Illustration et crédit: Arthur de Pins.

lundi 8 février 2010

Ma mère est une vipère. Ca pique, puis ça passe.


Je rêve d'une mère. C'est bête à dire, comme ça, parce que j'ai encore la mienne.
Mais je rêve d'une mère gentille, tendre, coquette, qui cuisine et qui s'inquiète de savoir comment je vais. Une maman quoi.


Ma mère, elle a fait 4 enfants, mais elle ne supporte pas le bruit. Si on me demande "souvenir d'enfance", la première chose qui me vient à l'esprit, c'est le bruit de ses chaussons qui frottent vite sur le carrelage, parce qu'on joue dans notre chambre mais qu'on fait trop de bruits. Alors elle venait vite vite vite nous sommer de nous taire. Va jouer en silence à 5 ans, toi.


Ma mère, elle est bordélique, elle garde tout, ça fait peur. J'ai par exemple cherché chez elle, la semaine dernière, une solution pour un début de mal de crâne. J'ouvre le placard, 57 boites empilées comme une partie de Tétris perdu me tombe sur le coin de nez. Je prends sur moi, je ne m'énerve pas, mais je trie, jette, range, organise. Comment peux t'on entasser des médicaments DEPUIS 2004? "De toute façon j'aurais rangé". C'était sûrement son merci à elle. Perso, ça me dépasse, je trouve ça dangereux, malsain... Bref.

Ma mère, je n'ai aucun souvenir d'avoir reçu un câlin d'elle. Aucun. Alors que des paires de baffes, je m'en souviens.

Ma mère, elle est très à cheval sur la politesse, les "merci", "au revoir"... Excessivement, je dirais. Du genre à faire la gueule 28 jours parce que tu ne commences pas la conversation téléphonique par "Bonjour".

Ma mère, et ça me désespère, n'est pas coquette. Elle a été très jolie, puis elle a arrêtée d'être coquette, de prendre soin d'elle. J'ai essayé de lutter contre ça, puis je me suis résignée. Ce n'était pas moi l'adulte. J'allais chez ma meilleure amie, et j'étais jalouse de sa mère si belle et apprêtée, même pour aller à la boulangerie. Alors je suis devenue comme ça, un peu.

Ma mère, elle fait cuire des pâtes puis les laissent dans l'eau, le temps de manger. De la purée ou des pâtes, va savoir après 30 minutes, toi. Elle ne cuisine pas avec soin, alors que j'aurais adoré partager ça avec elle.

Ma mère, elle a fait un enfant 20 ans après moi. L'enfant roi, le fils unique, le Zeus de la maisonnée. Les règles sont simples: ne jamais le contrarier, ne jamais lui refuser quoi que ce soit, le servir et le chérir.
10 ans de non-éducation: il n'a aucune valeur ni de respect pour rien, et nous sommes 4 aînés à nous demander comment Dieu ça peut être possible de créer de telles différences entre ses enfants. Cet enfant est impoli, grossier, égoïste, irrespectueux, gras car il se nourrit exclusivement de ce qu'il veut à l'heure qu'il veut.
Je me refuse désormais à tout commentaire sur le sujet, car évidemment, jamais elle ne se remettra en question. Elle en a fait un enfant qui sera certainement malheureux plus tard. J'ai des valeurs que lui n'aura pas apprise. Je n'ai pas reçu beaucoup, mais au moins l'essentiel. Lui aura trop eu, mais rien de précieux.

Je n'ai absolument aucun souvenir de mon enfance. Aucun. Elle est passée vite, sans faits marquants, sans jolis souvenirs à transmettre.

Je suis objective et je n'ai de la rancoeur pour rien, juste un petit peu de dépit. Peut être que la symbiose d'avoir une jumelle ne laissait pas trop de place au reste.
Je pensais, quand j'étais jeune, que je ne l'aimais pas assez, et je m'en voulais un peu. J'ai longtemps cherché à comprendre, puis j'ai compris, étant adulte, que nous étions simplement deux étrangères de la même famille. Ce n'est pas un manque d'amour, c'est juste qu'on ne se connait pas. Et c'est assez étrange. Je la respecte, mais je sais ses travers et son incapacité à dire les choses, alors on reste chacune de notre côté, parce que nous n'avons rien à partager.

Je suis bruyante, maniaque, câline, je fais les pâtes à merveille et al dente.
Je me suis construite à l'exact opposé d'elle. Alors ça me fonctionnera jamais, elle et moi.

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lundi 1 février 2010

Et sinon, enchaîner une St Valentin toute seule et ses 30 ans au chômage, ça se passe bien?

De ce qu'on ne peut pas dire en société.
Enfin quand on est bien élevé.


- Et toi, tu fais quoi dans la vie?
- Pour le moment rien, mais sinon normalement quand je travaille je suis Directrice de Clientèle. Oui oui. Je sais, là, comme ça, on ne dirait pas.
* réponse de grosse malpolie: "moi je profite de mon chômage gracieusement payé par TOI pour sortir tous les soirs" *


- Ah donc tu es en free lance là?
- Non, là, je suis chômeuse. (Et toi, à part être pète-couilles, tu fais quoi dans la vie?)
* réponse de grosse malpolie: "et je t'emmerde" *




- Et tu as quel âge?
- 30 ans dans 37 jours. OUI, je compte. OUI.
* réponse de grosse malpolie : "j'ai 14 ans et j'ai déjà des seins, t'as vu" *


- Ah oui en effet, tu ne les fais pas du tout.
- Heu. Merci. (ou pas)
* réponse de grosse malpolie: "ton père ne disait pas ça hier soir..." *


- Et ton copain, il fait quoi?
- Mon copain, il est producteur. Et acteur.
* réponse de grosse malpolie: "je sais plus. Il fait quoi ton père déjà?" *


- Aaaah bon (soudain intérêt), j'adore le cinéma, et c'est qui?
- Ho je ne sais pas si tu connais, quoi qu'on en parle pas mal en ce moment. Il s'appelle Pitt, Brad Pitt.

Allez Marie-Thérèse la teupu, sers moi un autre verre et ferme un peu ta bouche. Merci.

Non mais sans rire, il y a des gens qui sont d'une lourdeur intergalactique. Et je pense que j'ai naturellement une furieuse tendance à laisser s'exprimer mon côté grosse malpolie.
Alors oui Marie Thérèse, je suis au chômage, je suis célibataire et j'ai 30 ans. Mais ce qui compte, c'est que mes chaussures soient plus jolies que les tiennes, non?

Ca m'apprendra à aller m'incruster à des soirées, aussi. Mais je me suis bien tenue. Si si.

Quoi le verre en cristal de Mémé? Rhooooo . Pas fait exprès.
Quoi mon humour? Pas drôle? Ah. Je suis sûrement une artiste incomprise, alors.

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lundi 25 janvier 2010

Le petit pet presque nocturne dont on se serait bien passée.


Samedi soir.

Tout se passe bien, vous vous sentez belle, l'ambiance est électrique, le vin et le repas sont merveilleux, la soirée est délicieuse, et on quitte le navire dans les derniers, légèrement enivrés et heureux.

Vous rentrez, Eros fait son oeuvre (et Eros fait très bien son oeuvre...), et vous vous endormez.



Le matin, réveil Ricorée, Monsieur va chercher les croissants et vous réveille plateau à la main, café chaud et viennoiseries fraîches à disposition.
Vous vous étirez, il est tôt encore, vous avez un peu mal à la tête. Vous rigolez ensemble, vous chahutez un peu mais pas trop, rapport au plateau sur le lit, et là, votre corps de déesse vous trahit. Lui, sur qui vous avez toujours pu compter. Le traître, le lâche, l'ingrat.



PROUT


Ha, le moins qu'on puise dire, c'est qu'on l'avait pas vu venir celui-là.
Bon, ça, c'est fait.

Temps de réaction: un morceau de micro seconde pour gérer toute la honte du monde en gardant le sourire.

Gros dilemme: il a entendu, ou pas? Bon, en toute honnêteté, les voisins aussi ont du entendre, donc la réponse va être oui. Zut. C'est qu'on n'en est pas encore là, question intimité...

Solutions proposées:
- accuser le chien. Ah zut, il est sorti de la chambre, le con. Deuxième traître de la partie.
- rire. Ca fait genre "j'assume de péter en public". Mouais. Pas convaincue.
- faire comme si de rien. Ca, on sait faire. Bien, même.

Allez, on ignore, et on va dire que c'est la meilleure des solutions.

Une Princesse, ça ne pète pas.
Et un Prince, ça fait comme s'il n'avait rien entendu.

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jeudi 21 janvier 2010

La journée la plus bi-polaire de toute ma vie. Et c'était bizarre hein!



Hier matin, je me suis réveillée très tôt, j'ai mis de très beaux vêtements, noirs, et nous sommes parti entre amis.
Nous avons dit au revoir à une maman. On ne sait toujours pas pourquoi mais elle est partie.

J'ai eu de la peine, immensément de peine, pour son fils, mon cher ami.

J'ai revu nos années de lycée défilées, l'insouciance, et les fous rires et les prises de têtes qu'on pensait à chaque fois éternelles et les amitiés mises à mal par la découverte de l'amour, souvent pour les mêmes personnes... et nos parents, précieux mais décrié repère dans le naufrage perpétuel de l'adolescence.

Puis je nous aie vu, là, sous la pluie, avec tous 12 ans de plus, mais ensemble. J'ai vu son sourire et ses yeux quand il s'est tourné vers nous, histoire de nous dire "Je tiens le coup, et vous êtes là". Il est très fort et je l'admire depuis toujours.

J'étais triste, tellement triste de le savoir malheureux, orphelin, et de ne rien pouvoir faire pour apaiser ça. C'était le matin et il pleuvait.
L'après midi a flotté jusqu'au soir, puis très tardivement, un petit message qui m'a ému au point de pleurer.

"Ca y est, je suis papa, et tu avais raison, la décharge d'amour est d'une violence folle"
Là, mon cœur si serré et si triste depuis le matin a explosé d'une joie que je connais, de la fierté que découvre ce jeune papa, de tous les sentiments indéfinissables qui doivent lui étreindre la poitrine. Et qu'il a tenu à partager avec moi.

Hier, je me suis réveillée avec le cœur sec et endormie avec le cœur dégoulinant d'amour.
Ca doit être ça, vivre.
Merci les copains.

La vie prend et elle donne, aussi.
Et il pleuvait encore, hier soir, mais ces gouttes là voulaient dire autre chose...

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mercredi 20 janvier 2010

Les enterrements, c'est nul.

Enfin, je dis peut être ça parce que c'est le 3ème en 2 mois.
Peut être.

Alors cet après midi, je me suis posée pour écrire un mail à ma soeur et à ma meilleure amie.
Pour leur dire tous les trucs que je veux, et surtout que je ne veux pas, le jour où on me mettra 4 pieds sous Terre.
Je ne vous cache pas qu'à première lecture, ça ne les a pas fait marrer, mais attention, moi je trouve que c'est joyeux, hein.



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1. Je donne mes organes. (Que Georges se serve en premier, filez lui mon coeur, merci!)

2. Je n'autorise SUREMENT pas la vieille qui se tape le curé à chanter dans l'église: je veux 4 fat mamas blacks qui chantent à ma gloire.

3. Je couche avec un DJ qui est énorme (et pas que son sexe), alors je veux dans l'église une playlist qui tue (ha ha) funk / motown / électro.
Il fait ca très bien.

4. Toute référence à Lucifer est la bienvenue, je ne crois pas que j'irais au Paradis. Sauf s'il y a du champagne.

5. Vous serez gentilles, on m'enterre avec mes plus belles chaussures. D'ici là j'aurais surement des Louboutin.

6. Que tous monde fasse péter LA tenue de soirée. Je suis morte quand même, merde!

7. Putain, que des fleurs blanches. C'est vulgos les fleurs de couleurs.

8 . Un photographe ca serait cool (si vous etes joyeux et bien habillés!).

9. Pour le discours, dites des trucs droles. Parce que les trucs font chialer, ca ne fait rire personne.

10. Faites savoir à Mr Jérome de la BNP que je ne paierais donc pas son prêt entièrement, mais que je lui aurais bien filer une fessée.
Ca le consolera. Ou pas.

11. Dites à mon ex que la groooosse rayure sur sa voiture, coté passager, c'était moi.

12. Gardez toutes mes fringues pour ma fille. Vintage never die. (Lui!)

13. Filez mon gode à Emmaus.

14. Vous croyez que vous pourrez me trouver une pierre tombale immaculée, genre blanche qui fait mal aux yeux?
Pour le contraste. "Ici repose une blanche colombe pas si blanche que ca..."

Vous etes tranquille un peu bout de temps, mais ca devait etre dit!


Et ouais. L'évènementiel, c'est un métier.

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Voilà.
Moi je vois ça comme ça. Et ça me fait plaisir de voir la vie comme ça.

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mardi 19 janvier 2010

Ma théorie sur Acqua di Gio, un parfum qui sent le cul et la connerie.

