connaît voient de vous, et ce que vous êtes au fond des tripes.
Ce qui est bien arrangeant la plupart du temps, nous sommes bien d'accord... Il est plus facile d'être dans le paraître que de se dévoiler sans fard. Question de pudeur, ou de mal-être. Et de facilité, aussi.
Il est bien plus facile d'avoir l'air d'un bon petit soldat. Sauf que....

Les gens que l'ont connaît ne font pas attention aux regards. Je crois pouvoir dire qu'on reconnaît quelqu'un qui a été blessé à travers ses yeux, si on s'en donne la peine. Il faut savoir regarder en face des yeux tristes, écouter un regard perdu. 

Les gens qu'on connaît disent que ça passera, que vous êtes forte, que vous avez vu pire. Ce sont des choses que personne n'a envie d'entendre. On le sait, mais on le dit tous, c'est une réaction normale de compassion, si tant est que cela en soit. Il faudrait parfois savoir se taire, et juste serrer dans ses bras quelqu'un qui pleure du regard, sans larmes aucunes. Juste lui dire que ça ne passera pas maintenant, peut-être pas plus tard, et le serrer dans ses bras, fort. Se taire et donner, au lieu de se cacher derrière des mots creux. 

Les gens qu'on connaît minimisent votre peine. Je ne sais pas pourquoi... Pour ne pas se sentir obligé d'en porter une partie, sûrement. Pour se sentir moins impliqué, peut être. Ce n'est pas contagieux. On peut (sur)vivre avec la peine au coeur. La vie a juste moins de saveurs, mais ça n'enlèvera rien à la vôtre.

Les gens qu'on connaît voient de nous ce que nous leur donnons, alors on ne peut pas leur en vouloir de ne pas savoir ce que nous sommes et ce dont nous avons VRAIMENT besoin. On peut peut-être en vouloir à ceux qui ne vont pas essayer, pas prendre le temps de comprendre. Même pas sûre. 

J'espère que je prendrais le temps de faire plus attention aux regards des gens, surtout ceux qui viennent de traverser l'inaffrontable et disent qu'ils vont bien. C'est important, et maintenant que je sais ce que ça peut apporter, quelqu'un qui traverse les barrières du paraître pour réconforter la personne que vous êtes, au fond...


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vendredi 3 février 2012

Etes-vous heureux?

Est-ce que quand vous vous réveillez le matin, vous avez le sentiment d'être comblé?
Que vous soyez seul ou accompagné, à la ville ou à la campagne, avec ou sans emploi, est-ce que vous, derrière votre écran, êtes satisfait de vos vies?
Est-ce que vous jugez ne manquer de rien et vous suffire de ce que vous avez?
Est-ce que l'idée de changer de vie demain vous paraît incongrue ou inutile?
Est-ce que vous construisez vos rêves avec l'espoir de les voir se réaliser?

Si vous répondez oui à chacune de ces questions, c'est que le bonheur fait parti intégrante de vos vies. C'est que vous vous aimé assez pour ça, et que vous êtes quelqu'un de chanceux.

Dorénavant, je me poserais plus souvent ces questions.
Parce qu'au-delà du fait de m'être fait quitter de façon déloyale et dénuée de toute classe, je me réveillais avec un manque. Un manque d'attention, un manque de félicité, un manque de sérénité.
Je me suis contentée de ça, parce que je n'ai pas fait attention à moi. J'ai tant donné que je me suis oubliée, j'ai tout centré sur quelqu'un jusqu'à en oublier d'exister, de profiter et surtout de ressentir.

Je n'étais pas entièrement satisfaite de ma vie, mais je me voilais la face. Parce que sur le papier, j'avais tout pour être heureuse. Oui, mais tout ne veut pas dire comme il faut. J'avais un appartement, un couple et une situation. Ce qui ne suffit pas à faire de vous quelqu'un d'heureux, juste quelqu'un de "normal". Je ne veux plus me ranger dans une case pour atteindre l'image de la vie idéale. Je veux me réveiller avec le sourire, que ce soit seule ou accompagnée. Je veux que mon coeur soit apaisé et sans peur.

Je ne manquais a priori de rien, mais j'en voulais toujours plus. Si j'en voulais toujours plus, c'est que je n'étais rassurée ni sur mon couple, ni sur sa qualité. Je le sais. Des mensonges ont usé ma confiance, m'ont rendu méfiante, je n'étais ni sereine ni tranquille. L'inquiétude me rongeait. Qui est heureux en se posant milles questions, qui est heureux et cherche à l'être encore plus? Si on l'est déjà, alors pourquoi vouloir essayer de l'être? Parce que l'image du bonheur est plus facile à atteindre que le bonheur lui-même. J'ai menti. J'ai menti de la pire des façons: je me suis mentie à moi-même.

Tous les jours, l'idée de changer de vie me démangeait. Dans mes "et si...", la vie était toujours plus belle. Qui a une vie parfaite mais rêve de la changer? C'est irrationnel. J'ai rêvé si souvent de fois de changer de vie que je ne me rendais même plus compte que la mienne ne me satisfaisait pas. Je peux aujourd'hui changer ma vie. Je ne l'ai pas choisi, certes. Mais je dois voir ça comme une chance. Je me le dois, sinon je vais mourir de chagrin.

J'ai construit des rêves, pleins. Des rêves pour mon couple. Des rêves que je savais devenus utopiques. Une demande en mariage, qui reculait sans cesse. Un bébé, oui mais en fait non. Alors il est venu, puis parti. Ces rêves que j'ai si chèrement sacrifié à quelqu'un. J'ai construit des rêves qui me tenait à coeur, qui me faisait vibrer, mais qui ont été construits à deux et tenus éveillés par moi seule.

Je suis aujourd'hui loin d'être sereine. Je suis loin d'être guérie de cet abandon. La route sera difficile, mais j'ai confiance en moi.
Aujourd'hui, je dois me construire un bonheur qui ne dépendra de personne d'autre que de moi. Et l'enrichir si la vie le permet avec quelqu'un. Mais plus jamais, je ne laisserais mon épanouissement reposer sur quelqu'un.

