Consciencieusement, j'ai tout reconstruit.
Ah ça, je ne suis pas peu fière...
J'ai un nouvel appartement, bien plus petit, mais que j'ai choisi seule et où je me sens bien, dans un nouveau quartier que je découvre et que j'aime. C'est chez moi, et je reste des heures allongée sur le nouveau tapis, à me dire que c'est chez moi. C'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, c'est-chez-moi, jusqu'à ce que la tête m'en tourne.
Je ne chiale plus que quand je m'écrase le petit doigt de pied quelque part, le plus souvent contre la chambranle d'une porte. Parce que Bon Dieu, putain, ça, ça fait vraiment mal.
J'ai un nouveau travail, que j'ai gagné à l'acharnement, et aussi parce que je le mérite, que j'aime et qui me conforte dans tous mes précédents choix professionnels. On s'est apprivoisé lui et moi.
La bonne humeur, l'entente et le rire font partie intégrante de mes longues, souvent si longues journées. Il occupe tout l'espace, enfin, tout l'espace que je lui donne.
J'y déjeune et bien souvent j'y dîne, je parle toute seule dans mon bureau, parfois j'écoute la musique très fort en chantant à tue-tête, parfois j'y bois du rosé, j'ai des chaussures dans mon placard et une réserve Milka dans un tiroir. Je me lève avant mon réveil pour le surprendre tôt le matin.
On peut donc dire que c'est comme si j'étais de nouveau en couple, non? Comment ça, non?
J'ai envie d'acheter une maison de campagne.
J'ai envie d'un beau bijou.
Je me rends compte que j'ai envie de choses qui durent.
J'ai tout reconstruit autour de moi.
J'ai tout reconstruit "dans" moi.
Je suis une trentenaire, célibataire, épanouie et indépendante. You hou. (Cache ta joie).
En surface. Ne venez pas trop gratter quand même... d'ailleurs, je ne prends plus le temps de gratter moi non plus.
La touche -> de mon clavier ne fonctionne plus, c'est chiant à mourir.
Mais ça n'a rien à voir.
Il ne me reste qu'une cicatrice: la peur d'échouer.
Je ne m'étais jamais arrêtée pour savoir si j'allais y arriver, ou si j'allais échouer. Jamais. Tête baissée, tout le temps.
Maintenant, quand je commence quelque chose, il y a cette petite question, et j'essaie de faire comme si je n'entendais pas. Mais je sais bien qu'elle est là. "Est-ce que je vais y arriver?"
Ma vie m'offre milles vies. Je suis riche de moi, alors pourquoi la peur d'échouer? Et échouer quoi, d'abord?
Je vais faire des cannelés.
Evidemment que je vais y arriver!
Ici, la suite...
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samedi 9 juin 2012
mardi 21 février 2012
De l'utilité de bien élever son fils, ou l'enfoirage affectif.
Mon voeu le plus cher, c'est que toutes les mamans qui ont des petits garçons en fassent des hommes, des gens qui assument, ne trichent pas, ne mentent pas.
Mesdames, vous êtes doublement responsables de ce que vos garçons ont dans le slip. Oui, rien que ça. Enfin pour la taille, il y a de fortes chances qu'en cas de désaccord, il s'en prenne plutôt à son père.
Quand vous avez le malheur de rencontrer un être qui a été mal élevé par sa maman, dans l'ordre, il:
1. vous demande en mariage au bout de 6 mois, puis en fait non
-> réaction appropriée: fuir *
2. disparaît, piuoooof, comme ça, un jour (vidage secret de l'appartement en règle)
-> réaction appropriée: hurler, pleurer, dépresionner, puis le marabouter sur 54 générations *
3. fait le mort (ou plutôt ici, l'autruche: et si je reste caché peut-être que ça fera moins mal?)
-> réaction appropriée: le marabouter sur 654 générations *
4. ré-apparaît. Il faut le comprendre: vous êtes tellement parfaite et il vous aime tant que vous lui manquez... // satisfaction personnelle: il souffre alors que vous, vous allez un petit peu mieux // Alors vous lui accorder le pardon, la compréhension, et une oreille attentive pour qu'il s'épenche sur sa pseudo "dépression"
-> réaction appropriée: le laisser gérer avec ses si chers amis qui l'ont aidé à piller votre appartement *
5. vous suce de l'énergie (il est en dépression, il a besoin de vous, il est parti mais il vous aime, il veut du temps, il se sent comme dans cette chanson, toi seule me comprend et bla bla bla (de merde))
5. vous suce de l'énergie (il est en dépression, il a besoin de vous, il est parti mais il vous aime, il veut du temps, il se sent comme dans cette chanson, toi seule me comprend et bla bla bla (de merde))
-> réaction appropriée: fuir, hurler, pleurer, dépresionner, puis le marabouter sur 54 générations, le marabouter sur 654 générations, et le laisser gérer avec ses si chers amis qui l'ont aidé à piller votre appartement *
L'enfoirage affectif est facilement repérable: l'EA (l'Enfoiré Affectif) vous mettra bien mis à terre, piétinée, laissée pour morte, puis dès que vous relèverez la tête, dès que vous irez un tout petit mieux, il refera surface en utilisant les cordes disponibles. Ici, ça ne sera pas la confiance, ça, c'est mort, ça ne sera pas l'amour, ça, c'est mort aussi (on essaie de s'en convaincre, merci de ne pas relever). Mais il essaiera de récupérer les deux en grattant par exemple sur votre gentillesse.