Acqua Di Giò pour Homme


C'est le rivage aride et secret de l'île de Pantelleria, où Giorgio Armani aime se ressourcer, qui a inspiré ce parfum. Dans un rectangle de verre givré surmonté d'un bouchon gris métal, la fraîcheur de la bergamote et du néroli énergisée par la mandarine verte. Une fête de notes marines, florales comme le jasmin, mordantes comme le ciste et le romarin, fruitées comme le kaki. Un parfum authentique et naturel qui représente la puissance masculine dans son plus pur accomplissement.

source: www.sephora.fr



Ah oui? Non mais de qui on se fout? Parce que bizarrement, pour moi, c'est le parfum que porte les plus gros connards que j'ai jamais dans ma vie. C'est étrange, non?
Comme si à la parfumerie, entre Calvin Klein et Dolce & Gabbana, il y avait le rayon Connard.



Perso, je range celui qui le porte dans la catégorie des "branleurs qui ne prennent pas de risques olfactifs", du coup*. Et il va de soi que si un homme m'aborde et qu'il porte ce parfum, il n'a aucune chance. T'as qu'à voir avec tes potes, c'est de leurs fautes.
Dès que je sens ce parfum dans la rue, je m'arrête, c'est sûr. Je me shoote à l'homme. En même temps je l'aime bien, ça sent le mâle, un peu le sexe, beaucoup la connerie.
C'est dingue non, comme un détail, s'il est récurrent, peut devenir important.

Alors voilà, ça fait partie des odeurs qui me traumatisent. Le parfum des pourris. C'est un peu comme si c'était ma sale madeleine de Proust.

Demain, si vous êtes sage, je vous parlerais de ma phobie que c'est la plus absurde du monde, et vous rirez bien.


En attendant, parce que QUAND MEME QUOI, la vidéo.



Et là il n'y a pas l'odeur, je peux m'en délecter de façon toute à fait indolore.






* enfin en numéro 2, le champion toutes catégories étant quand même Le Mâle de JP Gaultier.
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mardi 5 janvier 2010

La valeur des mots.


On ne va parler ni de sexme, ni dire des trucs méchants. (et là, c'est sûr, on vient de perdre Anna)

Mais voilà: parfois, j'ai l'impression d'avoir un problème avec les mots.
D'être suspendus à eux, d'attendre qu'ils me fassent du bien, ou même du mal. Je les décortique, les soupèse, je les range bien soigneusement dans des cases. Oui, j'ai un système de case à l'intérieur de ma tête, où je range les mots par ordre alphabétique: d'ailleurs quand je parle vite, il m'arrive de dire le mot de la case qui est juste à côté. Mais ne me faites pas enfermer, je jure que tout va bien.

Mais j'avoue: j'accorde une importance toute particulière aux mots. Toute particulière pour ne pas dire excessive, même.

Ce sont pour moi des armes, des couteaux. J'ignore d'ailleurs pourquoi j'ai cette image.

Il y a deux sortes de mots:
- les mots oraux: j'ai par exemple partagé la vie d'un homme italien, pour qui les mots étaient des accessoires, des futilités, des riens qui sortaient aussi facilement qu'il respirait. Parler tout le temps, de tout, de rien, avec moi, avec personne, avec tout le monde, seul, face à un livre, ...
Quand nous nous disputions, ses paroles étaient donc pour moi creuses et sans réelles valeurs. Avec le recul, je revois nos échanges surréalistes: lui qui gesticulaient et déversaient des torrents de paroles, moi en face, précise et incisive. Les David et Goliath de la parole.

Quand je suis fatiguée ou malheureuse, ce "ressenti" vis à vis de tout ça est exacerbé et je vais passée pour une cinglante sauvage, qui préfère écouter, parler peu mais être juste dans ses propos.

-les mots écrits: j'ai gardé toutes les lettres, sauvegardé chaque mail précieux, chaque petite note griffonnée. Et j'aime savoir que les mots écrits restent, toujours, alors cela me rassure, ils sont tout près et à ma portée.
J'aurais beaucoup plus de faciliter à me livrer à l'écrit, moi l'handicapée notoire des échanges verbaux sentimentaux. Ecrire 25 fois à quelqu'un que je l'aime, aucun souci. Le dire, c'est autre chose ma bonne dame!

Les mots ont un poids. Je peux me souvenir de n'importe quelle parole échangée, de tous les mots blessants entendus, alors que je peux oublier un coup reçu. Il n'y a rien à mon sens qui peut faire plus mal que les mots. Je les aime et je les crains, aussi.


Et demain, je vous écrirais sans avoir voulu prouver que quand il fait -5° dehors, la meilleure solution pour rester en vie est de boire de la vodka. En même temps, je ne sais pas pourquoi, mais je me dis que faire ça juste à côté de la cheminée, ce n'était pas trop une bonne idée.

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mercredi 30 décembre 2009

C'est ma vision de l'amour qui pose problème? Ou bien?


Est-ce qu'il y a un sujet aussi inépuisable que les Ex? (à part les belles-mères, j'entends...)

Celui qui me sert d'Ex, on en a déjà entendu parlé. Un peu, beaucoup, passionnément.
Pour l'année qui s'annonce, j'ai décidé que ça sera "Pas du tout".
Oui Madame. Oui Monsieur.
(D'ailleurs s'il y a un homme dans la salle, qu'il se manifeste.)
(Comme ça.)
(Par curiosité.)


Parce que bon, à un moment, faut quand même s'avouer que même si, OK, nous on est un guerrière, nous on a besoin de personne de toute façon, nous on a trop le sourire tout le temps, nous on gère trop bien, le petit texto assassin 4 mois après, bah il fait quand même pleurer.
Oui Madame. Oui Monsieur.
Juste le jour où j'ai un smoky de folie. Lui, il a toujours eu le chic pour me pourrir une journée.
Bref.

Parce que oui, 4 mois après notre séparation, 2 mois après mon déménagement, je reçois encore des textos. Des textos de 22 lignes. Véridique. Auxquels je ne réponds évidemment pas.

Je pourrais en parler des heures, être critique, méchante, incisive, méprisante, et j'en passe.
Je pourrais parler des heures de l'amour évident, de la complicité folle des débuts, de la passion, de l'envie, puis de la méchanceté, de la tromperie, de la violence, et j'en passe.

Je voudrais juste m'affranchir, m'excuser d'avoir un jour remis ma vie entre les mains de quelqu'un.
Ca n'arrivera jamais plus.
Pardon.

Ma vision de l'amour, c'est celle-ci, dessous.
Ca n'arrivera jamais plus, ça non plus.
Promis au moi que j'ai sauvé en partant.

"Si je te perds maintenant, ça voudra dire qu'on n'a pas été assez forts ou qu'on ne s'aimait pas assez.
Je ne peux pas le croire, ça.
Moi je crois en nous, je crois en notre couple. C'est notre quotidien qui nous a usé, pas notre amour.

Je VEUX que notre vie à deux fonctionne parce que je ne l'imagine pas autrement qu'avec toi. Je n'imagine pas m'être trompé en décidant de t'aimer. Je ne veux pas parce qu'on apprend encore l'un de l'autre, parce que tu es l'homme de ma vie, parce que tous les jours depuis 16 mois ont été différents et que je trouve avec toi l'équilibre que je cherchais.

Notre relation a été faussé par des mensonges, de la violence, des paroles blessantes, et j'aimerais qu'on s'affranchisse de ça pour recommencer. Pas pour continuer, comme on l'a fait à chaque fois, mais pour commencer quelque chose de nouveau, basé sur la confiance, le respect et l'estime de l'autre.
Je voudrais que ces 10 jours sans s'être vu nous servent à ça, en mettant de côté les reproches et les rancoeurs inutiles et pas constructifs.

Tu sais que j'ai peur de paraître faible, que je me blinde de tout, que je peux être excessive et impulsive. Tu es en train de m'apprendre à vivre en confiance et à lâcher prise, quelquefois. Tu es la seule personne qui a pu me changer, me faire réaliser mes défauts, me faire remettre en question. Ca a été dur pour moi, et je sais que cet hiver, à cause de mon mal être, je ne t'ai pas épargné. J'ai souffert de me sentir inutile, le but n'était pas de te faire du mal, vraiment pas.

Je ne veux plus que mes peurs parasitent ma vie, et la tienne avec, parce qu'au final on en souffre tous les deux. Je ne veux plus par exemple être esclave de l'ordre, seulement parce que ça me donne une impression de maîtriser les choses, et donc le reste. J'ai besoin de lâcher prise sur mes certitudes, et tu m'y aides en dédramatisant beaucoup de mes réactions.
J'avais des « valeurs » qui ont fait que la vie avec moi n'a pas été facile, et je ne veux plus que cela m'empêche d'être en harmonie avec toi et la façon dont tu aimes vivre.
Je veux faire en sorte que notre vie soit plus agréable, plus légère... Je sais mes défauts, je ne te demande plus de les accepter mais de faire en sorte qu'on puise les combattre tous les deux si un jour ils reprennent les devants.
Je sais aussi que je ne dois plus refouler mes émotions, parce que les contenir et les emprisonner font qu'au final je me sentais mal.

Tu m'as apaisé, tu m'as donné envie de croire en pleins de choses. J'ai eu tellement de mal à cesser de me protéger de toi, à avoir envie de me livrer à toi, à accepter d'avoir à me regarder en face...

Je suis quand même fière de notre vie de couple même si elle est imparfaite: elle est cabossée, comme nous et si elle avait été simple, on se serait ennuyé ensemble.
On doit en tirer des choses positives, nouvelles et réconfortantes, parce que c'est à ça que sert un apprentissage: à grandir, à construire. On a choisi de le faire à deux, et on doit faire en sorte que ça marche, même si la construction a été longue et pénible.  Nous n'avons pas des caractères ordinaires, et c'est aussi ce qui fait qu'on s'est choisi.

On doit aussi arriver à se parler sans s'affronter, à ne pas devenir l'ennemi de l'autre. Je te l'ai déjà dit, on doit faire front à deux, quoi qu'il arrive, pour continuer à s'aimer. Ce n'est pas un dû, ça se mérite, ça se construit petit à petit.
Il ne faut juste pas que nos larmes nous fassent oublier pourquoi on est là, ensemble.

Je voudrais qu'on relève la tête et qu'on fasse mieux que ça.
 On l'a mérité... "




Ecrit en total occultation de ce que j'avais envie d'être, 3 mois avant la rupture définitive.
Le relire maintenant, et sourire de ma naïveté.

Parce que OUI, moi je crois que l'amour véritable existe, je crois qu'on doit se donner à quelqu'un, je crois en la beauté de deux personnes qui se choisissent, qui avancent ensemble contre tout et tous, je crois qu'à deux on peut tout surpasser, tout subir. Je crois que si on est deux rien n'est grave, tant que le soir on s'endort contre celui qu'on aime.


Ho la la, je me fais peur, quelquefois.

Mais est-ce que j'y croierais encore un jour?
Je ne sais pas. Je n'ose pas. Je n'espère pas. Je ne veux pas.

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vendredi 25 décembre 2009

2009 m'a tuée. C'est pas pire qu'Omar, mais presque.

Bilan post-opératoire 2009 // Message à 2010.




En 2009:
- j'ai eu mon premier traumatisme crânien. Violence conjugale: oh bah zut, ça n'arrive pas qu'aux autres.
- j'ai été trompé pour la première fois de ma vie: je m'en fous, je suis mieux.
- j'ai reçu mon premier bijou de la place Vendôme: mal offert mais je l'ai choisi moi-même et je l'aime d'amour.
- j'ai enfin fait mes examens: mes nodules thyroïdiens n'ont qu'à bien se tenir, je les aie à l'œil, bande de petits batards.
- j'ai acheté la voiture de mes rêves, puis revendue: table rase, on efface tout et on recommence.
- j'ai quitté un homme, un travail et une vie pour revenir chez ma mère: je n'ai plus de lessives à faire.
- j'ai retrouvé mon Paris, et il m'a bien accueilli: merci.
- j'ai rencontré des gens bons et biens. Oh putain ça fait du bien.
- j'ai réappris à vivre la nuit: j'aime ce qu'elle offre, l'atténuation de tout, l'exagération des riens.
- j'ai perdu un ami d'enfance: les amis, c'est pour la vie, et c'est pas parce qu'il n'est plus là qu'il n'est plus là.
- j'ai retrouvé mes amies, mes potes, mes endroits, ma famille, mes souvenirs: ne plus jamais partir loin.
- j'ai appris qu'il valait mieux être moi qu'être celle qu'on attendait de moi: je m'en doutais un peu, aussi...
- j'ai entretenu une relation, intense bien que fugace, et sexuelle, avec un homme qui a l'age de mon père.
- j'ai bu de la téquila de 11h30 à minuit: j'aime bien ça.
- j'ai ré-arrêté de me ronger les ongles: ça fait plus "Dame du monde".
- j'ai couché avec mon meilleur ami: c'était bien. 
- j'ai pris des heures de conduite: ok, je vais continuer, ne me regarde pas comme ça, Maman.
- j'ai rencontré un Ange: je vais lui couper les ailes pour qu'il me reste.
- je me suis trouvée, et retrouvée.


Par contre, 2010, si tu m'entends, tu t'arranges avec 2009: elle m'a bien chargée ta copine, alors t'es gentille, tu t'occupes un petit peu des autres. J'ai des noms si tu veux.

Moi j'ai pris le pli, là, et je ne veux que légèreté, éclats de rire et bonnes nouvelles.
Si tu mets dans ta besace un job et un appart, je ne suis pas contre non plus.
En vous remerciant.