Tous ces mois d'incertitudes et de craintes m'ont brisé, affaiblie, et ils ont volé en éclat pour laisser la place à la colère et à l'humiliation. Et surtout à la solitude. Et c'est une erreur de ma part.
Je dois me construire sur ce grand vide qu'est ma vie depuis dimanche. Un vide et aucune réponse à mes questions: j'y ai vu jusqu'à maintenant un mépris cruel, j'essaie d'y voir ce soir le plus large champ possible de ma construction. J'ai tout pour me reconstruire: le grand vide laissé est mon champ des possibles. Et à partir de rien, tout est possible.


Je n'ai pas envie de me relire. Ces mots seront sûrement décousus pour vous, mais pour moi, ce sont mes plus jolis mots. Ils ont ce que j'avais perdu: l'espoir.
Ici la neige recouvre tout, et demain matin, tout sera blanc, lisse et pure. Comme ce nouveau départ qui m'est donné.



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mardi 31 janvier 2012

Quand le chagrin d'amour-propre fait plus mal que chagrin d'amour tout court.

Ce soir, je sais que l'amour-propre peut faire souffrir, plus que le reste, plus que le coeur.

J'ai été abandonnée.
Lâchement, comme on abandonnerait un chien au bord de la route. J'ai besoin de l'écrire pour le matérialiser, tellement c'est du domaine de l'irréel.
Ma vie allait bien, ma vie était normale jusqu'à dimanche soir. Aujourd'hui encore, je vais de placards en placards pour vérifier que c'est bien réel. La nuit, je me réveille toutes les 20 minutes, parce que je ressens la solitude de ce grand lit, parce que je cherche quelqu'un qui n'est plus là, parce qu'il a oublié une chemise dans la machine à laver, et que je lutte de toutes mes forces pour ne pas dormir avec. Il y a encore sa tasse de café dans l'évier, parce qu'il la mettait toujours dans l'évier avant de la mettre dans le lave-vaisselle. A part ces deux choses qui me prouve que je ne suis pas folle, je vis dans l'irrationnel.

J'ai été abandonné.
Je vais vivre avec cette douleur qui me cloue à terre 25, 30 fois par jour. Je me retrouve par terre, à gémir de douleur. Et cette douleur ne me quittera plus jamais. Cette douleur de l'abandon, cette douleur de l'incompréhension, cette douleur des questions sans réponses.

J'ai été abandonné.
Je n'ai pas mal d'amour, même si c'est parfois difficile, même si le manque peut souvent se pointer quand on l'attend le moins, je peux accepter la fin d'une histoire, ça m'est déjà arrivé et ça m'arrivera encore.
J'ai mal d'amour-propre, de respect de moi-même. J'ai mal qu'on me traite si mal et qu'on me laisse m'enliser dans l'incompréhension. J'ai mal qu'il aie été capable de mettre ses vêtements dans un sac, de partir en claquant la porte, sans même me le dire, sans même un mot laissé, sans rien. Le néant. Ma vie est un néant, et je nage dedans.

Je sais maintenant ce qu'on vit quand l'autre meurt brusquement: mon autre à moi à cesser d'exister, d'un seul coup, sans que je ne sois prévenue, sans qu'il ne réponde à aucun de mes appels ni messages. Disparu.
Je sais ce qu'on vit quand on perd quelqu'un, sauf qu'en général, ce quelqu'un ne décide pas de vous infliger cette douleur. Moi, on m'oblige à vivre ça. Ma vie s'est arrêtée, parce que quelqu'un n'a pas jugé utile d'avoir le moindre des respects pour moi.

20 fois par jour, je supplierais pour qu'il revienne, pour que la vie recommence, pour que cette douleur insoutenable cesse.
30 fois par jour, je serais capable de lui infliger les pires supplices, pour me venger de cette cruauté que je ne mérite pas.
Personne ne mérite ça.

La vie vous offre tellement de choses jolies, délicates, tellement de doux moments, tellement de bonheurs. Pourquoi parfois, faut-il que tout soit repris?


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lundi 30 janvier 2012

Vide.

Aujourd'hui, je suis rentrée chez moi, l'appartement était vide.
Non pas que je me sois fait cambriolée.
Non.

Juste, j'ai vécu quelques précieux mois de ma vie avec une personne qui n'a pas pris le temps de me regarder en face pour me dire qu'il partait. J'ai fait confiance, j'ai aimé un lâche.
Je me retrouve toute seule, là, dans un lit à deux places. La nuit dernière je luttais pour un bout de couette. Cette nuit je vais lutter pour trouver le sommeil.

Alors oui, j'ai plus de place dans l'armoire, oui, j'ai 60m pour moi toute seule.
Mais je n'ai pas été digne d'un adieu. J'ai été trahi. Je suis blessée au plus profond de moi. Je suis rentrée, et il était parti. Sans un regard. Sans un mot en face de moi. Il n'y a plus rien ici de lui. Comme si j'étais folle et qu'il n'avait jamais existé.
Tout à l'heure, il m'a dit "A tout à l'heure", et il savait qu'il me mentait: je suis rentrée, pour trouver un appartement violé, à demi-vide, lui aussi trahi. Qui mérite ça? Qui mérite de tomber à terre en voyant son monde s'écrouler?

Alors oui, une nouvelle vie s'offre à moi.
Mais pourquoi j'ai si mal de ne pas avoir été digne du moindre des respects? Pourquoi j'ai l'impression de faire parti d'une série B obscure? Pourquoi ces draps là me font si mal, et pourtant je suis infoutue de les changer?
Pourquoi après avoir supporter tant de choses d'une personne, accepter tant de choses au nom de l'amour, l'amour vous trahit, vous vole, vous ment.
Je ne suis même pas foutue de pleurer, tellement tant de lâcheté me révolte, tellement tant de mépris me consterne. Qui mérite ça?

J'ai couru de placards en placards, pour être sûre. Il n'y a plus rien. Et je suis toute seule dans ce lit à deux places. Et je ne comprends pas.


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jeudi 26 janvier 2012

J'ai des rêves qui font du bien.

Les rêves, c'est important.
Ca tient chaud, ça fait du bien, ça réconforte.

Quand j'étais petite, je voulais être avocate ou détective privée. La faute à Columbo et à L'agence Tout Risque.
Les injustices, ça me révolte, ça me donne envie de casser un truc, ça m'énerve.
J'ai 32 ans et l'année prochaine, je commence des cours de droit. Par correspondance. En plus du travail, du ménage, des Playmobils et des dîners à 8 à organiser 2h avant.
Ce que l'histoire ne dit pas, c'est que je vais en chier. Mais je vais prendre grave mon pied, aussi.