C'est là où l'EA a fait son erreur. Faut dire que c'est un modèle assez récent, je pense qu'il rode son rôle encore.... Parce que jouer avec la gentillesse de quelqu'un qu'on a brisé, hou la la, ça transformerait une bonne-soeur-t'as-qu'à-tendre-l'autre-joue en version féminine de Hulk. Enfin moi, c'est ce que ça me fait, quelqu'un qui use de ma gentillesse. Point trop n'en faut (oui, je sais, au point n°2, c'était déjà bien trop)(bref).
Au 24ème sms disant à quel point il est malheureux, il vous aime, il veut rester dans son mal-être, il vous a fait annuler votre soirée pour rester disponible pour lui parce qu'il avait besoin de vous mais que finalement il a mieux à faire, là, c'est maintenant, RIGHT NOW, qu'on place le "FUCK YOU", ou autre variable, qu'on aurait du sortir il y a ...... loooooooongtemps ....
Et vous savez quoi, bizarrement, c'est comme ça qu'on achève un EA pas trop sûr de son coup. Parce qu'il faut pas croire que les gens gentils sont cons. Enfin je parle pour moi. C'était confortable, non, une épaule pour pleurer (devant les copains, ça la fout mal...), des réponses rassurantes, du soutien quand ça ne va pas bien? Oui, j'ai consolé celui qui a disparu du jour au lendemain de chez nous, et je serais sûrement réincarnée en Angelina Jolie pour ça!
Mais là, comme quelqu'un qui aurait décidé un dimanche soir de vider un appartement sans prendre le soin de même laisser un post-it, et surtout sans prendre le soin d'y réfléchir à deux fois, BIM, je m'auto-volatilise à mon tour et cesse toute forme de communication avec ce suceur de positivité. Allez, salut.
Mais là, comme quelqu'un qui aurait décidé un dimanche soir de vider un appartement sans prendre le soin de même laisser un post-it, et surtout sans prendre le soin d'y réfléchir à deux fois, BIM, je m'auto-volatilise à mon tour et cesse toute forme de communication avec ce suceur de positivité. Allez, salut.
Pour sa défense, parce que ma prof de je-ne-sais-plus-quoi m'a appris qu'il fallait toujours se mettre dans les 2 camps (ça, et le fameux Less is More, valable dans tout et pour tout)(ici aussi tiens, c'est fou!), l'EA a été élevé comme ça: au chantage affectif, à la remise en question de l'amour pour un oui ou pour un non, aucune générosité des échanges, zéro partage, à grand renfort de lâcheté et autres joyeusetés parentales.
Attention, ici l'auteure a les preuves de ce qu'elle affirme, et c'est donc dans ce cas précis scientifiquement prouvé: c'est souvent dû au manque de courage, mais on reproduit parfois des schémas (mais ça n'en fait pas moins un connard, nous sommes bien d'accord).
Alors les mamans, là,
on se donne s'il vous plaît la peine d'élever son petit garçon comme un prince.
Qui un jour traitera les femmes comme des princesses (respect, honnêteté, tout ça).
* Evidemment, et sinon ça ne serait pas drôle, l'auteure s'est bien gardée de réagir bien à propos.
Mais à se relire, l'auteure trouve qu'elle a drôlement repris du poil de la bête. Même si parfois elle pleure le soir dans son lit... Mais si Rome s'était fait en un jour, ça se saurait, non?
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
dimanche 12 février 2012
Je vais prendre ta douleur.
Titre honteusement emprunté à une chanteuse brillante. Pas comme moi: je suis devenue terne. Je n'existe plus. A me redécouvrir, je me rends compte que je n'existais plus. Plus d'envies à moi, plus d'univers à moi, plus de moi, tout simplement.
Alors....
Je vais faire crever cette douleur à coup de bonheur. Je vais lui en mettre plein la tête, mais alors, je vais m'acharner... On verra bien qui est la plus forte de nous deux. Je parie sur moi.