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lundi 21 décembre 2009

Là on va parler de quand on se bat contre nos démons. Les vieux moches démons.

Bon, on est pas là pour rigoler: je vous écris en direct de chez un homme.

HOU LA LA
on est bien d'accord...

Je suis peut-être bizarre mais je me sens bien chez les gens que j'aime bien. Ca vous fait ça à vous aussi? Dites oui, ne me laissez pas seule...
Bref.
A la base je voulais parler de ce que je ressens, alors forcément je tourne un petit peu autour du pot.

Bon, pas d'issue: je dois en parler.
J'avoue: j'allais très bien jusqu'à ce matin, et là PAF je me réveille et je pense que je déprime un petit peu. C'est nul, c'est moche, c'est inutile, je sais.

Est-ce parce que je ne suis pas dans un environnement familier?
Est-ce parce que j'attends la méchante brique qui va fatalement me tomber sur le coin du nez?
Est-ce parce que l'ex était à Paris ce week-end?
Est-ce parce que l'année dernière à la même époque je faisais "notre" premier sapin (qui fut le dernier, aussi)?

Je me dis que peut-être quand on commence quelque chose de nouveau, c'est normal non? Un petit de peur de tout, de nostalgie d'avant et d'envie mêlées.

Je me dis que je ne céderais pas à l'envie de malade qui me pousse à regarder ses mails dans l'ordi ouvert juste à côté de moi, parce que si je suis là chez lui c'est qu'il a confiance en moi.

Je me dis que ça ne sert à rien d'avoir peur parce qu'on a beaucoup souffert avant.

Je me dis que la peur n'évite de toute façon pas le danger (ça, c'est ma maman qui le dit, et elle a bien raison).

Je me dis que je vais faire la nique à ses foutus démons moches qui rendent tout moche, et que c'est le moment de laisser sa part à la légèreté et à la confiance.

Je me dis qu'un homme qui t'offre une soirée en Norvège juste pour te surprendre, et deux jours après un sublime cadeau parce que tu lui as manqué ne peut être que forcément bon. Ou fou. Ou les deux. Mais que quoi qu'il arrive il est attentionné.

Bref. Je m'auto-saoule.
Je reviens, je vais donc m'auto-flageller avec ce que je trouve.

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jeudi 17 décembre 2009

L'histoire de la culotte noire en dentelle


Est ce que c'est grave, si, en plein entretien d'embauche, une culotte noire en dentelle tombe de mon sac à main?

Je cherchais un stylo.
C'est balot.

Je n'ai pas tenté le "ho mince, mon mouchoir!".
J'aurais dû, peut être.


Note pour plus tard: repasser à la maison avant un entretien.
Ou: ne plus mettre de culotte, aussi...

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lundi 14 décembre 2009

J'ai juste une question, puis je vais m'épiler. Au cas où...


Ho.
Je voulais juste savoir: est-ce une technique de drague recevable, un homme qui, un samedi à 16h, vous appelle pour vous inviter à passer une soirée avec lui.

Oui, mais à Oslo.

En Norvégie, oui oui.


(et c'était bien, hein!)

Je file, si tu as bien lu le titre, j'ai du boulot.
J'aurais pu mettre une photo de poil, aussi. J'ai pas osé.
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mardi 8 décembre 2009

Un homme a critiqué mes chaussures. Paix à son âme.


Je disais donc qu'un homme a critiqué mes chaussures. Oui oui. Sans peurs, lui.

Déjà le premier entretien , il était un peu bizarre: le type me pose 4 questions, 18 minutes montre en main, il se lève d'un coup en plein milieu d'une de mes phrases, et me sors "j'ai reçu 400 candidatures, alors je vous rappelle". Peut-être je n'aurais pas dû dire "Ou pas"...


Je sors en ayant l'impression évidente d'avoir perdu mon temps. Mais, surprise, il me rappelle le lendemain.
Pour quelqu'un qui doit gérer 400 candidatures, je me dis dans le for intérieur de moi-même qu'il n'a pas du dormir beaucoup le Monsieur. Ou alors il se fout de ma gueule. Je penche pour la seconde solution.

Second entretien de recrutement.
Ça dure 1h30, il me décrit en long, en large et en travers le poste, les gens, sa boîte, les clients, balancent au passage 2 ou 3 vannes sur l'embonpoint d'untel, la grossesse d'une autre, et moi je reste bouchée bée devant tant de l'esprit puant regroupé dans le seul et même petit corps chétif.
Oh jamais je ne veux travailler ici, même pour le salaire de bâtard proposé, qui me permettait largement de vivre comme une Princesse.

Je l'écoute parler, et là, ça part en sucette. Il me dit, enfin il OSE me dire: "La première fois vous aviez des escarpins rouge vernis, là vous avez des chaussures hors du commun et des talons vertigineux: vous n'êtes pas habillé comme ça tous les jours j'espère? J'exige un certain conformisme".
J'avais une chemise noire, un jean noire et des chaussures, certes à talons, mais foncées. J'étais chic, à l'aise dans ma tenue, alors je sors de mon corps, je lui réponds "Non, juste pour les connards puants qui n'ont aucun goût", puis je reviens. En fait je n'ai rien dit, je l'ai juste regardé avec mon regard n°4, celui qui dit "Tu ne connais rien à la vie Baby, et je te merde, mais GRAVE".

Peut être j'aurais dû parler, lui dire d'aller se faire mettre direct, parce qu'il s'est permis de continuer.
Oui oui.
Il a enchainé sur mon piercing à la langue, lui "n'autorise pas ces fantaisies dans sa société, ça ne vous pose pas de problèmes j'espère". Je tiens juste à signaler que ma mère a mis 3 ans à s'en rendre compte. Alors là, je n'ai pas pu prendre sur moi, j'ai juste rigoler. Fort.

Je suis restée courtoise jusqu'au bout, même si j'avais envie de le gifler. Fort.

A la fin de l'entretien, il me précise qu'il me rappellera pour un 3ème entretien afin de me présenter les chiffres et d'évaluer une grille de salaire et bla bla bla.

Le mec qui a passé 1h30 a critiqué son équipe en place, ses clients, mes chaussures, et à osculter ma bouche.
Il a sincèrement cru que j'allais revenir à un entretien.
Il a sincèrement cru que j'allais me lever tous les matins pour lui faire gagner de l'argent.
Il a sincèrement cru que j'allais venir travailler pour lui en ballerine et tailleur bleu marine.
Il a sincèrement cru à tout ça.
Je suis émue.

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lundi 30 novembre 2009

Dis donc Prince Charmant, faudrait voir à pas trop se foutre de ma gueule!





Le Prince Charmant...... Haaaaaaaa.... Beau, tendre, charmant quoi!
Douce utopie véhiculée par les dessins animés et les mamans. On ne vous dit pas merci.

Bon, en l'an 400 avant Geli, c'était à grand renfort de chevaux blanc, de cape rouge et de phrases en vers qu'ils allaient cueillir les Princesses.


Maintenant, c'est plus simple:
- si un homme prend l'avion sur un coup de tête et fait 800kms* rien que pour nos yeux,
- s'il nous tient la porte du restaurant / du taxi / de partout,
- s'il se lève expressément avant nous pour nous mettre notre manteau,
- si la question des additions ne se pose même pas pour lui,
- s'il nous regarde avec des yeux mi-envieux, mi-intrigués,
- s'il n'est avare ni en compliments, ni en caresses,
- s'il sait se servir de Mauricette** mieux que personne....

Ajouter à ça un petit peu de romantisme, et là.
Alors là, on appelle toutes nos copines, notre grand-mère Ginette, notre ex-mari, la boulangère et même NOTRE PROPRE MERE!!!!

Le Prince Charmant existe.
Et on l'a trouvé.


Évidemment son nom et son adresse ne seront pas divulgués ici, rapport à ce qu'on tient à son intimité. Enfin à la notre surtout.

Évidemment, à côté des Prince Charmants, on se sent Princesse. On rayonne, on est belle. Bah oui, il le dit, c'est donc que c'est vrai.
Ha la la, tu te rends compte, il m'a même dit "Tu me plais".


SAUF QUE
Dans la bataille, le Prince Charmant a dû égarer son téléphone.
Et son ordinateur.
Parce que j'ai vérifié: son avion a bien atterri, pas d'accidents aériens à déclarer, rien.
Mais depuis 3 jours, y'à plus personne.
LA BLAGUE.
Le Prince Charmant: mon cul oui!

Donc là, présentement, je mange un crumble fait maison, pour 4, pommes / muesli. Je l'ai bientôt terminé. Toute seule, cela va de soi.


Demain, on parlera du recruteur que j'ai rencontré ce matin, et qui a critiqué mes chaussures. Les hommes sont tous fous, ma parole.


* oui, il doit y avoir un maléfice sur moi: plus près, je n'y arrive pas
** Mauricette, c'est Popol quoi!

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mercredi 25 novembre 2009

Aujourd'hui, je m'interroge sur les bienfaits de la fessée.

Ce post contient des passages qui peuvent choquer: ranger vos enfants dans leurs placards, et tout, et tout.

Mais ici on ne parlera point d'enfants, oh non. Parce que les fessées, ce n'est pas que pour les enfants. Comme les Kinders.

Donc hier, je m'interrogeais sur le degré d'intimité requis pour réclamer une bonne fessée.

Bon, on est bien d'accord, 15 minutes après la première rencontre, ça fait juste. Cela dit, ça dépend du lieu de la rencontre, aussi, mais ça, c'est un autre débat.



Ca me turlupine. Sans mauvais jeu de mots, je te vois venir.

Ma prochaine fois sera une première fois (quelle poète...), je me demande donc si crier "Oh oui fouettes moi le fessier" est approprié. Bizarrement, je ne me souviens pas comment c'est venu les fois précédentes...
Est ce qu'il vaut mieux attendre que Monsieur prenne l'initiative? au risque d'attendre trèèèèès longtemps, ou alors on en parle à l'apéritif histoire de clarifier l'histoire.

Première rencontre
Marc-Henri : "Bonjour, enchanté de te rencontrer, ma beauté"*
Moi: "Enchantée Marc-Henri. On t'a déjà dit que tu étais le sosie de Georges Clooney"
Marc-Henri : "Normal Déesse, c'est mon frère jumeau"
Moi: "Je me disais bien. Tiens pendant que j'y pense, quand on sera à la verticale, pense à me maltraiter vivement le derrière, j'aime bien ça."
Marc-Henri: "...."

Non. Comme entrée en matière, c'est moyen.

Bon. Attendre alors? Attendre le petit "CLAC" bien sec sur mon fessier de rêve (ouais, j'ai la Wii Fit). Remarques c'est pas plus mal: il va le faire? il ne va pas le faire? J'aime bien cette idée, de ne pas savoir, de laisser place à l'initiative masculine, à l'expectative. La surprise quoi. On aime bien les surprises, nous, les filles.

En fait, là, je me rend compte qu'on attend toujours quelque chose. Le premier baiser, ça je peux le faire. Le premier pelotage aussi. Mais la première fessée, il pourrait peut être mal le prendre, je me dis. C'est susceptible, un homme, aussi, quand on touche à son derrière...


* oui, c'est moi qui fait les dialogues, je m'arrange comme je veux!

Elle est grave cul cette photo non?

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lundi 23 novembre 2009

Ivresse - Sagesse - Bassesse - Sexsse


Personne n'a aimé ma chanson, bande de pourrites?


Je suis là hein, mais je crois que mon sang a été remplacé par de la vodka.
Pas vodka / pomme, c'est trop 2008 et ça rend malade les mélanges, c'est ma mère qui me l'a dit!
Moi c'est vodka / bâtard, rapport à "je bois - haaaa bâtard ça brûle".
Je cumule les gueules de bois, les boites de Doliprane et le bon Coca bien frais du matin. Ca fait du bien, ça fait plaisir, ça fait rire, mais ça donne des cernes. Et j'ai mal au dos, cause que dormir avec son sac à main en dessous, c'est pas super super agréable.
J'ai 17 ans depuis deux semaines (enfin j'aimerais bien), j'avais besoin de retrouver Paris la nuit, de marcher nu-pieds et pas tellement droit, pour me rattraper de mon exil, de mon absence.

Ca, c'était pour le chapitre IVRESSE.
(mais attention, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé - mentale surtout!)



SAGESSE, c'est que j'arrête les quatre cuites par semaine, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer*, je me suis mise sérieux à l'anti-cernes, à l'huile de psychopathe pour chouchouter ma peau la nuit, à l'hydratation de tout ça, qu'à partir de demain je vais aller courir tous les matins, parce que je le vaux bien, et que dans 2 ans ma tronche et mon postérieur de trentenaire me diront merci.
Mon mec aussi (ce qui me laisse 2 ans pour en trouver un...).

* et deux, je peux? deux c'est raisonnable non?