J'ai un autre rêve, c'est d'être utile. De faire quelque chose de bien pour quelqu'un qui en a besoin. Pour l'instant, je me contente d'aider les mémés à traverser ou à porter leurs sacs. Parfois, je me dis que j'aurais aimé avoir une vie différente, partir aider ailleurs, je crois que j'ai une âme à ça.

Partir, tiens. J'adorerais quitter Paris, pour vivre loin. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours eu l'impression que Paris me prenait des choses. Du temps, de l'énergie, ... je ne sais pas.... Pas partir en Province, mais à l'étranger. Bientôt, dans 2 ou 3 ans, nous mettrons ça en route.

Ce sont de petits rêves, je ne brûle pas d'être millionnaire (quoique quand mon banquier m'appelle, ça me traverse parfois l'esprit...), j'ai abandonné l'idée d'avoir six enfants (je les mets où, déjà, pour commencer?), je n'aurais jamais 680 paires d'escarpins (sinon je serais une "blagueuse" mode, tiens).
J'ai de petits rêves, mais je m'en occupe bien.

Puis une chanson sur les rêves, tiens. Une qui fait les poils se lever, qui fait arriver des larmes au coin des yeux et qui donne l'envie de se donner les moyens d'aller au bout, peut être parce que certains ont plus de chance que d'autres...



Qui rêve?



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mercredi 18 janvier 2012

Quand Père Noël a oublié de m'apporter deux/trois choses.

Si tu es vraiment le Père Noel, tu lis les blogs, non? Alors voilà ce que tu as oublié de m'apporter. Et bouge tes petits miches sinon je vais dans la première école que je croise et je te balance.


L'Olympus Pen Mini
La couleur que tu veux, je ne suis pas difficile (enfin le marron caca n'ira pas très bien avec mes manucures...).
Parce que quand même, tu dois bien savoir que mon appareil a rendu l'âme  et que celui-là il a l'air top moumoute.
Give me five, Red Daddy.





Une bague trop jolie de Les Mini Bijoux
Mais franchement, je ne comprends même pas pourquoi cette bague n'a pas été offerte systématiquement à toutes les femmes qui croient encore à toi, Père Noël.
C'est l'amour, la délicatesse, la grâce incarnée, ce délicieux bijou.
En vous remerciant, Santa Claus.






Un abonnement à une salle de sport
Si celle-ci, avec vu sur un lagon n'est pas dispo, disons que je me contenterais d'une salle avec vue sur les parisiens qui font la gueule.
C'est pas tout ça, mais mon corps de déesse ne va pas se conserver ad vitam eternam sans que je ne daigne faire une once d'efforts. J'en suis consciente. Merci.


Sinon, pour la vue, on peut arranger ça: j'irais bien checker si l'herbe est plus verte, genre à Bora-Bora.





Un mariage
Je voudrais bien me marier, tiens. C'est une jolie chose, une jolie fête, un joli moment.
Ah toute seule ça ne va pas être possible?
Je peux me contenter pour 2012 d'une simple invitation à un mariage, j'aime bien ça. Mais pour 2013, c'est moi qui régale, on est d'accord? En toute simplicité: domaine dans les vignobles, robe blanche à 8 000 $, une paire de chaussures / heure, un lâcher de colombes, 6 demoiselles d'honneur, et tout et tout.
Par avance, merci.







Un abonnement à une boulangerie qui me livre tous les matins 2 croissants et du pain frais
Rapport à la salle de sport: faudrait pas que je parte me sculpter le body de Halle Berry le ventre vide.
Comment ça, "ça n'existe pas" ??
Fais pas trop le malin avec moi, vieux bonhomme. Tu veux VRAIMENT qu'on en parle, des choses qui n'existent pas?????









Bon, je crois que pour le moment, ça sera pas mal. Pour le moment.
Ce que Femme veut....





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lundi 9 janvier 2012

Quand tu ne sais plus trop ce qui est normal.

Je suis bien obligée de me remettre en question. Je suis bien obligée de me poser des questions.
J'ai l'impression que tout le monde déraille, que rien ne va plus. Alors je me demande simplement si ce n'est pas seulement moi. Peut-être c'est juste moi.


Est-ce que c'est normal de ne rien recevoir de la part de sa soeur à Noël?
Même si on n'offre pas pour recevoir, j'ai passé du temps à choisir de jolis cadeaux, pour elle, son ami, ses enfants. Je n'ai rien eu en échange, et ça me fait mal au coeur. Moi aussi j'avais envie d'être surprise, d'ouvrir un paquet inconnu, de me dire qu'elle avait dû chercher un moment pour trouver LE cadeau. La valeur n'a à mes yeux aucune importance, mais je n'ai rien eu de sa part, comme si je ne comptais pas.


Est-ce que c'est normal d'en vouloir à sa mère de faire autant de différences entre ses enfants?
Je suis adulte, j'ai ma vie, ça devrait me passer au dessus, mais je n'y arrive pas. Voir que tant de choses sont permises au petit dernier, là où nous, nous devions lutter, ça me révolte. 



Est-ce que c'est normal de ne pas réussir à accepter que Mr parte en week-end sans moi? Je passe toutes mes soirées seules à cause de son travail, j'attends ses 2 jours de repos avec impatience, j'essaie de prendre avec le sourire son envie de passer du temps seul avec sa famille, et le lundi à 19h50, je suis encore en train de l'attendre alors qu'il devait rentrer en début d'après-midi. J'ai préparé le dîner, et je bois seul mon verre de vin parce qu'il "n'a pas vu le temps passé". Tant d'irrespect, ça me fascine parfois. 

Est- ce que c'est normal de ne pas pouvoir accepter le moindre mensonge?

C'est viscérale. C'est impossible. Je ne peux pas faire confiance à quelqu'un qui me trahit. Et quand on vit avec, tout devient d'un seul coup plus compliqué.


Suis-je intolérante?
Suis-je trop exigeante?
Je n'arrive pas à me dire que tout vient forcément des autres. J'attends sûrement trop, mais je n'arrive pas à cacher ma peine ni mon énervement face à certaines situations.