Je vais la faire disparaître en me donnant la force de pardonner à celui qui n'a pas de courage, parce que j'en ai, moi. Celui à qui je pardonne son manque d'humanité, son manque de courage, son manque de dignité. Je pardonne, et je le laisse sur le bord de la route. Dans son sac à dos, il y a plein de choses: des regrets, de la souffrance, du malheur, que des choses lourdes à porter.
Dans le mien, j'ai mis de la légèreté, de l'envie de nouveau, des sourires gratuits: j'ai eu du mal à le soulever, mais maintenant il pèse sûrement plus léger que le sien.
Je vais la faire crever en me créant des liens. J'ai toujours tout donné à l'amour, jamais rien à l'amitié. J'ai une amie, une seule "vraie" amie, qui sait quand je me cache, quand je fais la maligne, mais qui vit si loin. Pas facile quand vous avez besoin que quelqu'un vous prenne dans ses bras... Je veux créer des choses avec des gens qui donnent parfois, sans rien demander, sans m'oublier, sans concessions, sans rancoeur. L'amitié permet ça.
Cette douleur, je vais la faire crever à écouter, ré-écouter encore et encore les chansons devenues berceuses qui me suivent depuis tant d'années, et m'apaisent, me font rêver et espérer toujours autant. 18 ans, je viens de compter. Donc OK, en plus de tout ça, je suis vieille. Voilà voilà....
Fantastique voyage en arrière, dans le futur et dans mon âme: Dummy, de Portishead.
Je vais prendre moi-même ma douleur, petit bout par petit bout, jour après jour, en laisser un peu là, un peu ici. Je ne sais pas comment formuler qu'elle est palpable, que si vous me rencontrez dans la rue, vous la verrez autour de moi, elle m'auréole.
Elle m'a auréolé avec rage, avec colère, avec violence. Elle change de couleur, devient pacifique, presque comme un animal que j'aurais apprivoisé. On a appris à se connaître, elle et moi. Et elle sait très bien qu'elle va devoir s'en aller, je l'y prépare. Peut-être même je serais nostalgique quand elle devra me partir. Mais cette fois-ci, j'aurais choisi.
Vous, je ne sais pas, mais moi, j'ai l'impression qu'elle souffre, sur cette photo.
Ici, la suite...
Alors....
Je vais faire crever cette douleur à coup de bonheur. Je vais lui en mettre plein la tête, mais alors, je vais m'acharner... On verra bien qui est la plus forte de nous deux. Je parie sur moi.
Je vais la faire disparaître en me donnant la force de pardonner à celui qui n'a pas de courage, parce que j'en ai, moi. Celui à qui je pardonne son manque d'humanité, son manque de courage, son manque de dignité. Je pardonne, et je le laisse sur le bord de la route. Dans son sac à dos, il y a plein de choses: des regrets, de la souffrance, du malheur, que des choses lourdes à porter.
Dans le mien, j'ai mis de la légèreté, de l'envie de nouveau, des sourires gratuits: j'ai eu du mal à le soulever, mais maintenant il pèse sûrement plus léger que le sien.
Je vais la faire crever en me créant des liens. J'ai toujours tout donné à l'amour, jamais rien à l'amitié. J'ai une amie, une seule "vraie" amie, qui sait quand je me cache, quand je fais la maligne, mais qui vit si loin. Pas facile quand vous avez besoin que quelqu'un vous prenne dans ses bras... Je veux créer des choses avec des gens qui donnent parfois, sans rien demander, sans m'oublier, sans concessions, sans rancoeur. L'amitié permet ça.
Cette douleur, je vais la faire crever à écouter, ré-écouter encore et encore les chansons devenues berceuses qui me suivent depuis tant d'années, et m'apaisent, me font rêver et espérer toujours autant. 18 ans, je viens de compter. Donc OK, en plus de tout ça, je suis vieille. Voilà voilà....
Fantastique voyage en arrière, dans le futur et dans mon âme: Dummy, de Portishead.
Je vais prendre moi-même ma douleur, petit bout par petit bout, jour après jour, en laisser un peu là, un peu ici. Je ne sais pas comment formuler qu'elle est palpable, que si vous me rencontrez dans la rue, vous la verrez autour de moi, elle m'auréole.
Elle m'a auréolé avec rage, avec colère, avec violence. Elle change de couleur, devient pacifique, presque comme un animal que j'aurais apprivoisé. On a appris à se connaître, elle et moi. Et elle sait très bien qu'elle va devoir s'en aller, je l'y prépare. Peut-être même je serais nostalgique quand elle devra me partir. Mais cette fois-ci, j'aurais choisi.