BASSESSE, c'est mon ex-le-pourri qui, après avoir disparu et menacer de déposer une plainte parce que je continuais de lui adresser la parole (rien qu'à l'écrire, j'en rigole encore), a entrepris de me donner de ses nouvelles jour & nuit, via SMS, mail et appels, de préférence nocturnes et alcoolisés.
Vous comprenez, soyez indulgentes, il a maintenant besoin de moi pour "comprendre".
J'ai mis un petit peu de sagesse là dedans, et au lieu de réagir au quart de tour, je ne réponds pas, jamais, sous aucun prétexte. Ca dure depuis 15 jours. Je prends sur moi, j'encaisse, et je pense à autre chose qu'à cette sous merde. Oui, je suis méchante, et alors?
Nouveau mantra, répètes après moi: le mépris est la seule chose que j'ai à lui offrir.


SEXSSE, c'est quoi? non mais parce que là, pas l'ombre d'une quéquètte en vue... Non pas que ça me traumatise et que je ne pense qu'à ça (hou la menteuse), mais quand même. Disons que j'en viens même à évaluer le potentiel sexable du boulanger, c'est pour dire.
Là, je me dis que j'ai bien changer (vieilli?). Je ne me sens pas capable, là, de faire du sexe pour le sexe. Peut être que je ne m'aime pas assez, encore, que je n'ai pas assez repris confiance en moi pour assumer de me laisser juger, ou que je ne crois pas que je pourrais être à la hauteur de ça (alors qu'avant, je n'avais aucun problème avec ça, qu'on soit bien d'accord....).
Voilà que je mets de la poésie là où tout le monde ne voit qu'hygiène, entretien et rigolade.
Allez, je reviens, je vais chercher l'ancienne moi décoincée du cul, elle doit pas être si loin que ça, la pauvre.

Là, je me dis que je pourrais oublier ma sagesse, me servir de l'ivresse pour faire du sexsse et oublier ainsi ces bassesses.


Ou pas.

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lundi 16 novembre 2009

Interlude musicale bien FAT qui fait plaisir.



Toi, le bassiste, ne change rien Man!
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mardi 10 novembre 2009

"J'y vais mais j'ai peur": les hommes. Putain.


Les hommes de ma vie, on en a déjà parlé ici et , et un peu aussi et ici: on est bien d'accord, c'est la grosse catastrophe, cette histoire.

L'Ex, ce *ù§/ç de *)#-" ( .... censuré par la bienséance ..... ), tu en as entendu parlé aussi. On ne s'étend pas sur le sujet ni sur ses petits messages pathétiquement mielleux envoyés récemment, y'aura un petit hommage à lui ici bientôt.

Mais là, alors là, je me dis que soit c'est moi qui n'y comprend rien, soit c'est qu'il n'y a rien à comprendre.

Faisons un petit tour rapide du propriétaire et de mon futur sentimental (et sexuel, surtout...).
Etat des lieux. Reste là, ça va prendre deux minutes.


Partant du principe qu'on n'a qu'une vie, jeudi soir, si tout va bien, j'ai une date.



PAUSE
danse du ventre - flip avant- flip arrière - break dance - H.I.P H.O.P - moonwalk - macarena - zoubida
on peut reprendre


Bon.
Sauf que, il a l'age de ma mère. Et ce n'est pas une façon de parler. IL A L'AGE DE MA MERE POUR DE VRAI. D'ailleurs je l'ai pas dit à ma mère, ça va l'achever, elle est célibataire...

OK, je te rassure, ça ne se voit pas du tout, il ne fait pas son âge, il est physiquement super miam miam, genre vieux beau grrrrrrrrrrr comme on aime (enfin moi, je l'ai déjà dit, j'aime). Il a du chien, quoi.

Ah oui et aussi, j'ai l'age de sa fille. Ca... comment te dire... ça me laisse perplexe.
Et la question que je me pose, c'est pourquoi?
Bref. On verra ça jeudi.

Ah oui et l'autre question, c'est "putain au secours qu'est ce que je mets"?

Sinon, vendredi, donc le lendemain, j'ai aussi mon premier entretien dans l'histoire de ma nouvelle recherche de travail post-déchéance sentimento-pro-hivernale.
Oui, ce vendredi là, le 13.

Fin de semaine super youplaboum.
Croises pour moi tes doigts, tes poils et tes cheveux, tu seras gentil.


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jeudi 5 novembre 2009

Mais merde, je suis vieille, en fait.


On vieillit, mes amis. Je sais, c'est dur à entendre, mais il faut s'y faire, il faut se l'avouer.

- Déjà, j'ai une ride. Une belle. Point trop n'en faut, alors je la badigeonne allègrement de crème. Comment ça c'est trop tard?
Est-ce que ça donnera un air sage à ma tronche, ou est ce que je ressemblerais à une vieille pomme flétrie pourrie, va savoir... Je ne voudrais pas voir l'air trop sage, quand même.

- Je n'ai plus 18 ans. Mon foi non plus. Enterrement terrible (pléonasme), puis grosse cuite avec les copains en souvenir du bon vieux temps, on prend les mêmes qu'il y a 12 ans et on recommence. Cette journée là, on a tous eu 18 ans dans notre coeur. Sauf que les téquilas paf de midi à minuit (tu comptes bien... ça fait beaucoup d'heures..) , à 30 ans... comment t'expliquer que mon corps a oublié d'avoir 18 ans, lui.
Point positif: je gère mieux le retour à 13 grammes chez ma mère. A pied, avec des talons et sans me perdre (et sans tomber).
Point négatif: le lendemain. Et le sur-lendemain. Et surement demain aussi.

- La junk food, c'est pas bon (sauf grosse urgence / déprime / gueule de bois). Je préfère maintenant un bon jap ou un italien. Avec du vin, fini le coca. Et des couverts. Et une bougie et une serviette de table. Et la mayonnaise ça fait grossir.

- Je préfère maintenant la qualité à la quantité*. Je me fais peur dès fois. Il y a un moment, je préférais acheter 12 t-shirts chez H&M que un seul bien coupé et de bonne qualité. Maintenant je préfère le cher. Même si j'en ai qu'un.

- Dès fois, ma mère a raison.

Je te rassure quand même un petit peu, je fais encore pipi dans la rue quand je ne peux pas me retenir, j'ai peur du noir, encore, et quand je suis malade je veux ma mère et des coquillettes au beurre.

La prochaine fois, ici, on parlera des hommes. Il était temps.



*Ceci ne s'applique pas aux conchonssetés, on est d'accord: là, je veux qualité ET quantité! d'où le néant intersupergalactique...

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lundi 2 novembre 2009

Jaune cocu.


Quelque part sur la Terre, shopping parisien.

J'entre, j'erre, tout me paraît "trop", puis je passe devant: mon cerveau me dit "non", je lui dit "merci".
J'erre encore, je repasse devant juste avant la sortie, le hasard fait bien les choses...
J'essaie, de toute façon, je n'achèterais rien, je n'en ai pas besoin, ni les moyens.

Là, pour la première fois depuis ... beaucoup trop de jours... je me sens bien, je me sens moi, je me sens forte.
C'est dingue: cette futile chose me donne une impression de pouvoir, de contrôle sur moi et sur les autres. Je redeviens celle qui ose, celle qui l'ouvre, celle qui n'a pas peur.
C'est peut être la couleur, non? Mais il s'avère que ce jaune gilet de sécurité rend le reste furieusement attirant. Pas à la mode le fluo? Je m'en fous grave. La mode, je m'assois dessus même (tu me diras, je ne risque pas de lui faire bien mal...).

Check point: devant, derrière, de profil. Rien à redire. Ces rayons de soleil deviennent nécessaires: une futilité pour se rappeler qu'être soi n'a pas de prix.



Finalement, renseignements pris, ça sera EXACTEMENT la couleur du moment.


CODE COULEUR > SIGNIFICATION DES COULEURS > JAUNE
Signification du jaune

Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement. Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. Le jaune est le parfait compagnon des marrons, du blanc, du noir et du crème.

Signification positive : fête, joie, chaleur, ego, puissance, connaissance, amitié
Signification négative : traîtrise, mensonge, tromperie
Représentation : boîtes aux lettres, sable, soleil, œuf, fleurs (marguerite)
Source: www.code-couleur.com



Pas fait exprès, j'y vois plutôt un signe.
Alors voilà le nouveau mojo de mes nuits parisiennes: avec elles, je n'ai plus peur de rien.

Je suis de retour.

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dimanche 1 novembre 2009

J'aime pas la pluie. Mon ex est un gros con. J'ai pas forniqué depuis 2 mois. Bordel.


- Il pleut depuis hier.
J'aime bien Paris sous la pluie, j'aime me promener en évitant les flaques d'eau, j'aime la pluie qui rend tout nostalgique (faudra m'expliquer d'ailleurs....), j'aime moins me retrouver seule, désœuvrée, à entendre les gouttes plic-plac-plocquer sur la fenêtre. Je suis sûre qu'elles se moquent de moi. Putes.

- Mon ex est un sale con.
Il nous reste 2/3 choses à gérer pour ne plus entendre parler l'un de l'autre, j'ai hâte, oh oui j'ai hâte, mais il feint d'ignorer mes appels, ne répond pas à mes mails, m'a supprimé de son FB (mais a vite vite ajouter une brouette d'ex... no comment sur la façon de faire...).
Evidemment, j'ai vécu avec lui 18 mois, je l'ai eu dans ma vie plus de 2 ans, je l'ai appelé quand j'ai appris une terrible nouvelle. Pas de réponse, pas de rappel, pas de soutien, RIEN.
Un texto samedi matin, après que je l'ai appelé plusieurs fois, et qu'il m'aie raccroché au nez autant de fois: "Je te conseille d'arrêter de me harceler. Prochain contact je porte plainte. C'est toi qui vois. Merci."
Sinon, j'espère qu'un jour quelqu'un se chargera d'expliquer à ce jeune homme quelques règles de savoir-vivre et d'humanité, moi j'ai échoué.
Une autre fois, je vous expliquerais comment il m'a tabassé, et on relativisera ensemble sur le fait que je n'ai pas donné de suite pour ne pas qu'il aie d'ennuis... Je suis trop bonne. (j'entends "conne" au fond à droite?)

- La vie est une pute (pardon, mais quand même....)
Et à cause de ça, j'ai une boule de rage au ventre. Elle vient de nous enlever un jeune homme de même pas 30 ans, papa célibataire, adorable, profondément gentil. Le lendemain, elle enlevait à une famille proche un jeune homme de 17 ans. J'ai perdu un ami, mon frère a perdu un ami.
Pourquoi lui, pourquoi eux, je sais bien que je n'aurais jamais de réponse, que je ne devrais même pas me poser la question. Par contre, j'avais des noms à proposer à leurs places. Si vous savez où on doit s'adresser, merci de me prévenir.

- Ma vie sexuelle m'a quitté, elle aussi.
Je t'explique comment ça se passe: c'est la guerre avec ton Jules, vous vous prenez la tête , vous ne baiser plus. Puis vous vous séparer. Il quitte l'appartement, tu restes seule dans vos 4 murs, tu n'as envie de personne d'autre. Tu ne sors plus, tu te morfonds un petit mois, tu te reprends, tu déménages.
Tu rentres à Paris. HOME FUCKING SWEET HOME. Tu sors. Tu te rends soudain compte que ta vie sexuelle a déserté ton corps depuis ... (tu comptes)...(ho merde)...(tu te rends compte) ... 2 mois. C'est moche. Tu te dis que tu ne sauras pas faire avec un autre. Là tu te rends compte que tu t'es dis ça, et tu rigoles... Tu te fous de savoir faire ou pas. T'as juste envie. YOUPI. Tu te dis qu'elle, elle t'a quitté, mais au moins, elle est revenue.
Pour lui rendre hommage (et parce que ça pèse lourd), promis, demain je m'épile (oui, on me souffle que la mode des touffes à la seventies ne reviendra jamais, et je suis déçue).


En une semaine, j'ai appris à gérer des petites douleurs d'égo et la vraie peine de cœur, à essuyer mes échecs, à relativiser les choses qui font une vie, et je me suis découvert une ride. Ça fait beaucoup, je te l'accorde, j'ai pas eu le temps de blaguer.
Je vais avoir 30 ans. J'aime cette putain de vie, j'aime apprendre à marcher toute seule, j'aime être par terre pour me relever, même si dès fois, ça met plus de temps que d'autres. J'empile les briques qui font ce que je suis.

Demain si vous le voulez bien, on parlera de choses gaies, et de chaussures. Si tu ne vois pas le rapport, tu sors. En vous remerciant.

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mercredi 28 octobre 2009

Peine.

Aujourd'hui, je peux dire que ma vie prend un nouveau sens, que je vais tâcher de vivre autrement, mieux, et d'aimer mieux ceux qui font ma vie.
Parce que je me prends de belles claques en ce moment, mais que celle d'hier, je refuse qu'elle reste vaine. Il va falloir qu'elle me serve à être différente, et meilleure. Il va falloir que j'apprenne à dire aux gens que je les aime.


J'ai pleins de souvenirs qui me reviennent.
Tu te rappelles?
Johann tellement saoul qu'il courait partout dans le jardin de tes parents, avec une peau de banane sur la tête, déguisé en monstre de la banane.
"Nothing Else Matters", debout sur le canapé de tes parents.
Les soirées d'hiver à regarder la télé dans ta chambre.
Les lettres d'amour que tu m'écrivais, ami éconduit, jaloux de mes premiers amoureux, près à en découdre avec celui qui osera me faire pleurer. Je les aie encore. Elles ne sont que plus précieuses aujourd'hui.
Les Gun's N Roses. Use Your Illusion. Je le connais encore par cœur.
Le jour d'été où j'ai aidé ta mère a enlevé toutes les tresses qu'elle avait sur la tête. On avait bien ri.
Et puis, et puis.