Parfois j'ai envie d'exploser, alors juste je pleure d'impuissance.
Parfois je vois flou tellement la rage me monte au ventre, alors je ne dis rien, et j'attends que ça passe.
Parfois je rêve de partir loin, de déménager seule dans une ville inconnue.


Je crois que je me sens seule.


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lundi 31 octobre 2011

Je voudrais qu'on parle de Natasha St Pier. Parce que quand même.

De qui?
Ha ha. 


Non parce que quand même. QUAND MÊME QUOI!!!!

Moi aussi, je ne me souvenais plus de qui c'était.... Comme quoi, même à 31 ans, la mémoire peut jouer des tours. A moins que cela ne soit le signe d'un immense désintérêt. Va savoir.


Bonjour, je fais mes mèches toute seule. (Sans rire!)
Je fouille mon inconscient subjectif, ma mémoire visuelle, mon sac à main et la poubelle, et là, s'impose à moi un choc capillaire.
Oui Natasha, je me souviens de toi. Et c'est pas beau à voir.


Je m'en souviens parce que je me suis jurée, en 2003, à la sortie de cet album, de ne jamais me faire moi-même des mèches blondes (parce que je n'imagine pas un instant que cela puise être l'oeuvre d'un coiffeur)(encore en liberté, j'entends).


Promis juré craché. Le choc a été tel que j'ai tenu bon. Jamais je n'ai fait de mèches. Seule ou accompagnée. En même temps, je suis têtue aussi.
Mettons cette agression capillaire sur le compte du mauvais goût: parce que sur le compte de la jeunesse, on a .... le Anne Roomanoff style. Oui oui.






COMPARAISON CAPILLAIREMENT NECESSAIRE
2001 (pas facile....)
"Au poil, la coupe, petite!"
Anne a validé, on est mal. Comme quoi la petite, elle n'a pas forcément été aidé, aussi.
Je me souviens vaguement d'un duo avec Obispo, non? Ou c'était Garou? (et là ça a du se friter grave avec la mère Lorie)
Après, le reste, j'ai oublié. Les chansons qui font chialer, en français, et où ça crie dedans pour montrer qu'on en a dans le slibard, moi, j'aime pas (ma mère adore)(mais c'est pas forcément signe que c'est bien, vu qu'elle adore aussi Nolwenn Leroy).


Puis la semaine passée, je tombe là-dessus: cliques si tu l'oses. Je rigole deux secondes, je me demande ce qui peut pousser une marque, ici Clio Blue, à choisir comme égérie une Céline Dion de bas étages, qui n'a rien sorti de neuf depuis 4 ans et qui n'a a priori pas trop d'actualités de grosse folie à revendiquer (sortir un album, ça reste la normalité, quand tu es payée pour ça).




Egérie de Clio "Bling Bling" Blue
Ha si, on me dit dans l'oreillette qu'elle ouvrait la foire du Dauphiné et qu'elle a fait un caca boudin.
Non mais on dirait moi le dimanche après une cuite: la nénètte se pointe en pyjama et pas maquillée alors qu'elle a dû toucher un cachet de 50 patates pour venir brailler dans un micro, quel toupet, quel manque de classe, quelle attitude méprisante, j'en reste bouche bée.
Bref.
Du coup je comprends encore moins ce qui peut pousser une marque à choisir comme égérie une Céline Dion de bas étages, qui n'a rien sorti de neuf depuis 4 ans.


Je m'attarde donc sur le visuel. Celui-là, à droite.
C'est tellement lisse qu'on dirait ce c'est plat. Mais bon, à la limite, c'est assez chic, genre un peu 60's ce noir & blanc et la petite mèche crantée, là.  J'me dis qu'on dirait qu'elle a 64 ans (en fait elle en a 30...) mais que le graphiste est un king de Photoshop et qu'il a lissé tellement fort sa tête qu'il a dû user sa palette graphique. Elle est quand même jolie, mais le doigt dans l'oeil là qu'on dirait qu'il écrase sa joue, c'était prévu??




Puis du coup je tombe sur sa main.
Non mais HOOOO là-bas, les gens du marketing de Clio Blue, il s'agit d'une plaisanterie, ou alors vous vous êtes dit "tiens si on mettait la moitié de la collection sur la même page comme ça d'un seul coup".
Mais de qui se moque t'on?! Tu connais qui, toi, qui mets une bague de 4cm de haut à chaque doigt, plus 3 bracelets.  Non mais vises la touche de l'ensemble. Ca donne pas envie de rire?
Au-delà du choix de l'égerie, c'est un réel problème de marketing là les gars.






Alors attends, cherry on the cake, la photo à poil.
A ma droite, le chic incarné, à ma gauche, mon ongle de pied incarné, ou presque.


Oui, la photo à poil pour vanter des colliers (pas moins de 7 colliers, et une bagouse gros comme la Sardaigne)(??!!), avec l'air vicelard, on est moyen fan, ici à la rédaction (enfin moi quoi!).


Reste, on va rigoler: on compare?
Là où Mme Marceau nous jette à la gueule son panache, sa joie de vivre, son sein gracieusement caché, ses rides et ses jolies mains nature, et qu'on a envie d'en faire sa meilleure amie, la mère St Pier à l'air d'une tapin tout droit venu d'un pays de l'Est grâce à un site internet pour se marier avec un vieux garçon, avec son sein à l'air, son maquillage du samedi soir au Macumba, et ses faux ongles en plastique (oeil de lynx).
Tiens ça me fait penser à un truc, Natasha. "C'est pas un peu vulgaire ça? Vuuulgaiiiire???"




En bref, je dois conclure: c'est pas demain la veille que Clio Blue va redécoller (non mais Natasha St Pier QUOI!).


La prochaine fois, je parlerais de mon mal de dos.
On va moins rigoler, ça c'est sûr.
 





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lundi 17 octobre 2011

Et les dégâts collatéraux, alors?

Oui tiens, et les dégâts collatéraux, alors...
Je me surprends à les envisager, là, pour la première fois de ma vie.
Et si, et si, et si.....

Il s'agirait là de faire table rase pour aller de l'avant et s'entourer de bienveillance. Ou non, on n'en demande pas tant: de respect, ça ira déjà bien.

Et si j'avais besoin de sourires et d'énergie autour de moi?