Vous, je ne sais pas, mais moi, j'ai l'impression qu'elle souffre, sur cette photo.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
Amis d'un jour amis toujours,
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
mercredi 8 février 2012
Lettre à qui ne la lira pas.
Ca fait des nuits que ma vie est vide. 10 nuits.
J'ignore pourquoi tu es parti, et je ne comprends rien. Comme un fugitif qui se fait la malle.
Mais je vis.
En 11 jours, j'ai cru bien des fois mourir de douleur, d'incompréhension, de colère, de terreur, de solitude, j'ai cru me murer dans ma folie, mes souvenirs. Mais non, je vis.
Je me lève, et je vis.
Je vis rivée à mon téléphone, au cas où après tant de jours de silence, de mépris ou de peur, tu te souviennes de moi.
Je vis la peur au ventre que ce sentiment abominable de rejet ne me quitte plus.
Je vis en tremblant à chaque message, appel ou mail reçu, mais ce n'est jamais toi.
Je vis avec le frigo vide de tout ce que tu aimes, mais ce vide-là de toi fait bien plus mal.
Je vis en refusant de croire à cette lâcheté absurde qu'est de tout quitter sans un mot.
Je vis en tâchant de me persuader que tu es mort, ou que tu n'as jamais existé, parce que j'ai de toute façon l'impression d'avoir aimer un fantôme.
Je vis dans mes souvenirs, dans ma mémoire, dans nos habitudes.
Je vis en apnée, sans savoir pourquoi. Et l'espoir au ventre: peut-être reviendras-tu comme tu as disparu, sans prévenir.
Je vis en ayant l'impression d'être folle, en me disant que j'ai peut être rêvé.
Je vis en oubliant 20 secondes, puis tout revient de plein fouet. Amplifié 1000 fois par ce manque de nouvelles.
Je vis en espérant comprendre, mais ça n'arrivera sûrement jamais.
Puis je m'endors à ma place dans le lit, comme si tu allais rentrer bientôt, et je me réveille quand je suis en travers parce que ça te gênait.
Je vis avec la peur, l'abandon et la naissance de la peur de l'abandon en moi.
J'avance en dehors, pour ne pas inquiéter les autres, pour les rendre fiers de ma force, mais je me replie en dedans, parce que je ne te comprends pas.
Mais je vis quand même, sans savoir, sans comprendre, sans pardonner, sans oublier.
Je vis. Je mange, j'essaie. J'observe plus, je suis plus silencieuse qu'avant, je prends moins de places et je fais moins de bruit.
Jusqu'au jour où je poserais tout ce poids que tu représentes dans un coin, dans un petit coin qui prend moins de place, jusqu'à disparaître.
Parce que jamais je n'oublierais, jamais je ne pardonnerais ce sentiment d'effroi qui m'a saisi ce dimanche soir là, en découvrant nos 4 murs, choisis à deux, vide de toi.
L'espoir en réalité est le plus mauvais de tous les maux, parce qu'il prolonge les supplices de l'homme.
Friedrich Nietzsche
Ici, la suite...
J'ignore pourquoi tu es parti, et je ne comprends rien. Comme un fugitif qui se fait la malle.
Mais je vis.
En 11 jours, j'ai cru bien des fois mourir de douleur, d'incompréhension, de colère, de terreur, de solitude, j'ai cru me murer dans ma folie, mes souvenirs. Mais non, je vis.
Je me lève, et je vis.
Je vis rivée à mon téléphone, au cas où après tant de jours de silence, de mépris ou de peur, tu te souviennes de moi.
Je vis la peur au ventre que ce sentiment abominable de rejet ne me quitte plus.
Je vis en tremblant à chaque message, appel ou mail reçu, mais ce n'est jamais toi.
Je vis avec le frigo vide de tout ce que tu aimes, mais ce vide-là de toi fait bien plus mal.
Je vis en refusant de croire à cette lâcheté absurde qu'est de tout quitter sans un mot.
Je vis en tâchant de me persuader que tu es mort, ou que tu n'as jamais existé, parce que j'ai de toute façon l'impression d'avoir aimer un fantôme.
Je vis dans mes souvenirs, dans ma mémoire, dans nos habitudes.
Je vis en apnée, sans savoir pourquoi. Et l'espoir au ventre: peut-être reviendras-tu comme tu as disparu, sans prévenir.
Je vis en ayant l'impression d'être folle, en me disant que j'ai peut être rêvé.
Je vis en oubliant 20 secondes, puis tout revient de plein fouet. Amplifié 1000 fois par ce manque de nouvelles.
Je vis en espérant comprendre, mais ça n'arrivera sûrement jamais.
Puis je m'endors à ma place dans le lit, comme si tu allais rentrer bientôt, et je me réveille quand je suis en travers parce que ça te gênait.