On grandi, on change d'école, on vieillit, on se marie, on a des enfants, on se perd de vue, mais on sait qui fait quoi, par la sœur de truc qui a vu le cousin de machin qui lui a dit que.
Mais toujours, avec de la place dans le cœur pour ceux avec qui ont a grandi.


Voilà.
Tu es parti hier, avant nous tous. Ça ne m'étonne pas, tu voulais être le premier tout le temps.
On sera tous là pour te dire au revoir, pour montrer à tes parents que notre enfance n'est pas loin et que malgré le temps qui passe, on n'oublie pas les amis qu'on se choisit à 17 ans.

Prépares les bières mecton, on viendra un jour les boire avec toi.

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lundi 26 octobre 2009

Les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi...

Alors là je te ferais remarquer que je suis dans mon grand lit, toute seule, dans ma chambre de jeune fille, toute seule et que je me sens seule, toute seule.
Je te ferais remarquer aussi qu'en même temps, être seule, on est née comme ça (enfin pas moi mais c'est une autre histoire) et on finira comme ça.

Évidemment, n'ayons pas peur des mots, passer la soirée à chanter du Johnny Hallyday debout sur un canapé avec un rouleau à pâtisserie en guise de micro (on évacue comme on peut, hein...) , à faire 128 tours de HoolaHoup à la WiiFit sur un seul pied et à boire des litrons de mojitos avec la coalision amicale de soutien post retour au bercail, ça aide, mais ça n'aide pas dans le sens où quand tu rentres, ta peine, elle est bien là à t'attendre, cette traitresse.
Évidemment, je suis saoule, un peu.
Évidemment, je l'ai ramenée dans mes cartons, cette traitresse. Je ne lui ai rien laissé de nous, j'aurais pu lui laisser au moins ça!

Je te passe l'épisode épique du déménagement, les 70 cartons qu'il a fallu se descendre du 3ème étage pour les caser 800kms plus loin chez ma mother, les 1 700kms aller retour qu'il a fallu se farcir en 48h, la pluie, la nuit qui tombe à 18h à cause du changement d'heure et que je déteste ça, et tout ce qui pourrait donner lieu de me plaindre pour ne pas dire qu'en vrai je suis profondément peinée de cet échec, profondément peinée de son comportement, à savoir qu'il ne m'adresse plus la parole et refuse de répondre à mes appels, sms et autres, mais ça, c'est fait comme dit la jeunesse.

NEXT, comme dirait ma mère.
(oui, elle est bilingue, elle aussi)
(en plus d'avoir les yeux bleus, comme sa fille)
(comme moi quoi!)

Allez, je vais me cacher sous ma couette. Hop hop hop.

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jeudi 22 octobre 2009

Tournez la page, cette bonne grosse putasse de page


J-2

Dans deux jours, j'affronte les amis qui viennent m'aider à porter mes cartons. Je vais devoir faire bonne figure, rire de leurs blagues et faire la fière.
Ils viennent me chercher, me porter, m'aider à fuir. Ils ne se doutent pas que je vais me cacher pour pleurer. Ils me connaissent forte, drôle, cynique. Pour eux, je ne veux pas avoir changer, je veux revenir et être rester moi.

Il y a un peu plus d'un an, j'ai quitté mon job, rendu mon appart et surtout laisser Cacahuète à son père une année, pour construire une vie ailleurs. Je la voulais mieux, sereine, et surtout avec lui, même si ça impliquait d'être à 800km de ma vie.
Je l'ai fait, sûre de mon choix. Et je l'ai regretté parfois, je me suis sentie mauvaise mère milles fois, mais j'ai construit, avec mes petits bras.

J'ai décoré cet appartement d'homme, mis de la couleur sur les murs, des tapis pour lire par terre, des bougies pour que ce soit doux. J'ai trouvé un bon job, acheté une mignonne voiture, préparé l'arrivée de ma Cacahuète. J'ai oublié mes concessions, avec toujours au fond de moi l'impression qu'il n'en ferait jamais autant.
C'était donc sûrement foutu depuis le départ. Inégal.

Puis il a voulu me changer. Il a voulu que j'apprenne l'hypocrisie envers les gens, que je souris même sans en avoir l'envie, que je sois douce et que je cesse de vivre dans l'excès de mes émotions, que j'arrête la démesure de mon instinct. Ça a été dure, j'ai réussi quelquefois, mais avec l'impression de m'être perdue.
C'est devenu violent pour moi d'avoir fait autant, de n'être plus moi, puis il a menti, puis il a trahi, il a trompé, j'ai fait semblant de pardonner, avec la boule au ventre, tous les jours.

Ultime scène, mots cruels, pleurs, coups: clap de fin.

Je me suis rendue malade, j'ai pleuré jours et nuits, je me suis roulée par terre, j'ai supplié, hurlé, menacé, imposé, j'ai perdu pied et du poids, l'éclat de mes yeux et l'envie d'aller plus loin.
Puis j'ai survécut, évidemment on survit à ça. J'ai dû accepter cet échec qui fait bien mal au cul, moi la Bree Van de Kamp, la maniaque de la perfection et du contrôle.

J'en rirais bientôt. J'espère.

J'ai fini les cartons, ces putains de cartons. Et je crois que je suis prête à laisser cette page se tourner, cette putasse de page.

Il pleut dehors. J'ai détesté cette pluie l'hiver dernier. La revoilà.
Alors je pars vers une vie à moi. Peut être pas meilleure que celle-ci, mais au moins à moi.
J'ai hâte.

Ici, la suite...

mercredi 21 octobre 2009

LOVE ETC... En amour, on s'y connait chez The Body Shop...



Quand The Body Shop fait un parfum, il le fait plutôt bien.
On retient White Musk, ôde au sexe.
Préparez vous, voici l'ôde à l'amour: Love Etc…™

Prenez 40 bloggeuses, ajoutez une équipe de choc pour nous gérer, une pincée de douceurs en tout genre, secouez bien fort, ajoutez un joli cadre et du champagne, mettez le tout 3h dans un TGV : voilà, c'est prêt.
(ci dessus, la recette d'un week-end comme on les aime).

Donc direction Marseille pour découvrir cette nouvelle senteur.
Là, tu rigoles, tu te fais maquillée, tu manges des petits fours, tu te promènes à 3h du matin quasi nue dans un hôtel ***, et surtout tu rencontres des nanas complètement fêlées (du coup, vous vous entendez plutôt bien...), d'une gentillesse dingue, toutes plus jolies les unes que les autres *.
Bon, faut pas croire, c'est comme la vraie vie, donc y'à aussi des dûchesses.

Et tu découvres ce parfum, aussi.
Tu es là pour ça, quand même.

Personnellement, j'aime beaucoup, c'est gai, joyeux, ça me fait l'effet d'une explosion de rires fruités mêlés à un regard sensuel.
Oui, je suis poète, et alors?
C'est doux et coquin à la fois, ça va réchauffer l'hiver.

Sortie nationale le 26 octobre 2009, sauf pour le shop de Marseille: il y est déjà en avant-première.


Aussi un gros GROS coup de coeur pour White Musk Iris de Nuit, Edition Limitée: un White Musk poudré / poivré, attention là on ne parle plus d'ôde au sexe, mais d'ôde au WILD SEXE (je t'expliquerais quand tu seras grand....).
Évidemment, vu que ma Vie sexuelle a fugué, je l'ai fait mien. Si tu m'entends Vie sexuelle, reviens, ça sent bon à la maison.

Bref. Que du bonheur.


Mentions spéciales à la gentillesse de Vicky et d'Acia, à la patience de Raphaël, au talent de Sandrine, et à André, et aux autres.

* Natachatte, Anna, Jade, Ithaa et Vivi, pour ne citer qu'elles....

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mardi 20 octobre 2009

Hommage à ma psy, cette connasse.

Aujourd'hui, je vais chez ma psy.

Elle fait du bien, elle est détendue, avec elle j'avance et je me remets bien d'avoir été traitée comme une merde pendant plus d'un an.

Sauf que hier soir, elle n'a pas du prendre son petit coup hebdomadaire.

J'arrive, j'attends. Je me dis qu'elle doit être aux prises avec l'âme précédente. Bizarre, d'habitude, elle s'arrange pour qu'on en se croise pas.
M'en fous, j'ai le ELLE, je lis et j'attends.

Elle sort de sa cuisine, une tasse de thé à la main, l'air méga énervée. Elle me dit à peine bonjour, bizarre.

Je m'installe, elle me regarde, et là, elle ne dit rien. D'habitude, on fait le point sur la dernière séance, sur mes conclusions, les siennes, et on continue la discussion.

Là, rien. Elle me regarde, et elle attend. Là j'hésite entre un pas de danse ou une roulade sur son canapé. Je me sens super con, elle a le visage sévère, fermé, alors je lui demande si elle va bien.
J'aurais peut être du m'abstenir: la réponse m'a un peu calmé, j'ai failli me lever et partir.
"Vous ne me payez pas pour que je parle moi, il me semble."
"Bah si connasse, je préfère te donner mon blé que de sponsoriser Paul & Joe, c'est bien connu"
Bon, j'ai pas répondu ça, mais j'aurais dû.
J'aurais dû me lever et me barrer, aussi.

En gros, ça a duré 35mn, au lieu d'une heure, vu qu'elle était super con, limite agressive, j'avais pas envie de lui parler, et j'ai sonné le glas en lui disant "Su-per" quand elle m'a annoncé qu'on était soi-même le maître de son histoire.
Ah bon, c'est pas les Maîtres de l'Univers, les maîtres de mon histoire?

J'ai trouvé ça très violent, de voir la personne à qui on choisit de se confier être aussi désagréable. J'aurais préféré qu'elle admette avoir un souci, être mal lunée ou mal baisée, et annule.

Alors comme j'ai bien appris avec elle, vu j'ai bien travaillé sur mon souci à prendre toutes les responsabilités de tout, vu que j'ai bien travaillé sur le sentiment de culpabilité et mon envie de plaire coûte que coûte, j'en suis arrivée à la conclusion que ce n'était pas de faute si c'était une connasse. Et je lui ai dit.

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mercredi 14 octobre 2009

Là où la découverte de la liberté fout les boules GRAVE



Voilà.

Un jour, tu as le choix de tout, vu que tu n'as plus rien qui t'attache.

Une nouvelle boulangerie: tu compares les vitrines et va à la plus alléchante.Un nouvel appartement: tu prends ton temps parce que tu le veux lumineux et pratique.
Des nouvelles soirées: à inventer.
Un nouveau job: rien ne presse, tu veux un job chouette, pas oppressant, avec des gens qui ont l'air sympa.
Des nouveaux meubles: j'ai décidé de chiner, d'apprécier, de restaurer.

Et OH MY GOD cette liberté, ce qu'elle fait peur.

Il paraitrait que le temps est mon allié.
Pour le moment, je ne vois pas bien quand... Il est trop long lors des soirées que je passe seule, il est trop court quand un bon moment se profile, ...

Il paraitrait que c'est le moment rêvé d'une vie: le choix de tout, la liberté de vivre.
Toutes les directions sont envisageables, rien ne parait impossible, rien n'est sûr.

C'est bon de se voir offrir la folie des possibles , mais qu'est ce que ça fait peur...


Crédit image: Eugène Delacroix
(ha ha)

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vendredi 25 septembre 2009

A Ma Précieuse Cacahuète

Re postage de cette petite histoire, à propos de L'Amour...
parce que celui là est beau, pur, et ne changes pas.

Vous avez déjà possédé un bien tellement précieux, tellement beau, tellement rare, que vous étiez persuadé de ne pas l'avoir mérité?
Vous avez déjà eu l'impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas aimer assez, à la juste valeur d'un amour sans limite et d'un regard tellement pur?

Ma Cacahuète, qui s'émerveille de tout, qui m'apprend des choses du haut de ses même pas encore 3 ans, qui a hurlé de joie au pied du sapin, qui se blottit contre moi quand elle est fatiguée, qui me dit que je suis belle et que je suis une maman d'amour (la vérité sort de la bouche des enfants, oui!), qui me comprend sans un mot, qui demande si elle peut sortir de table, alors qu'on vient de manger sur le canapé....

Je me sens impuissante de ne pas pouvoir l'aimer plus (si tant est que ce soit possible..) , de ne pas lui consacrer plus de temps, de partir travailler et de la réveiller le matin alors qu'elle dort si bien...


Je déteste son père qui me la prend la moitié du temps.
C'est puéril, mais c'est comme ça. Elle sort de mon ventre, je l'ai abritée et nourrie pendant 9 mois, pas un jour de moins, je l'ai portée, je l'ai mise au monde. J'ai 9 mois de souvenirs d'avance.
C'est moi qui ai guetté le rythme des battements de son coeur pendant les 10 heures de l'accouchement.
C'est moi qui la voulait, qui a su tout de suite que c'était une fille, et c'est mes yeux qu'elle a.
C'est moi qui aie passé la première nuit de sa vie à la regarder, à lutter pour ne pas dormir, pour apprendre son regard et lui raconter le dehors, ce qui nous attendait et tout le reste...
C'est moi qui l'aie bercé des nuits entières dans la cuisine, à pleurer toutes les deux, elle de coliques, moi d'épuisement.
C'est moi qui choisit ses merveilleux petits vêtements, qui lui ai acheté son premier rouge à lèvres (un Labello, et alors?) et qui lui a fait découvrir Ray Charles.
C'est moi qui a dormi blotti contre elle ses premiers jours, pour ne pas qu'elle aie peur, pour ne pas qu'elle se sente abandonnée.
C'est moi qui la protégera de tous les malheurs du monde, qui lui apprendra à souffrir, à aimer, à pardonner, à avoir envie de se battre.
Ma douce et précieuse Cacahuète....