Et si j'avais besoin de baisser la garde? Qui imagine à quel point il est fatiguant de lutter sans cesse? Pour s'imposer, pour exister, pour avoir l'impression d'être.
Et si juste se laisser couler, accepter, flotter, ça valait aussi son pesant d'or?

J'ai au ventre cette quête de fureur. Tout ça pour.... ?

Et si je cherchais maintenant, en vain, la légèreté qui manque tant?
Passer de pierre à plume, et devoir affronter entre-temps la tempête.



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mercredi 5 octobre 2011

Une fermette dans la Creuse, au bord d'un cour d'eau.

Voilà.
J'y pense depuis des semaines.

Les gens sont cons, mes amis sont des faux-culs, mon job me fatigue.
Constat.

Alors je me dis qu'une jolie fermette, avec des arbres, ho et puis un cerisier, et une chambre sous les combles, avec les plics plocs sur le velux quand il pleut, et le salon tout froid les matins d'hiver, une cheminée pour se réchauffer et puis faire des chamallows grillés parfois, un jardin pour boire mon thé les matins d'été.

Ca me fait toujours ça, la fin de l'été.
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jeudi 22 septembre 2011

L'infâme éducation dispensée par les belle-mères.

Mais comment ca je ne viens ici que pour me plaindre? Et??

Je ne veux pas me plaindre, j'ai juste une question.

Est-ce que vous croyez que les belle-mères sont sournoises, qu'elles éduquent leurs fils pour qu'ils aient l'air d'un homme parfait, jusqu'à emménagement dans le doux nid commun?
Non mais qu'on brise le tabou une bonne fois pour toutes. Donnez moi la charte des belle-mères, je voudrais bien comprendre.

Je pensais que c'était un mythe, l'histoire des chausettes sales par terre, du petit dej encore sur la table à 20h, le lave-vaisselle jamais vidé, toussa, toussa.
Je dois bien admettre que je me suis laissée, moi aussi, bernée*. En même temps, tant de perfection, c'était pas Dieu possible... Les croissants avec les fleurs et la presse, et pas seulement le dimanche, les dîners prêts et dressés au retour d'une journée toute pourrite, l'appartement rangé....

A croire que c'est drôle juste quand c'est pas chez toi mais chez elle. Parce que maintenant qu'il y a nos deux noms sur la boite aux lettres, quid des petits dej = il se prépare le sien UNIQUEMENT et le laisse en plan toute la journée une fois terminé. Au cas où le chat aie envie d'un petit café ou d'un rabe de miettes, sûrement....

Bon j'y vais, j'ai une éducation à faire.




*bernée pour être polie, parce que dans la vraie vie, je me suis bien fait niquée, tiens!
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samedi 23 juillet 2011

Amy Winehouse est morte.

Ca devait sûrement arriver.

Back to Black est un joyau.

Je vais chialer , je reviens.
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lundi 20 juin 2011

Et l'inspiration, où qu'elle est? Hein? dis?

Je dirais bien un truc, mais non, on parle déjà assez cul ici.

Ah bah oui, c'est vrai que non, effectivement.

Bientôt alors...
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lundi 16 mai 2011

De l'intolérable cruauté de l'amitié.

Quand j'avais 6 ans, ma meilleure amie à-la-vie-à-la-mort a déménagé. Loin.
Pour la première fois, j'ai découvert que l'amitié pouvait faire souffrir.
Evidemment à 6 ans on se promet de s'écrire, alors qu'on sait à peine recopier ce que la maîtresse écrit au tableau. On le fait pas. Puis on se fait d'autres amis, parce qu'à 6 ans, on oublie vite.

Quand j'avais 13 ans, ma nouvelle meilleure amie à-la-vie-à-la-mort m'a exclue de la bande parce que je ne voulais pas me mettre à fumer, parce que je trouvais ça idiot de faire comme les autres pour être "cool".
Je m'en fichais un petit peu parce que j'avais mon premier amoureux.
Evidemment à 13 ans on ne sait pas qu'il faut privilégier les amitiés à l'amour. C'est que ça s'apprend avec le temps, ces choses là.

Quand j'avais 20 ans, je ne sais plus trop.


Quand j'avais 31 ans, mon meilleur ami m'a rayé de sa vie, pour une parole tellement vraie sur lui et donc tellement blessante pour lui.
Faut-il s'excuser d'avoir un regard objectif sur le film de la vie et le comportement de ses acteurs? Moi je n'y arrive définitivement pas.

Ce qui est rassurant, c'est que j'ai raison*. Ce qui fait mal, c'est de voir que l'amitié ne tient finalement pas à grand chose. A 6 ans, ou à 31.




* on me dit dans l'oreillette que j'ai toujours raison. Je le savais. Vu que j'ai toujours raison.
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jeudi 5 mai 2011

Mes petits problèmes sont nuls.

Je me ronge à nouveau les ongles. Alors que j'ai 45 vernis dans mon frigo.
Il faudra m'expliquer ce qui me pousse à acheter systématiquement du vernis. Rouge.


J'ai plein de temps libre. Alors que je n'ai le temps de rien.
Depuis qu'il m'est offert de pouvoir gérer mon temps moi-même, je n'en ai plus. Je dois travailler, dormir et manger dans la même journée. Souvent j'oublie l'un des 3.

Je n'ai envie de rien. Alors que j'ai pleins de projets.
Sauf que je n'ai pas envie de bouger, j'ai découvert que la nuit il y avait des programmes chouette à la télé, et que prendre le petit déjeuner à 11h, c'était pas mal, rapport au fait qu'à la boulangerie d'en face, le pain chaud sort à 10h55.

FLEMME...
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dimanche 17 avril 2011

Ode à mes seins. Bande de bâtards.

"On ne pourra pas vous prendre aujourd'hui madame, on a une urgence là!".

Mes seins sont plus beaux. C'est déjà ça.
Alors autant quand la Dame en question, c'est toi, tu pestes parce que bordel-j'ai-pris-ma-matinée-quand-même-et-c'était-prévu-depuis-2-mois-ce-rendez-vous, autant quand tu comprends que là, le gentil Docteur il annule ses rendez-vous suivants parce que ça craint trop pour ta gueule, tu fais pas la maligne.
D'autant plus qu'il essaye de faire ça discretos mais que comme t'es pas trop débile, tu as entendu.

Tu respires.