Je vis avec la peur, l'abandon et la naissance de la peur de l'abandon en moi.
J'avance en dehors, pour ne pas inquiéter les autres, pour les rendre fiers de ma force, mais je me replie en dedans, parce que je ne te comprends pas.
Mais je vis quand même, sans savoir, sans comprendre, sans pardonner, sans oublier.
Je vis. Je mange, j'essaie. J'observe plus, je suis plus silencieuse qu'avant, je prends moins de places et je fais moins de bruit.
Jusqu'au jour où je poserais tout ce poids que tu représentes dans un coin, dans un petit coin qui prend moins de place, jusqu'à disparaître.
Parce que jamais je n'oublierais, jamais je ne pardonnerais ce sentiment d'effroi qui m'a saisi ce dimanche soir là, en découvrant nos 4 murs, choisis à deux, vide de toi.
L'espoir en réalité est le plus mauvais de tous les maux, parce qu'il prolonge les supplices de l'homme.
Friedrich Nietzsche
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
lundi 6 février 2012
Ce que vous êtes, et ce que les gens voient de vous.
Il existe un fossé phénoménale entre ce que les gens que l'on connaît voient de vous, et ce que vous êtes au fond des tripes.
Les gens qu'on connaît disent que ça passera, que vous êtes forte, que vous avez vu pire. Ce sont des choses que personne n'a envie d'entendre. On le sait, mais on le dit tous, c'est une réaction normale de compassion, si tant est que cela en soit. Il faudrait parfois savoir se taire, et juste serrer dans ses bras quelqu'un qui pleure du regard, sans larmes aucunes. Juste lui dire que ça ne passera pas maintenant, peut-être pas plus tard, et le serrer dans ses bras, fort. Se taire et donner, au lieu de se cacher derrière des mots creux.
Ici, la suite...
Ce qui est bien arrangeant la plupart du temps, nous sommes bien d'accord... Il est plus facile d'être dans le paraître que de se dévoiler sans fard. Question de pudeur, ou de mal-être. Et de facilité, aussi.
Il est bien plus facile d'avoir l'air d'un bon petit soldat. Sauf que....
Les gens que l'ont connaît ne font pas attention aux regards. Je crois pouvoir dire qu'on reconnaît quelqu'un qui a été blessé à travers ses yeux, si on s'en donne la peine. Il faut savoir regarder en face des yeux tristes, écouter un regard perdu.
Les gens qu'on connaît disent que ça passera, que vous êtes forte, que vous avez vu pire. Ce sont des choses que personne n'a envie d'entendre. On le sait, mais on le dit tous, c'est une réaction normale de compassion, si tant est que cela en soit. Il faudrait parfois savoir se taire, et juste serrer dans ses bras quelqu'un qui pleure du regard, sans larmes aucunes. Juste lui dire que ça ne passera pas maintenant, peut-être pas plus tard, et le serrer dans ses bras, fort. Se taire et donner, au lieu de se cacher derrière des mots creux.
Les gens qu'on connaît minimisent votre peine. Je ne sais pas pourquoi... Pour ne pas se sentir obligé d'en porter une partie, sûrement. Pour se sentir moins impliqué, peut être. Ce n'est pas contagieux. On peut (sur)vivre avec la peine au coeur. La vie a juste moins de saveurs, mais ça n'enlèvera rien à la vôtre.
Les gens qu'on connaît voient de nous ce que nous leur donnons, alors on ne peut pas leur en vouloir de ne pas savoir ce que nous sommes et ce dont nous avons VRAIMENT besoin. On peut peut-être en vouloir à ceux qui ne vont pas essayer, pas prendre le temps de comprendre. Même pas sûre.
J'espère que je prendrais le temps de faire plus attention aux regards des gens, surtout ceux qui viennent de traverser l'inaffrontable et disent qu'ils vont bien. C'est important, et maintenant que je sais ce que ça peut apporter, quelqu'un qui traverse les barrières du paraître pour réconforter la personne que vous êtes, au fond...
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
vendredi 3 février 2012
Etes-vous heureux?
Est-ce que quand vous vous réveillez le matin, vous avez le sentiment d'être comblé?
Que vous soyez seul ou accompagné, à la ville ou à la campagne, avec ou sans emploi, est-ce que vous, derrière votre écran, êtes satisfait de vos vies?
Est-ce que vous jugez ne manquer de rien et vous suffire de ce que vous avez?
Est-ce que l'idée de changer de vie demain vous paraît incongrue ou inutile?
Est-ce que vous construisez vos rêves avec l'espoir de les voir se réaliser?
Si vous répondez oui à chacune de ces questions, c'est que le bonheur fait parti intégrante de vos vies. C'est que vous vous aimé assez pour ça, et que vous êtes quelqu'un de chanceux.