C'est pas moi qui lui ai appris à compter jusqu'à 10, et c'est pas moi qui la dépose et la récupère chez la nounou, et c'est moi qui lui a mis sa première fessée.
Et alors?

Je veux la préparer en étant dure parfois, avec elle. Aie-je tort? Aie-je raison?
Je veux la protéger en lui mentant, parfois? Aie-je tort? Aie-je raison?
Je voudrais qu'elle aie toujours besoin de moi. Aie-je tort? Aie-je raison?

Est ce que je serais à la hauteur de la vie qu'elle mérite d'avoir?
Est ce que je serais un jour la mère dont toutes les jeunes filles rêvent?
Est ce que....
Est ce que....

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mercredi 3 juin 2009

Dans concessions, il y a CON


Quand on y pense, jusqu'où doit-on accepter de l'Autre, le tout sous couvert des concessions indispensables?

Est ce qu'il faut accepter le mépris et les mensonges pour paraître indulgente et compréhensive?
Ma maman m'a toujours dit qu'il fallait faire des concessions, qu'il y avait des jours sans mais que ça valait la peine d'être vécut, et tout, et tout...
Non mais merde quand même! De qui on se moque là?

Je suis clairement ce qu'on qualifie de chieuse, je l'assume et je tempère, parfois. J'ai un caractère bien trempé, cela fait de moi mon "personnage", voir .
Et je me rends compte là que je me suis perdue dans cette histoire, pour faire plaisir, pour plaire. Je me suis oubliée, je n'ai rien dit, j'ai ravalé mes mots et mes maux pour ne pas agacer, pour ne pas être jugée. Je n'aurais pas cru en arriver là un jour, moi si fière et si têtue. Comme quoi tout arrive...


Moi, j'ai accepté plus que je n'aurais jamais imaginé. J'ai fait plus pour quelqu'un que personne ne fera jamais pour moi. Je suis fière d'avoir eu la force de quitter mon travail, ma famille, ma vie pour partir dans l'inconnu à 800 kms. Pour rien, c'est balot, mais je savais pas, tiens!
Appelez ça l'Amour, j'appelle ça la Connerie.

Je suis seule mais je vais bien. Bizarrement, je suis sortie indemne (ou presque) d'un cercle infernal de tensions, de concessions à sens unique et de privations. Je vais mieux, je me suis retrouvée.
Je me promets de ne plus vouloir plaire à un homme àtout prix, de rester moi et de ne plus jamais me trahir.

Te biles pas, me revoilà dans la vraie vie et ça va chier des bulles, c'est moi qui te le dit!

Voilà, c'était intime, mais ça fait beaucoup de bien.
Belle nuit.

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mercredi 6 mai 2009

Bombe atomique.



Et si on quitte tout, absolument tout, pour partir vivre à 800 km de chez soi?
Et si on s'arrange pour se reconstruire ailleurs, trouver un job, se poser avec lui?
Et si on perd de vue ses amis, à cause de la distance?
Et si on se sent affreusement seule, si seule qu'on en souffre?

Que se passe t'il maintenant si l'homme pour lequel on fait tout ça vous quitte?

Réponse en image, avec la photo de l'intérieur de mon ventre ci jointe.
Vous mettre une photo de ma tête en ce moment ne serait vraiment pas supportable.

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samedi 2 mai 2009

Effet de langue

La langue tue. La vôtre, sûrement, la mienne, surtout.
Là évidemment, je ne te parle pas de ce qu'elle sait si bien faire, de sa façon délicate de s'insinuer entre deux lèvres, de glisser le long d'un cou, de caresser un sein ou de se faufiler suavement sur une aine. Ni même de s'emparer avec voracité d'une queue déjà tendue. Ca, nous en reparlerons.

J’évoque vos langues qui se délient, vos racontars et vos calomnies, les mensonges et autres venimosités qui vous permettent de mieux dormir la nuit. Vous trouvez ça si bon de pouvoir jouir du seul plaisir qui vous est gratuit : parler, parler, parler, parler encore et jusqu’à plus soif.
Quitte à démolir, à souiller de vos propos impurs nos oreilles et nos vies.


Médire, c’est aussi se mentir à soi-même. C’est dire à demi ce qui nous bouffe, c’est s’offrir le luxe de pas affronter une répartie cinglante.
Médire, c'est la vérité des lâches.

Ayez le courage de justifier vos vies misérables : hurlez une bonne fois pour toute à la gueule de celui que vous salissez votre haine. Jetez lui au moins ça au visage. Mais non, après tout, faites. Vivez à demi, je vivrais cette moitié en plus pour vous.

Parce que vous me détestez. Et je vous le rend bien.



Les femme ne m'aiment pas.
Elles savent l'envie qui monte au creux du ventre de leurs maris, et déchiffrent mes regards sans ambiguïtés.
Elles pressentent le léger moment de trouble de leurs bas ventres, et toute la force acharnée qu'ils vont mettre à le dissiper.

Elles me regardent mieux, s'attardent sur ma chevelure flamboyante qu'on ne peut rater, et remarquent mon port de tête altier, mes pommettes parfaites, mon nez fin et musqué, et mes yeux indigos.

Leurs regards descendent: mes épaules princières, mes bras fins et musclés, mes mains délicates.
Ces mêmes mains qu'à l'instant, leurs maris imaginaient fièvreusement sur eux.

Elles ne peuvent terminer leurs inspections que je les défies fièrement de le faire, avec mon regard moqueur.
Comme une claque dans leurs gueules: peu finissent de me juger ainsi, et de toute façon, elles me détestent déjà.

Alors la jalousie s'insinue dans leurs pores et transpire de leurs peaux trop maquillées.
Le masque apparait: peur et envie mêlées.

Je suis mieux que vous.
Salopes.


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lundi 30 mars 2009

Ah ouais. Quand même!

Et puis un jour, BIM.

ca fait 4 mois qu'il pleut. Jour et presque nuit.
Viens t'installer sur la côte, il fait toujours beau on m'avait dit.
Sauf que là, la pluie, la tempete de la mort, les nuages vilains et tout, ça va bien.

Moi j'ai laissé mes vêtements touts chauds à la capitale, pour cause de cohabitation avec un dressing masculin ma foi assez bien garni. OK c'est la mode du jean loose piqué à Monsieur . J'entends "c'était" au fond à droite, mais saches qu'en Province, nous avons 2 mois de retard (j'ai donc 2 mois de rabe, et vlan). Mais quand même.

Rends nous le soleil toi là-haut, on te laisse le blé du CAC40: ça réchauffe ni le coeur, ni la peau.
Cherchez pas le rapport, y'en a pas. Faut juste bien que ce soit de la faute à quelqu'un.

Sinon j'ai eu 29 ans, mais tout le monde s'en fout. Je suis vieille (rigoles pas: je suis VIEILLE). Evidemment j'ai 0 rides, et je peux te dire que vu ce que je laisse chez les majors des crèmes anti-rides, ça vaut mieux.
Faut pas croire, j'apprends encore des trucs.

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mercredi 29 octobre 2008

Dans le cul, Lulu!


Aujourd'hui, c'est pas la fête du string (ou alors juste celui de la photo*).

Oui madame, oui monsieur: y'à aussi des jours où ça va pas bien, où on a envie de se gaver de Nutella et de rester en pyjama. Enfin pas moi, cause que je dors pas en tenue très présentable, et passer sa journée à poil, ça le fait moyen... Bref.

C'est sûrement à cause de:
- ma dernière facture de portable, qui est à peu près équivalente à PIB de la Birmanie, à titre de comparaison. Y'à au moins Bouygues qui neconnaitra pas la crise grâce à moi.
- la fuite d'eau qui Oh Priez pour nous n'a j'espère pas traversé le plafond du voisin du dessous (rapport au fait qu'il a reçu son plafond sur la gueule au petit déj' y'à pas longtemps, tout ça à cause de la machine à laver qu'elle avait fui!),
- mon inactivité partielle, j'ai l'impression de me ramollir du cerveau, j'ai peur de devenir bonne à rien, j'en peux plus de préparer des bons petits repas et de m'assurer que l'Ours a toujours du linge propre, et je trouve pas de CDI bordel de couilles. Je ne veux plus jamais un job comme celui que j'ai quitté, on est bien d'accord. Mais quand même.
- ma situation d'expatriée provinciale. J'aurais jamais cru que j'aurais le blues de Paris un jour. Je l'ai pas encore, je me soigne, mais il essaye de s'immiscer dès fois que...

Bah non. C'est pas à cause de tout ça.
Remarques ça pourrait.
Mais c'est juste qu'il pleut.
Voilà.

* comme moi, vous vous demandez comment il va géré la repousse qui se profile à l'horizon? Mal sûrement.
E-PI-LA-TION on avait dit!
Nom de Diou.

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mardi 28 octobre 2008

Et le gilet en poil de chat, dans tout ça?

AVANT
Home sweet home!

Rentrée après 10 jours d'errance en terre maternelle, 10 jours loin de l'Ours! Youpi!

Déjà, ça avait mal commencé: avion retardé, 3h à glander à l'aéroport. Après la guerre civile à laquelle j'ai assisté en Terre Sainte de Roissy, je peux vous dire que je reviens de loin.
Bref, on embarque (à 19h30 au lieu de 16h, mais ça c'est une autre histoire).
Louis 3 ans et son frère Lucas 5 ans sont devant moi dans l'avion, à théoriser sur le crash hypothétique de l'avion.
Dans l'éventualité improbable d'un amerrissage, des canaux sont à votre disposition aux extrémités de l'appareil.
J'en demandais pas tant! Etant donné qu'on a à peu près autant de chance de survivre à un crash en pleine mer qu'à un crash sur la Terre ferme, je suis éventuellement improbable à convaincre: t'as déjà fait un plat toi? t'as pas eu mal? et on est bien d'accord, t'étais au plongeoir à 8m, t'étais pas au dessus des nuages, à 10km du plancher?
Bref. Nous prenez pas pour des cons hein.

Louis 3 ans et son frère Lucas 5 ans en sont ensuite venus au mains. Jeux de mains, jeux de vilains, on est là aussi bien d'accord. Fatalement, y'en a un qui a fini par chialer.
Pendant 25mn (ce qui sur un vol de 1h20 te parait long, mais loooong....).


Louis 3 ans et son frère Lucas 5 ans ont eu faim. Branle-bas de combat, dégainage des sandwichs et autres chips, on a eu la paix pendant 20mn.

Tout ça pour dire que un fois arrivée chez moi, ôh joie, je retrouve l'Ours.
Sauf que ça sent le charogne: premier constat, l'Ours est arrivé 5h avant moi et n'a pas pris la peine de changer la litière du chat. Soit.

Litière changée, odeur restée.
Gné? Ca sent toujours le cadavre, et là, j'avise la caisse où j'aligne amoureusement mes bottes.

Pendant 10 jours, le chat s'en est servi comme litière. Je te passe les détails, je ne te raconte pas les bottes en cuir méthodiquement lustrée, imperméabilisée, qui baigne dans du pipi de chat. Non, je ne raconte pas, j'essaie de chasser cette vision d'horreur...

D'où l'utilité d'un gilet en poil de chat: c'est comme ça que le mien va finir.


APRES



Je sais, c'est moche.
Fallait pas m'embêter.

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jeudi 23 octobre 2008

Repentie chic


Repentiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
J'ai trahiiiiiiiiiiiii

OK, je me tais!
Ca va oui.



Là, juste à côté, c'est chic. Simple, décontracté, ça respire le bonheur, c'est efficace. Ils sont beaux comme des camions. Bref.



Aujourd'hui, je voudrais bien te parler d'un truc qui me fait franchement chier: la fashion attitude.
Ouais, j'en suis revenue. Tu me connais un peu? donc tu dois bien te marrer derrière ton écran. Mais JE JURE que j'ai changé.

Avoir les IT chaussures, le IT bag, le foulard qu'il faut ou la robe housse à tartans de l'hiver, moi je dis merde. Je m'habille comme je veux d'abord.

Si mon jean pourri que je l'aime d'amour, et mes Converse déglinguées qu'ont 4 ans et une no couleur, c'est mes IT trucs à moi, et que je veux les mettre tout l'hiver, c'est quoi le problème? Puis si mes bottes toutes usées mais tellement trop belles, je peux les mettre avec tout et que donc j'ai pas besoin des low boots qu'on se doit de posséder, ou des camarguaises qu'on dirait mes bottes pour faire du poney, j'en veux pas, je fais ce que je veux j'ai envie de te dire.