OK, OK, je suis l'urgence de quelqu'un aujourd'hui.
Est-ce que c'est cool? Vu que ce n'est pas Mr Clooney qui veut urgemment m'épouser, je dirais que non.

OK, OK, là c'est le moment où tu vois le petit examen de routine qui tourne mal, le toubib qui appelle ses copains toubib à la rescousse pour une concertation. "Vous voyez là, j'hésite à faire ci ou ça".
Hey ho les mecs, je suis là quand même. A moitié à poil, qui plus est!

Evidemment si tu avais d'autres choses de prévu aujourd'hui, tu oublies, vu que ça va durer 3h45 tout ce bordel.

OK, OK, on fait un autre examen. Je ne suis plus à 1 heure près de toute façon.
L'assistante est parfaite. "Ca fait mal cet examen là, non?"
Mais non pas du tout, je frôle l'extase, ça se voit pas sur ma tronche?

Ah. J'aurais peut-être du être gentille avec elle, vu la trombine qu'elle vient de tirer en regardant son écran, j'ai comme envie de pleurer et d'appeler ma maman en sanglotant et en plus j'ai perdu mon doudou. Mais non, je ne suis pas une couille-molle.  Mais quand même.

OK, OK, on va faire une biopsie-là-sur-le-champ.
Heu, c'est moi qui vient de dire "OK, OK" ?? Non parce que là, je n'ai pas trop envie, tu vois.
Ah j'ai pas trop le choix?
Ah c'est pas une biposie mais 4? OK mais je veux une sucette après. Ah bah non, 4 alors!

Bon, même pas mal (enfin pas trop) (enfin un peu quand même), mais ce pansement gros comme l'Espagne, là sur mon nibard, c'est obligatoire ou pas?
Non mais parce que comment je fais pour mon Wonderbra, là?
Ah je suis free soutien-gorge jusqu'à cicatrisation du truc? 10 jours au moins? P'tain j'en connais un qui va être content.....


Ah et pour les résultats faut attendre... 10 jours!!??!! C'est quand ça vous arrange que c'est urgent, non?


Note pour plus tard: même pour un examen de routine, ON S'EPILE.
Remarque, comme ça on se concentre sur sa honte plutôt que sur son angoisse.

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vendredi 18 mars 2011

Je peux pas, je suis à Deauville.

On aura quand même remarqué mon éblouissante absence.
Non? Comment ça non?
C'est à dire que je ne peux pas être partout. Ou nul part. Au choix. Bref. Débordée. Ma vie n'est qu'extase, joie et orgasmes. Usant.

La semaine, je me balade à Deauville.
Autant te dire qu'après y avoir été en semaine, j'ai changé d'avis sur la question.
A savoir que non, Deauville n'est pas QUE l'extension parisienne d'une terrasse Costes bondée en plein mois d'août. Si comme moi, quand on vous propose une journée à Deauville, vous levez les yeux au ciel, alors allez-y en semaine, et on en reparle! Moi je suis sous le charme.


Sinon, je fais AUSSI des trucs nuls, faut pas croire.
Par exemple, je me lève le matin (à 9h), je prends ma douche (à 10h), puis je bois mon jus de citron pressé, à jeun, et ça pique tu-peux-bien-me-croire, puis je vais faire mon lit et une fois sur deux, je me recouche. Travailler pour soi-même, ça a du bon, ma zette. Parce que jamais mes clients distingués ne pourraient croire que la géniale recommandation qu'ils ont sous les yeux a été rédigé en Petit Bateau sous ma couette en mettant des miettes de Cracotte tout partout dans mon lit. Et ça aussi, ça pique tu-peux-bien-me-croire.

Sinon, là, c'est la dernière du Juste Prix. Comme tous les 4 ans quoi.

Thomas Magmum, je t'aime.

Ce billet n'a ni queue ni tête. Et c'est tant mieux.

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lundi 14 février 2011

Ta gueule, la Saint Valentin.

Voilà.
C'est tout.
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lundi 7 février 2011

Comment ça, je comble un manque?

Je m'étourdis.
De gens, de rires, de vin.

J'ai un chat.
Un gros nounours plein de poil qui me raconte ses journées à grand renfort de ronronnements, qui me réveille le matin pour son câlin, qui dort sur mes pieds quand ils sont froids. C'est une fille, même, en fait, mais elle a un prénom de garçon.
- fin de l'instant niais - 
Alors je ne suis jamais seule chez moi.


J'ai des amis.
Pas une demi-journée ne passe sans nouvelles, messages, appels, blagues... On dîne ensemble, on part en vacances ensemble, on passe nos week-ends ensemble, on fait notre shopping ensemble. C'est que des garçons, parce que les filles, c'est chiant.
Alors je ne suis jamais seule, ni chez moi, ni dans ma tête.


Je me suis mise à la musique.
Solfège, tablature, Marshall, cordes, accords, grave, ampli, Fender.....
Alors je ne m'ennuie jamais (et j'ai mal aux doigts, aussi).


J'ai des occupations "cycliques": le lundi c'est cinéma, le mardi et mercredi c'est comme on veut, le jeudi on sort, le vendredi c'est l'apéro (obligatoire celui-là), le samedi chez Emmaüs, le dimanche aux fourneaux.
Alors je ne m'ennuie jamais, et puis ça me rassure aussi.


J'ai toujours un truc à dire.
Sur le temps, sur les autres, sur mes envies, sur mes peurs, sur mes rêves.
Evidemment je rêve!


Ah oui.
Je m'endors et me réveille seule.
Bah oui, parce qu'il faudrait qu'il aime mon chat, qu'il soit apprécié de mes amis, qu'il ne bouscule pas trop mes habitudes, qu'il fasse parti du rêve et qu'il s'immisce dans le décor sans trop chahuter les parties ici présentes.
Comment ça "compliquée"?

J'ai hâte d'être vieille, je veux d'autres enfants, j'ai peur de vieillir, je veux une maison de campagne, je n'aime que la ville, .... Parfois, je crois que je suis folle.


Je crois que je suis juste parisienne et célibataire. Le mal du siècle.
Et ce que c'est bien...

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jeudi 13 janvier 2011

Ne pas s'encombrer de mauvaises choses.

S'alléger.
Voilà une initiative facile à tenir, même si elle peut être épineuse à appliquer...