Dorénavant, je me poserais plus souvent ces questions.
Parce qu'au-delà du fait de m'être fait quitter de façon déloyale et dénuée de toute classe, je me réveillais avec un manque. Un manque d'attention, un manque de félicité, un manque de sérénité.
Je me suis contentée de ça, parce que je n'ai pas fait attention à moi. J'ai tant donné que je me suis oubliée, j'ai tout centré sur quelqu'un jusqu'à en oublier d'exister, de profiter et surtout de ressentir.
Je n'étais pas entièrement satisfaite de ma vie, mais je me voilais la face. Parce que sur le papier, j'avais tout pour être heureuse. Oui, mais tout ne veut pas dire comme il faut. J'avais un appartement, un couple et une situation. Ce qui ne suffit pas à faire de vous quelqu'un d'heureux, juste quelqu'un de "normal". Je ne veux plus me ranger dans une case pour atteindre l'image de la vie idéale. Je veux me réveiller avec le sourire, que ce soit seule ou accompagnée. Je veux que mon coeur soit apaisé et sans peur.
Je ne manquais a priori de rien, mais j'en voulais toujours plus. Si j'en voulais toujours plus, c'est que je n'étais rassurée ni sur mon couple, ni sur sa qualité. Je le sais. Des mensonges ont usé ma confiance, m'ont rendu méfiante, je n'étais ni sereine ni tranquille. L'inquiétude me rongeait. Qui est heureux en se posant milles questions, qui est heureux et cherche à l'être encore plus? Si on l'est déjà, alors pourquoi vouloir essayer de l'être? Parce que l'image du bonheur est plus facile à atteindre que le bonheur lui-même. J'ai menti. J'ai menti de la pire des façons: je me suis mentie à moi-même.
Tous les jours, l'idée de changer de vie me démangeait. Dans mes "et si...", la vie était toujours plus belle. Qui a une vie parfaite mais rêve de la changer? C'est irrationnel. J'ai rêvé si souvent de fois de changer de vie que je ne me rendais même plus compte que la mienne ne me satisfaisait pas. Je peux aujourd'hui changer ma vie. Je ne l'ai pas choisi, certes. Mais je dois voir ça comme une chance. Je me le dois, sinon je vais mourir de chagrin.
J'ai construit des rêves, pleins. Des rêves pour mon couple. Des rêves que je savais devenus utopiques. Une demande en mariage, qui reculait sans cesse. Un bébé, oui mais en fait non. Alors il est venu, puis parti. Ces rêves que j'ai si chèrement sacrifié à quelqu'un. J'ai construit des rêves qui me tenait à coeur, qui me faisait vibrer, mais qui ont été construits à deux et tenus éveillés par moi seule.
Je suis aujourd'hui loin d'être sereine. Je suis loin d'être guérie de cet abandon. La route sera difficile, mais j'ai confiance en moi.
Aujourd'hui, je dois me construire un bonheur qui ne dépendra de personne d'autre que de moi. Et l'enrichir si la vie le permet avec quelqu'un. Mais plus jamais, je ne laisserais mon épanouissement reposer sur quelqu'un.
Tous ces mois d'incertitudes et de craintes m'ont brisé, affaiblie, et ils ont volé en éclat pour laisser la place à la colère et à l'humiliation. Et surtout à la solitude. Et c'est une erreur de ma part.
Je dois me construire sur ce grand vide qu'est ma vie depuis dimanche. Un vide et aucune réponse à mes questions: j'y ai vu jusqu'à maintenant un mépris cruel, j'essaie d'y voir ce soir le plus large champ possible de ma construction. J'ai tout pour me reconstruire: le grand vide laissé est mon champ des possibles. Et à partir de rien, tout est possible.
Je n'ai pas envie de me relire. Ces mots seront sûrement décousus pour vous, mais pour moi, ce sont mes plus jolis mots. Ils ont ce que j'avais perdu: l'espoir.
Ici la neige recouvre tout, et demain matin, tout sera blanc, lisse et pure. Comme ce nouveau départ qui m'est donné.
Ici, la suite...
Que vous soyez seul ou accompagné, à la ville ou à la campagne, avec ou sans emploi, est-ce que vous, derrière votre écran, êtes satisfait de vos vies?
Est-ce que vous jugez ne manquer de rien et vous suffire de ce que vous avez?
Est-ce que l'idée de changer de vie demain vous paraît incongrue ou inutile?
Est-ce que vous construisez vos rêves avec l'espoir de les voir se réaliser?
Si vous répondez oui à chacune de ces questions, c'est que le bonheur fait parti intégrante de vos vies. C'est que vous vous aimé assez pour ça, et que vous êtes quelqu'un de chanceux.