Je ne suis plus pas fashion, j'ai arrêté. Et purée, en fait, qu'est ce que c'était fatiguant ce truc. Je ne me rue plus aux ventes presse, ventes privées et autres, je ne m'achète plus 3 paires d'escarpins par semaine (de toute fashion*** j'en ai assez pour me contenter moi, Cacahuète et la fille qu'elle aura, alors...) , j'ai plus besoin de l'accessoire à avoir, je ne vais plus aux soirées m'as-tu-vu parisiennes, j'ai perdu pleins d'amis intéressés, je ne me rends plus malade parce que j'ai pas trouvé LA couleur de vernis qu'il faut avoir. Et tout....

De toute façon, je suis cap' d'être chic même fagoté comme un sac. Tout est dans l'attitude.
T'as qu'à croire qu'un sac qui coûte un mois de salaire rend chic. Moi je dis que ça fait vite vulgaire, l'étalage... bref...

Je dis juste aussi que même si y'à pas de H&M à côté de chez moi, même si je tuerais parfois pour un scone au chocolat de Starbucks, même si je dois faire 30km pour trouver un Séphora, c'est pas grave.

Voilà.
Je suis devenue raisonnable, quoi.*
C'est la honte d'après toi?





* enfin sauf quand avec l'Ours on sort**

** donc souvent, en fait

*** LAPSUS, même pas fait exprès, ça me fait bien rigouler (plus que je ne suce) (enfin ce soir)

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lundi 20 octobre 2008

Je m'ennuie! Ou fais pas ta Mona Lisa!



Oui, je m'ennuie. Il ne s'est rien passé dans ma vie depuis 2 semaines. Ah si, j'ai été au Parc Astérix (et c'est même pas une blague, tu vois le level?).
Pour tout te dire, là je suis en train de boire un café avec mon amoureux. Oui, je rédige mon post en même temps. Parce que lui, il travaille. C'est un week-end à Paris en amoureux, je te précise.
Tu suis?
Sinon, ça va bien, merci.

Et me demandes pas pourquoi, quand je pense "ennui", je pense Mona Lisa. Elle a l'air tellement blasée que ça me fait marrer.
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jeudi 16 octobre 2008

10 jours chez ta mère, ou compréhension de l'éclosion des serial killers



Si si, je te jure.

Toi, tu pars d'un bon sentiment, tu te dis que pendant que L'Ours est en déplacement, tu vas venir passer 10 jours chez ta môman, que ça lui fera super plaisir et tout...

A la base, ça commençait mal: mercredi, 10h, je débarque de mon avion, j'ai froid, il pleut, et ma mère, bah elle est pas là.
moi: "Allo! T'es où?"
elle: "Prends le bus, ma voiture est en panne."
moi: "Gneuh?"
Là, t'es d'accord avec moi, elle aura pu prévenir, je me serais organisée, là j'ai deux valises, il pleut, puis j'ai froid (autrement dit: je serais même pas venue!).
Bon, ok, je prends un taxi.

J'arrive. Et c'est le drame. L'enfant roi de la maison fait un scandale, sûrement encore hautement justifié: son déjeuner sur un plateau ne sera pas arrivé assez rapidement, ou le linge sale d'hier, qu'il a jeté par terre, lui barrera le chemin et il faudra le ramasser sur le champ, ou son épisode de TotallySpies sera terminée, ou... UNE BAFFE! Laissez moi juste lui mettre une baffe.
Il y a pas à chier, y'à 20 ans, JAMAIS on aurait parler comme ça à sa mère.

Je te passe l'épisode du clébard puant qui dormait dans mon lit quand je suis arrivée, du chat qui pisse sur les tapis quand il est contrarié et c'est normal, du beurre qui reste sorti toute la journée et c'est moi qui est maniaque, et tout, et tout...

Là, je comprends comme un être normal peut se transformer en exterminateur. Si si, je comprends.

Mais qu'est ce qui m'a pris??

Je suis arrivée hier.
Il me reste 9 jours à tenir.
Priez pour moi.

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mercredi 24 septembre 2008

Mais où j'ai bien pu disparaître?



que tu te demandes?
Si tu ne te demandes pas, tu es un chacal, que veux-tu que je te dises?

Bon bah je suis là, je m'en suis sortie vivante, c'est déjà ça!


Je me suis défait de toutes choses bassement matérielles. Oui, des choses comme mon travail, mon appart, mais pas mes chaussures, je ne suis pas devenue folle, non plus.
Plus de travail, et je peux te dire que c'est une fois que tu arrêtes que tu te rends compte à quel point ça te pourrissait la vie, de te casser la rate pour des loosers.

Alors je déménage, et ça à un rapport avec ça

Et pas dans la rue d'à côté hein, je laisse ça aux petites joueuses. Moi j'ai choisi le sud ouest, la patrie du surf et des piments, you see? Ouais. Tayo. Tu prends ton manteau, on s'en va.*

Allez, je reviens dans la place.


* référence hautement culturelle au film des Inconnus... (en plus faut se justifier, je rêve...)

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jeudi 29 mai 2008

Une noisette, j'la casse entre mes fesses tu vois...

OK?
Ouais, tout ça pour dire que j'ai repris le sport.


Alors que je te raconte un peu ma vie: sinon hier, y'à deux personnes qui m'ont dit que j'étais belle. Deux personnes qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre, qui ne se connaissent pas, et qui me connaisse peu (heu ça vient peut être de là, avec le recul...).

Alors moi, bah évidemment, je les crois.
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lundi 26 mai 2008

Mother's Day! C'est ça ouais...

La fête des Mères, c'est tellement trop bien...


Heureusement qu'on se fend la goule avec Cacahuète, parce que sinon tu passes toute l'année à:
- essuyer du vomi, et avoir des hauts de coeur, parce que tu détestes trop ça, le dégueuli des autres. Surtout quand dedans y'à des morceaux de knackis, des coquillettes et que ça baigne dans le lait macéré...

- enlever des couches pleines, et avoir des hauts de coeur, parce que tu détestes ça, la merde des autres. Même celle de ta descendance, faut pas croire, ça pue quand même. Quand c'est pas les couches, c'est les toilettes: "viens voir j'ai fait caca". Cool.

- t'extasier devant des dessins que même Picasso, il peut pas comprendre. "Là, un bonhomme, ici une fleur, et là c'est toi Maman!" : le seul truc que tu reconnais, c'est les cheveux, parce qu'elle les a fait orange, ma Cacahuète. Observatrice.

- regarder 12 000 fois le même épisode de Strawberry's Shortcake, et tu deviens en moins de deux plus calée en Clafoutis et Pralinette qu'en actualité politique. Super pour jeter sa culture à la gueule des autres.

Alors les colliers de nouille, même pas j'en veux! On en chie pas des ronds de flan toute l'année pour un collier qu'on mettra même pas. Autant que ce soit utile ce cadeau, nom de diou!
Moi c'est robe en soie Sandro, il est où le problème?

Merci Cacahuète.
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dimanche 25 mai 2008

Faire une valise, ou comment s'énerver très fort toute seule*



Là, j'étais en train de faire ma valise. Bah oui, je pars en vacances, vu que j'ai plus de travail.
HU HU HU.
Et j'ai arrêté, parce que ça me rend barje: mon seul problème, c'est que le dressing en entier, ça rentre pas dans mes valises. Oui, je prends plusieurs valises, c'est quoi le problème? je vais quand même pas mettre mes chaussures dans la même valise que mes vêtements!

Donc valise 1: 20 tops, 4 pulls, 3 blousons, 7 pantalons, 6 robes, 3 chemises, 4 shorts, 4 mini jupes, 2 combi, 4 maillots de bain (5 autres sont déjà sur place... t'inquiètes pas!), et autant de sous vêtements qu'il m'en faut pour 2 mois.

Et valise 2: deux paires de converses, une paire de nike air (oui, je fais du sport, pour être plus bonne que la plus bonne de tes copines), deux paires de birkenstock, 5 paires de fuck me shoes, 2 paires de spartiates, 4 paires de tongs, 1 paires de bottes, et je suis sûre que je vais en ajouter encore...

Maintenant il faut que je case aussi là dedans: le sèche cheveux, les petits produits de beauté qui vont me rendre trop belle, les différents bags, mon ordinateur, des livres, .........


Ah oui, au fait, je ne pars que 12 jours...
Et là, je me demande: je suis tarée tu crois?

MAIS COMMENT QUE JE VAIS FAIRE...

Autant te dire qu'à chaque fois mes valises font au minimum 30 kilos à elle deux, soit presque autant que moi... PRESQUE j'ai dit, ça va, je suis pas en stade terminal non plus!
Autant te dire qu'à chaque fois, à l'aéroport, je dois faire mes yeux de chat potté au premier malabar qui passe...
Autant te dire que ça va être le parcours du combattant: deux valises, vite je cours, mes billets, merde au fond de mon sac, mon ipod, putain plus de batteries, mon sac, ouf il est là, ma place, tu dégages merci.

Et quand j'arrive là bas, je range tout bien dans ma commode.
Et quand je repars, bah c'est pareil, mais à l'envers. Et je comprends pas, y'en à toujours plus. Et ça rentre pas, et ça m'énerve.

J'aime pas faire les valises.


* Oui, je suis une connasse qui voyage monogrammée, so what?

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mardi 20 mai 2008

Prépares toi y'à de la news qui déchirent là dedans....

C'est moi que revoilà, et ça va barder dans les chaumières.
Fais la danse du ventre tellement t'es contente. Et si t'es un homme, fais la danse de ce que tu veux (sauf si tu fais la danse des canards, là, tu sors!).


News 1
Y'à de l'homme dans ma vie. De l'homme qui déchire, et qui bla bla bla... CHA BA DA BA DA.... et ça, bah mine de rien ça prend pas mal de temps hein! mais ça te regarde pas non plus, alors je garde le reste pour moi.
Hein que t'aimerais tout savoir?


News 2
Y'à plus de travail dans ma vie! je le jure! et ça c'est top, parce que le prochain c'est fin août, donc youpi youpi, c'est les grandes vacances!
Juste je précise, j'ai l'impression de redevenir normale: plus de cernes, 1Oh de sommeil par nuit, et j'ai pas le palpitant à 12 000 quand mon portable sonne, d'ailleurs il sonne beaucoup moins...

QU'EST CE QUE C'EST BIEN, ma vie, là...


News 3
J'ai repeint ma salle de bain. Je sais, tu t'en fous, mais ça me fait plaisir de te raconter. Moi j'ai trop pas de chance avec la peinture... Faut dire que là, j'ai entrepris de repeindre ma salle de bain couleur or. OUI, or, et alors? c'est pas chez toi, c'est chez moi à ce que je sache!
Donc or, mais à la bombe, parce que ça irait plus vite, que je me suis dit. Sauf que comme y'à pas de fenêtre dedans, en 4 secondes chrono, ma salle de bain, tu pouvais même plus y respirer. Et mes cheveux, c'était de l'or, et j'étais comme une princesse. Et maintenant , sur toutes mes petites affaires de salle de bains, y'à de l'or dessus. Et c'est beau. Ouais!
(mais j'ai fait qu'un mur, et vu le résultat, faut que je trouve une solution rapidos!)

Bon, je te laisse, j'ai piscine.
Bah je t'ai prévenu, oui, j'ai rien à faire d'autre....

Ici, la suite...

samedi 29 mars 2008

C'est pas comme si j'avais pas le temps....

... mais ça y ressemble.

Je t'explique ASAP!
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samedi 23 février 2008

Je voulais juste dire que...

... la vraie solitude, c'est quand y'à plus de piles dans ton vibromasseur.


OUAIS.
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dimanche 17 février 2008

Taggues-mi et taggues-moi sont dans un bateau.... Ducon tombe à l'eau... il reste qui?


Ok, c'est pas un bateau quelconque. C'est le boat de P Diddy, que dis-je!
J'ai les moyens de mes ambitions, ou quoi?

Z'avez qu'à me tagguer, pendant que vous y êtes...
Je vous dit pas même pas merci, Barbara et Sista.

En plus, y'à un réglement:
tu mets le lien de la personne qui t'a taggée,
tu mets le règlement sur ton blog,
tu dis 6 choses, habitudes, tics non importants sur vous
tu taggues 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien
et tu préviens les personnes taggées...
Quand t'as fait tout ça, j'avoue, t'es saoulée!


1. je suis une psychopathe de la housse de couette: faut pas que les bords soient mal mis, sinon je dois secouer le tout jusqu'à ce que les bords de la housse soient bien raccord avec la couette. Bon. Quand t'es seule chez toi, t'as juste l'air con, à 1h du matin, à secouer ta couette comme une dératée. Mais quand t'es accompagné, t'essaie de faire ça en douce pour pas trop passer pour une tarée, genre en 3 sec 30 quand il va pisser. Du coup, il se demande pourquoi t'es essoufflée et que le lit a été refait. Ouais. Je sais. Je suis pas super nette dès fois.

2. je me suis fait draguer, un jour, en soirée (donc un soir, en fait) par Romain Duris. T'es trop dégoûtée ou pas?
alors si t'es dégoutée, je casse le mythe tout de suite: il mesure 1,13m, il est gaulé comme une crevette et c'est un goujat.
Ouais. Tout ça pour le même homme. Il me dit "viens on va baronner", on sort, et il se barre sans moi.
On était trop bourrés, je crois bien.