Premier pas, le slow, on tâtonne.
Alors on décide de frapper un grand coup: un grand ménage téléphonique s'applique.
Exit, les 78 contacts qui ne servent à rien, qui ne répondent pas à un SMS sympathique, que l'on stocke "au cas où". Supprimés, l'historique de 2 ans de mails superflus, même pas de tri à faire, juste le grand vide.
Zappées, les 200 photos forcément inutiles vu qu'on ne les regardent jamais.
Respirer.


Deuxième pas, on s'affirme.
Ménage. On jette les piles de magazines, on trie les vêtements que l'on ne peux plus mettre, on change les meubles de place, on achète une nouvelle parure de draps, on repeint une pièce.
Sourire.


Troisième pas, un entrechat: on prend de l'assurance.
On efface de sa vie l'amie capricieuse, nocive et donneuse de leçon.
Avec grand fracas, mais cela fait un bien fou, de ne savoir s'entourer que d'ondes positives et aimantes.
Aimer (vrai).



Apprendre à se soulager de choses infimes qui nous entravent. En réalité, c'est bien plus facile à faire que je ne croyais.

Respirer - Sourire - Aimer
Les jours à venir s'annoncent doux: la légèreté me va bien.

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samedi 4 décembre 2010

J'ai le spleen de tout, ou le curieux mélange de la fatigue et du champagne.

Vendredi soir, tard.


Etre un modèle rassurant d'indépendance.
Et avoir la hantise de la solitude.

Etre édifiante d'arrogance.
Mais avoir peur des gens.

Parler et rire fort.
Et être agresser par tout.

Jouer à l'acheteuse.
Et se contrecarrer de la mode.

Se croire forte et inébranlable.
Mais plier devant un souvenir futile.

N'avoir jamais mal.
Et souffrir de tout.


Et si on pouvait se construire convenablement dans la contradiction, ça se saurait non?

Est-ce que le plus grave, c'est de se mentir à soi-même ou de mentir aux autres?
Moi je me sais. Mes gens me savent aussi. Les autres devinent ce que je veux bien laisser voir, parce qu'être soit en public c'est trop intime. Je suis pudique, sûrement. Dès lors, je mens plus. Je cache.

Cacher, c'est mentir?
Sucer, c'est tromper?
Ou l'utilisation de la question purement rhétorique.

J'ai tout oublié sauf le pire, je n'ai confiance en rien. Comme si tout était un combat, comme si tout projet était fatalement avorté, comme si avancer ne servait à rien.
Alors il ne reste qu'à dormir, pour mieux profiter de demain.


Samedi après-midi, tôt.

Madame, Monsieur,

Par la présente, je réclame expressément qu'on m'explique, tout de suite ou un jour, pourquoi le moral d'acier fond comme la Hagen Dazs au mois d'août, quand la fatigue pointe le bout de son nez. Et vive les vitamines.
Par avance, merci.
Mes salutations bien mollement distinguées.



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mercredi 1 décembre 2010

Les moments de douceur (à part la cuillère entière de Nutella dans la bouche, je veux dire)

Bon.
Il faut se rendre à l'évidence.


L'hiver sera rude, et l'hiver se fera seule.


Alors on remonte ses manches, et on commence une cure de vitamines, déjà: je mets en moyenne 46 minutes à sortir de mon lit le matin.
Alors je ne suis même pas levée que déjà je m'angoisse: si jamais je mettais mon réveil 46 minutes plus tard, je pourrais dormir 46 minutes de plus, ce qui fait que peut être je serais plus reposée et que je pourrais me lever 46 minutes pus tard mais en ayant dormi. Mais je me dis aussi que si jamais je mettais aussi 46 minutes à me lever, bah j'aurais au moins déjà 46 minutes de retard, ......


Ca, c'est l'état de mon cerveau au réveil. Je me fatigue toute seule, j'en conviens.


Sinon, afin d'éviter le syndrome post-hivernal dépresso-cyclique, je m'affaire.


Une bonne grosse journée merdique, le jour qui disparaît à l'heure du goûter, -12° affiché, la raclette d'hier soir scotché sur la hanche droite. Là , je ne vois qu'une seule solution: un massage. Y'a pas à tortiller. Un massage et point barre. 
Ceux de chez Pure Soi'e sont addictifs. 
Celui du cuir chevelu, après une grosse journée de merde, jouissif.
Celui des jambes, après une journée de shopping de Noël, à chialer de bonheur.


Une envie de réconfort, un coup de mou, un besoin de frôler l'extase. C'est là que le Nutella intervient. Une petite cuillère remplie à ras bord, collée sur le palais, et ORGASME (oui, il ne me faut pas grand-chose).
Fonctionne aussi avec tout produit de la marque Haribo, s'ils sont avalés en nombre. Ou les Granolas.


Une envie de chialer, de s'appesantir sur son sort parce-que-je-suis-pas-belle-et-que-y'avait-plus-de-Pépito-chocolat-noir-au-Franprix, mais que ça dure 3 secondes parce que j'ai des trucs à faire, tu comprends?
Là, Angus & Julia Stone
Découvert quand j'étais au fond du trou il y a bien des mois (qui semblent des années, et ça, c'est bon). Balbc en parlait avec ses jolis mots il y a presque un an: la BO d'un souvenir.
Quand je sors d'un de leur concert, comme hier soir, comme en avril, je me sens surpuissante. Va comprendre. Hier soir, j'avais tout oublié, la vie, et demain aussi. J'avais des fourmis dans les jambes, et des étoiles dans les yeux. 


La rage? L'envie de casser un truc? Là, un footing dans le froid, ça calme sa mémé. Et cette sensation de calme et d'apaisement qui suit, quand tu en as chié comme un Russe et que tu as la goutte au nez, c'est fou comme ça détend. 
Peut aussi intervenir après l'étape du Nutella, si cette dernière est associée à un sentiment de culpabilité. (Je ne m'étends pas sur les courbatures le lendemain, non, je ne m'étends pas).




Voilà.
Je crois bien que je suis parée pour l'hiver. 
Au pire, faudra m'amputer des membres. (gore)


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samedi 27 novembre 2010

Je voudrais qu'on parle de Lorie. Parce que quand même!

Le responsable de cette coiffure a été capillairement reconnu coupable,
et incarcéré vite fait.
Non parce que quand même. QUAND MÊME QUOI!!!!