Dorénavant, je me poserais plus souvent ces questions.
Parce qu'au-delà du fait de m'être fait quitter de façon déloyale et dénuée de toute classe, je me réveillais avec un manque. Un manque d'attention, un manque de félicité, un manque de sérénité.
Je me suis contentée de ça, parce que je n'ai pas fait attention à moi. J'ai tant donné que je me suis oubliée, j'ai tout centré sur quelqu'un jusqu'à en oublier d'exister, de profiter et surtout de ressentir.
Je n'étais pas entièrement satisfaite de ma vie, mais je me voilais la face. Parce que sur le papier, j'avais tout pour être heureuse. Oui, mais tout ne veut pas dire comme il faut. J'avais un appartement, un couple et une situation. Ce qui ne suffit pas à faire de vous quelqu'un d'heureux, juste quelqu'un de "normal". Je ne veux plus me ranger dans une case pour atteindre l'image de la vie idéale. Je veux me réveiller avec le sourire, que ce soit seule ou accompagnée. Je veux que mon coeur soit apaisé et sans peur.
Je ne manquais a priori de rien, mais j'en voulais toujours plus. Si j'en voulais toujours plus, c'est que je n'étais rassurée ni sur mon couple, ni sur sa qualité. Je le sais. Des mensonges ont usé ma confiance, m'ont rendu méfiante, je n'étais ni sereine ni tranquille. L'inquiétude me rongeait. Qui est heureux en se posant milles questions, qui est heureux et cherche à l'être encore plus? Si on l'est déjà, alors pourquoi vouloir essayer de l'être? Parce que l'image du bonheur est plus facile à atteindre que le bonheur lui-même. J'ai menti. J'ai menti de la pire des façons: je me suis mentie à moi-même.
Tous les jours, l'idée de changer de vie me démangeait. Dans mes "et si...", la vie était toujours plus belle. Qui a une vie parfaite mais rêve de la changer? C'est irrationnel. J'ai rêvé si souvent de fois de changer de vie que je ne me rendais même plus compte que la mienne ne me satisfaisait pas. Je peux aujourd'hui changer ma vie. Je ne l'ai pas choisi, certes. Mais je dois voir ça comme une chance. Je me le dois, sinon je vais mourir de chagrin.
J'ai construit des rêves, pleins. Des rêves pour mon couple. Des rêves que je savais devenus utopiques. Une demande en mariage, qui reculait sans cesse. Un bébé, oui mais en fait non. Alors il est venu, puis parti. Ces rêves que j'ai si chèrement sacrifié à quelqu'un. J'ai construit des rêves qui me tenait à coeur, qui me faisait vibrer, mais qui ont été construits à deux et tenus éveillés par moi seule.
Je suis aujourd'hui loin d'être sereine. Je suis loin d'être guérie de cet abandon. La route sera difficile, mais j'ai confiance en moi.
Aujourd'hui, je dois me construire un bonheur qui ne dépendra de personne d'autre que de moi. Et l'enrichir si la vie le permet avec quelqu'un. Mais plus jamais, je ne laisserais mon épanouissement reposer sur quelqu'un.
Tous ces mois d'incertitudes et de craintes m'ont brisé, affaiblie, et ils ont volé en éclat pour laisser la place à la colère et à l'humiliation. Et surtout à la solitude. Et c'est une erreur de ma part.
Je dois me construire sur ce grand vide qu'est ma vie depuis dimanche. Un vide et aucune réponse à mes questions: j'y ai vu jusqu'à maintenant un mépris cruel, j'essaie d'y voir ce soir le plus large champ possible de ma construction. J'ai tout pour me reconstruire: le grand vide laissé est mon champ des possibles. Et à partir de rien, tout est possible.
Je n'ai pas envie de me relire. Ces mots seront sûrement décousus pour vous, mais pour moi, ce sont mes plus jolis mots. Ils ont ce que j'avais perdu: l'espoir.
Ici la neige recouvre tout, et demain matin, tout sera blanc, lisse et pure. Comme ce nouveau départ qui m'est donné.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas)
lundi 30 janvier 2012
Vide.
Aujourd'hui, je suis rentrée chez moi, l'appartement était vide.
Non pas que je me sois fait cambriolée.
Non.
Juste, j'ai vécu quelques précieux mois de ma vie avec une personne qui n'a pas pris le temps de me regarder en face pour me dire qu'il partait. J'ai fait confiance, j'ai aimé un lâche.
Je me retrouve toute seule, là, dans un lit à deux places. La nuit dernière je luttais pour un bout de couette. Cette nuit je vais lutter pour trouver le sommeil.
Alors oui, j'ai plus de place dans l'armoire, oui, j'ai 60m pour moi toute seule.