3. je ne fais la vaisselle que le dimanche. Celle de toute la semaine. J'en suis au point où j'envisage même d'investir dans de la vaisselle jetable. Bah quoi? j'ai pas le temps moi avec ces conneries!

4. je peux rester sans faire pipi pendant super longtemps. Je le jure. Que même si tu passes la journée avec moi, t'hallucines. Par contre quand j'ai envie, faut que je fasse tout de suite mais genre TOUT DE SUITE. Sinon....

5. je suis la fille la plus trash que tu connais. Un jour j'ai vomi sur le comptoir du vestiaire. Oui Madame. SUR LE COMPTOIR, en attendant mon manteau: je tends les tickets pour récupérer mon manteau tout neuf, je me retourne pour surveiller ma copine qu'était pas bien (qu'étais complètement bourrée, ouais), je retourne ma tête, et là, j'ai du aller trop vite, j'ai vomi. Devant la nana du vestiaire. Devant tous les gens qui attendaient. Devant la moitié de Paris. Je suis sortie de là digne, aussi digne que quelqu'un qui vient de vomir devant un public médusé, qui porte sa copine et qui tombe par terre.
Depuis, je vais beaucoup mieux. Je ne bois plus de vodka. Plus jamais de la vie.

6. on dirait que je suis conne, mais en fait, je suis gentille. C'est pas moi qui le dit, c'est les gens. C'est juste que je ressemble à une bourgeoise prétentieuse. Mais au moins, grâce à ça, je me fais draguer par Romain Duris, et je picole à l'oeil.


A qui le tour?
Ca va saigner.

Sonia une pintade
Lizzie j'adore
un homme
puis j'en sais rien moi!

Ici, la suite...

samedi 16 février 2008

The men of my life - part 2


Celui qui t'aimait mais qui aimait aussi beaucoup beaucoup trop son ex
Lui, tu le rencontres, tu es jeune, il est plus vieux, et au bout de 3 mois tu habites chez lui. C'est cool, t'as pas 20 ans, c'est l'indépendance, youpi.
Bon, seul ombre au tableau, y'a encore le maquillage de son ex dans la salle de bains, alors tu le mets à la poubelle.
Alors c'est un scandale.

Un jour, t'es contente, il t'offre un parfum. Puis un de ses potes te fait remarquer que tu sens comme son ex. Parce qu'il t'a offert le même parfum.
Alors tu fais un scandale.

Y'a même l'ombre de son ex de peinte sur le mur de sa chambre.
Oui Madame. Oui Monsieur.
Et toutes les nuits, elle dort avec vous. C'est sympa, ou bien? Alors un jour, tu refais les peintures.
Alors c'est un scandale.

Au bout de 2 ans, tu le quittes par téléphone, parce que ça va bien deux minutes tout ce bordel. Il vient à ton boulot, pour te ramener tes affaires. Dans des sacs poubelles. OUI. DANS DES SACS POUBELLES, l'enculé.
Alors tu fais un scandale.
Et finalement, il se rend compte que t'étais pas trop mal, donc il t'écrit des lettes de 28 pages, tous les 3 jours, et il reste planter devant chez ta mère, et il va aussi pleurer chez ta tante, et tout, et tout. Un psychopathe.
Verdict: point trop n'en faut... en cas de doute sur la stabilité mentale de quelqu'un: FUIR!


Celui que t'avais un coup de foudre pour lui comme dans les films mais dans le métro

Tu vas au boulot, comme d'hab. Il est 9h30, tu comates, comme d'hab. T'arrives sur le quai, t'es à la bourre, comme d'hab. Et là, WHAT THE FUCK? Ca te réveille d'un coup, chaleur, t'en fais tomber ton sac à main, chaleur, tu sais plus où t'habites, chaleur, c'est le bordel dans ta tête. Il te le faut. Il est à toi. Cet homme envoie du bois. Et il sera tien. Tout de suite, tu penses enfants, maison de campagne, mariage au bord de la mer... Et tu vas travailler, parce que tu peux quand même pas lui sauter dessus dans le métro. Tu penses qu'à ça, toute la journée.

Sauf que le lendemain, t'en crois trop pas tes yeux: tu le croises, encore. Et puis encore les jours d'après, encore. Presque pour un peu, tu deviendrais croyante. Tu penses qu'à lui. Bon, forcément, tu te surpasses, tu fais passer le message avec tes sublimes yeux bleus, un peu plus chaque jour, et en deux temps, trois mouvements, trop facile: tu te retrouves à déjeuner avec lui...
C'est beau. C'est grand.

La suite? Y'en a juste pas: il vit avec quelqu'un, et je me sens trop pas de faire ça. Pour l'instant. Parce que lui, il se sent de le faire.... Purée, j'ai une conscience moi bordel.
Verdict: le matin, dans le métro, maintenant tu regardes par terre, sinon c'est trop le bordel dans ta life après.


Celui qui était le grand frère d'une super copine à toi, et qu'était barjot un peu quand même
Bon, c'est cool, tu sors avec le frère d'une copine, il vit chez sa maman (déjà, là, j'aurais du me méfier...), alors tu prends le petit dej en culotte avec ta pote, et ton mec. Le système a ses limites, quand par exemple elle sent que tu deviens plus importante qu'elle, elle le vit pas très bien, forcément.
Bref.
Lui, son passe temps favori, c'était de me gueuler dessus mais de faire semblant d'être un gars sympa devant les autres. Même que un jour, je l'attendais sans sa voiture toute pourrie, et que le moteur a commencé à fumer. Bah il m'a engueulé comme du poisson pourri que même j'avais envie de pleurer tellement c'était injuste. C'était pas de ma faute quoi!

Après, un jour, je l'ai largué. Pour me faire "retrouver mes esprits" (sic), il m'a foutu toute habillée sous la douche. Froide, la douche. Donc bon, forcément, j'étais mouillée, mais j'étais aussi obligé de le baffer. Donc forcément, il me l'a rendu. Donc forcément, je me suis pas laisser faire. Cette histoire se termine en pugilat de gros mots, trucs dans la tronche et coups de latte. La classe.
Verdict: on sort pas avec les frères de ses copines, ça fout la merde. Surtout s'ils sont cons, et surtout s'ils vivent chez leur maman, pardi.


C'est tout pour l'instant. Et c'est déjà pas mal, tu me diras.
Ca fait peur, même, non??

Nous avons donc appris aujourd'hui que:
- point trop n'en faut... en cas de doute sur la stabilité mentale de quelqu'un: FUIR!
- le matin, dans le métro, maintenant tu regardes par terre, sinon c'est trop le bordel dans ta life après.
- on sort pas avec les frères de ses copines, ça fout la merde. Surtout s'ils sont cons, et surtout s'ils vivent chez leur maman, pardi.
La dernière fois, léger rappel parce que faut pas que t'oublies, tu as appris:
- qu'il ne faut jamais laisser de deuxième chance à un radin, même si c'est le sosie de Tom Ford, et qu'il est gaulé comme Brad Pitt dans Fight Club. Je sais, c'est moche.
- qu'il ne faut jamais appeler un homme Bichou. Il te le fera payer cher.
- que si tu veux coucher, tu peux le faire tout de suite. Attendre, ça sert à rien.

J'espère que ces leçons te servent dans la vie de tous les jours.
Prends en de la graine.
Ou pas, tu me diras.

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dimanche 10 février 2008

Je viens de faire sauter ma caution, ou comment mon chat a été lavé au white spirit...


Ouais.
Tout ça en même temps.
J'ai des dimanches super productifs, qu'est ce que t'en dis?

Que je t'explique. J'ai voulu faire comme dans l'émission DECO sur la 6, avec des gens super contents qui font des trucs trop bien à la peinture sans en mettre partout et sans se salir. Ouais. Sauf que dans la vraie vie, c'est pas comme ça que ça se passe.

1. J'ai démonté ma cuisine. Faut dire que j'avais une cuisine de merde, avec les meubles du haut dépareillés des meubles du bas. A 13h, comme ça, youpi, envie de peindre. Alors maintenant ils sont tous rouge. Et là, je me dis que le matin, ça va me faire mal à la tête... Et tout d'un coup je me suis dit que mon proprio de 75 ans, ça va lui achever sa catarate...

2. Je suis trop petite pour démonter ceux du haut, vu que j'ai pas d'escabeau à disposition, tu vois. Qu'à cela ne tienne, à quatre pattes sur le plan de travail, je suis super sexy. Maintenant j'ai un frigo et un évier moucheté rouge, c'est pop, c'est cool.

3. Après j'ai tous mis les portes du bas sur le plan de travail pour que ça sèche. C'est là que mon chat a trouvé ça cool, lui aussi. Alors il a marché dessus, et il est parti en furie parce que évidemment que ça pue et que ça colle! Ouais. Alors j'ai du lui courir après, et pendant ce temps là il a ruiné mon appart. Quoique c'est pas mal, ces petites pattes de chat rouge laqué un peu partout... Heu... Non en fait. C'est nul.

Après il a fallu que je le nettoie. Le chat. Dans le bain. 50 fois. Au white spirit (mais pas trop quand même pour pas qu'il meurt). Je le laisse imaginer le carnage...

Conclusion: la peinture, ça part pas d'un chat qu'a des poils blancs.
J'ai un chat assorti à mes meubles de cuisine. On a la classe ou pas, j'ai envie de te dire!

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samedi 9 février 2008

On The Love Boat, ou comment Mr Never, il va se faire détrôner GRAVE....



THE END IS IN SIGHT // une histoire de cul --------->
(je sais, je suis une killeuse en trouvage de photos qui va bien...)

... j'ai dit CUL, et t'en peux trop plus de suspens...

Parce que là, on a du lourd. Du level. De la compèt de folie.
Oui Monsieur. Oui Madame.
Un remplacement en bonne et dûe forme. Un préavis de licenciement. BIM! viré!

Exit le Mr Never.
Deux ans et demi qu'il est gentil, pas gentil, là, pas là, loin, pas loin. Ah non, ça, c'est cretin.fr.
Allez, dehors.

So what, tu vas me dire?
Bah so what, une nouvelle vie commence que je vais te répondre. C'est comme si c'était le printemps et que je pouvais courir nue dans un champ de fleurs, c'est comme si les chaussures c'était gratuit, c'est comme le Nutella s'auto-renouvelait de lui-même.
Et c'est beau. Et c'est grand.

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jeudi 7 février 2008

J'aime mon travail, ou ZIP IT!


Y'a de la culture cinématographique dans l'air, c'est moi qui te le dis!!!


Ce fait divers se passe dans le cruel monde du travail. Et c'est moche, je tiens à te prévenir.



Aujourd'hui.
11h.
Ma boss m'envoie un mail.
Intitulé de ce mail: "mais réponses follow*"
Oui, tu as bien lu...
Oui, tu peux te moquer.
Oui, ça le fait pas. Enfin moi j'ai honte.

Alors elle m'énerve.

Alors, depuis hier, j'ai pris mon plus gros marqueur que je me shoote avec, une feuille A4, et dessus j'ai marqué ZIP IT.
Et quand elle me parle, je la lève.
Enfin quand elle a terminé.
Dans son dos.

Ou des fois, elle me parle, et je fais semblant d'être tellement concentrée que je ne l'entend pas. Alors elle renonce, et elle part.

Non, je ne suis pas lâche.
Juste sympa.
La pauvre.


* ouais, dans la com, tu parles à moitié français, à moitié anglais. Comme ça, t'as l'air plus cool, you see?

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vendredi 1 février 2008

Rien, en fait.


Bon, alors on a parlé de ma vie sexuelle, un peu de mes malheurs aussi. On a dit des trucs sexuels, et on a fait un peu de pub, même!
PUTAIN! mais on serait pas sur un blog de filles là dis donc? ah... sorry... j'ai pas encore montré des super vêtements qui déchirent, mais bon, en même temps, j'ai envie de te dire, comment je suis sapée, on s'en fout un peu!

J'ai aussi un travail, tu vois. Un truc où je passe près de 45h/semaine quand ça va bien. Près de 65 pour celle qui se termine là. Les 35h? Bah oui, en deux jours et demi, pourquoi? Evidemment, je suis sous-payée, mais au moins, j'ai l'impression d'avoir deux apparts. C'est cool, non?
Bah non, justement, c'est pas cool.

Et là tu m'admires trop! Hein?
Je sais, je sais... j'ai le temps d'avoir une vie sociale, de m'occuper de Cacahuète, de faire la femme d'intérieur (bon ok, je fais la vaiselle hebdomadairement, so what?) et même de faire des articles que tu lis avidemment, et en plus, tu te seras rendu compte que je suis totalement bilingue... Ne suis-je pas un être extraordianaire?
Tu es d'accord avec moi.
J'aime.

Bref.
Tout ça pour dire que j'avais rien à dire. Ah si en fait, y'à quand même la St Valentin qui arrive, que je te ferais figurer! j'y trvaille sévère, tu vas être fier de moi.



Sur ce, je te laisse, j'ai du vernis à poser sur mes ongles de doigts de pieds. Je sais, ma vie est palpitante!

Demain je te parlerais de ma copine qu'à acheter un appart il y a 6 mois avec son namoureux, et qu'ils ont même pas encore baiser dans la cuisine. Le monde est fou, que veux-tu?

Ici, la suite...