Moi, dans mon imaginaire où je ne connais pas bien Lorie, sa vie, son oeuvre, cette jeune personne représente la quintessence de ce qui se fait de plus gnan-gnan dans le genre outrage musical commercialement bien orchestré. De la daube, donc.
Ce choix n'engage que moi, évidemment. On a les goûts qu'on mérite, j'ai envie de te dire.
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Col roulé, dents blanches et perles de mémé. 
Message: je suis une jeune fille respectable.
T'as qu'à voir. 


Alors quand je ne connais pas bien, j'essaie de m'intéresser, de me renseigner, de savoir. Dès fois, je fais tout ça, mais je n'arrive quand même pas à comprendre.

Comment ça je ne suis qu'une bitch malveillante et je ne fais pas d'efforts? Mais non!


Ah parce que tu fais souvent des treckings genre partons-au-Venezuela-tous-ensemble avec ta meilleure amie, toi?

Ah?
Non? Tu me rassures. 

Parce que Lorie, elle, fait ça tous les samedis. Le shopping, c'est trop 2005.

Chez moi, on est plutôt dans l'abusation gastronomique et alcoolique. 
Chacun son truc.

Oui, on se moque de nous, je crois.




Elle a l'air gentille et elle est jolie, me dit-on dans l'oreillette.
Ah?
Moi les gens qui sourient tout le temps et qui respirent joie-bonheur-paix dans le monde par tous les pores, je trouve ça suspect. Un peu comme Faudel tu vois? Le genre "open-mind, peace sur la planète mais j'ai un truc à cacher". Louche.
Bref.


Je m'interroge sur cette enfant qui à l'âge de 25 ans se tape l'idéal masculin de ma mère (aka Garou, voix rauque et oeil de velours). Non mais c'est quoi l'entourloupette, là?
Genre l'incarnation du chanteur de blues qui officie dans un rade pourri enfumé, le genre d'endroit où tu commandes un whisky on the rocks une clope au bec parce que t'es pas une lopette, maqué avec la fille qui chante Et si dès fois on se chamaille, Pour un garçon ou pour un détail", commercialement bien sous tous rapports, saine et sportive et même tu peux la voir chez Drucker le dimanche avec papa/maman parce qu'elle a une vie de famille mais pas de vie sexuelle.


Lorie & son papa
Heu? Il s'est passé quoi, Dieu, se jour là, dans l'attribution des couples? NON MAIS QUAND MEME!
En même temps, ça manquait de trucs outranciers, cette carrière là, bichette. Qu'à cela ne tienne, BIM, je me tape une canaille de 10 ans mon aîné carrossé comme un Dieu Grec. (P'tain elle a dû dérouiller...).

Notes que nous passons du col roulé jusqu'aux canines au débardeur.
Message: j'ai 25 ans et pas le temps de rigoler.

Tu visualises?

Chutes des ventes: la tranche 45/55 ans qui fantasme sur Quasimodo mais sans sa bosse (enfin tant qu'elle n'est pas sur son dos, je veux dire) ET qui écoute Lorie. Donc pas tant que ça, en fait.





Lorie, ses cuisses & mon mec
A 30 ans, elle passe à l'idéal masculin de moi-même (aka Philippe Bas, grosse brutasse qui pue grave le cul, tu en conviendras).

La première fois, tu interroges Dieu, tu pardonnes le coup de Garou, mais la seconde, tu arrêtes d'y croire.
QUAND MÊME QUOI!!!! 

Sauf que là, on sait comment elle a fait. Elle a demandé à sa gentille marraine la fée de la transformer en Barbie Putasse. Ca a rudement bien fonctionné dis donc.

Limite on la préférait en meilleure amie de ta cousine de 13 ans et demi et de ta mémé Janine.
Parce que là, peuchère, j'en reste juste sans voix. Ca vaut mieux, aussi, sûrement.
P'tain mais merde quoi! Jamais on montre ses jambes + ses nibs EN MEME TEMPS. C'est péché. C'est vulgaire. C'est trop de valeur ajoutée jeté dedans les gueules des bons gens. (Je ne parle pas du mélange de couleurs et des manches chauve-souris, faudrait pas que ça devienne trop mode ici)(mais quand même).

Message: je suis une femme, t'es obligé de voir.

Chute des ventes: la tranche des 30/40 ans qui fanstame sur Bas, qui méprise d'emblée celle qui nous le vole ET qui écoute Lorie. Donc pas tant que ça, en fait.


Mais aussi les mères de famille, maintenant, n'achèteront plus les disques des jeunes premières tous seins à l'air (tralalère). Donc quand même, en fait.


Lorie & ses balades plus près de la nature
Surtout après avoir vu ça.

Parce qu'on sait bien qu'on se balade toutes à poils dans les bois. 
Ah? 
Non?
Juste, petite note pratique: ne fait pas ça du côté de Boulogne-la-chic à la nuit tombée, tu pourrais te retrouver dans la cocasse situation de devoir expliquer à de sympathiques agents des forces de l'ordre que, quoi, tu fais comme Lorie et que tu vois pas le mal.

Bien dans son corps? 
Le cul sur une souche d'arbre? 
On nous ment.


Notons le changement capillaire, dû au fait que tous ses coiffeurs doivent être à Fleury-Mé. 
Puis aussi au fait que ça fait parti du côté "je m'affirme, je suis une femme". 
En plus du mec sexuellement caramba et des seins à l'air, j'entends.



Mais à qui me fait-elle penser?
Voir plus haut : "la quintessence de ce qui se fait de plus gnan-gnan dans le genre outrage musical commercialement bien orchestré. De la daube, donc."
Ah oui.
Ma meilleure amie contre Dieu m'a donné la foi.

Ophélie Winter, à moins que ce ne soit Lorie.
Lorie, à moins que ce ne soit Ophélie Winter.
Aucun sein n'a été maltraité pendant le shooting.
En parlant de shoot.... Non, rien.

En bref, je dois conclure. Verdict: montrer ses miches, c'est bien. 
(ou pas)
(surtout "ou pas", en fait).


Comment ça je ne suis qu'une bitch malveillante et je ne fais pas d'efforts? 
Mais non!



La prochaine fois, je parlerais de mon mal de dos.
On va moins rigoler, ça c'est sûr.


Ici, la suite...