Mais je n'ai pas été digne d'un adieu. J'ai été trahi. Je suis blessée au plus profond de moi. Je suis rentrée, et il était parti. Sans un regard. Sans un mot en face de moi. Il n'y a plus rien ici de lui. Comme si j'étais folle et qu'il n'avait jamais existé.
Tout à l'heure, il m'a dit "A tout à l'heure", et il savait qu'il me mentait: je suis rentrée, pour trouver un appartement violé, à demi-vide, lui aussi trahi. Qui mérite ça? Qui mérite de tomber à terre en voyant son monde s'écrouler?
Alors oui, une nouvelle vie s'offre à moi.
Mais pourquoi j'ai si mal de ne pas avoir été digne du moindre des respects? Pourquoi j'ai l'impression de faire parti d'une série B obscure? Pourquoi ces draps là me font si mal, et pourtant je suis infoutue de les changer?
Pourquoi après avoir supporter tant de choses d'une personne, accepter tant de choses au nom de l'amour, l'amour vous trahit, vous vole, vous ment.
Je ne suis même pas foutue de pleurer, tellement tant de lâcheté me révolte, tellement tant de mépris me consterne. Qui mérite ça?
J'ai couru de placards en placards, pour être sûre. Il n'y a plus rien. Et je suis toute seule dans ce lit à deux places. Et je ne comprends pas.
Ici, la suite...
Non pas que je me sois fait cambriolée.
Non.
Juste, j'ai vécu quelques précieux mois de ma vie avec une personne qui n'a pas pris le temps de me regarder en face pour me dire qu'il partait. J'ai fait confiance, j'ai aimé un lâche.
Je me retrouve toute seule, là, dans un lit à deux places. La nuit dernière je luttais pour un bout de couette. Cette nuit je vais lutter pour trouver le sommeil.
Alors oui, j'ai plus de place dans l'armoire, oui, j'ai 60m pour moi toute seule.
Mais je n'ai pas été digne d'un adieu. J'ai été trahi. Je suis blessée au plus profond de moi. Je suis rentrée, et il était parti. Sans un regard. Sans un mot en face de moi. Il n'y a plus rien ici de lui. Comme si j'étais folle et qu'il n'avait jamais existé.
Tout à l'heure, il m'a dit "A tout à l'heure", et il savait qu'il me mentait: je suis rentrée, pour trouver un appartement violé, à demi-vide, lui aussi trahi. Qui mérite ça? Qui mérite de tomber à terre en voyant son monde s'écrouler?
Alors oui, une nouvelle vie s'offre à moi.
Mais pourquoi j'ai si mal de ne pas avoir été digne du moindre des respects? Pourquoi j'ai l'impression de faire parti d'une série B obscure? Pourquoi ces draps là me font si mal, et pourtant je suis infoutue de les changer?
Pourquoi après avoir supporter tant de choses d'une personne, accepter tant de choses au nom de l'amour, l'amour vous trahit, vous vole, vous ment.
Je ne suis même pas foutue de pleurer, tellement tant de lâcheté me révolte, tellement tant de mépris me consterne. Qui mérite ça?
J'ai couru de placards en placards, pour être sûre. Il n'y a plus rien. Et je suis toute seule dans ce lit à deux places. Et je ne comprends pas.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
lundi 9 janvier 2012
Quand tu ne sais plus trop ce qui est normal.
Je suis bien obligée de me remettre en question. Je suis bien obligée de me poser des questions.
J'ai l'impression que tout le monde déraille, que rien ne va plus. Alors je me demande simplement si ce n'est pas seulement moi. Peut-être c'est juste moi.
Est-ce que c'est normal de ne rien recevoir de la part de sa soeur à Noël?
Même si on n'offre pas pour recevoir, j'ai passé du temps à choisir de jolis cadeaux, pour elle, son ami, ses enfants. Je n'ai rien eu en échange, et ça me fait mal au coeur. Moi aussi j'avais envie d'être surprise, d'ouvrir un paquet inconnu, de me dire qu'elle avait dû chercher un moment pour trouver LE cadeau. La valeur n'a à mes yeux aucune importance, mais je n'ai rien eu de sa part, comme si je ne comptais pas.
Est-ce que c'est normal d'en vouloir à sa mère de faire autant de différences entre ses enfants?
Je suis adulte, j'ai ma vie, ça devrait me passer au dessus, mais je n'y arrive pas. Voir que tant de choses sont permises au petit dernier, là où nous, nous devions lutter, ça me révolte.
Est-ce que c'est normal de ne pas réussir à accepter que Mr parte en week-end sans moi? Je passe toutes mes soirées seules à cause de son travail, j'attends ses 2 jours de repos avec impatience, j'essaie de prendre avec le sourire son envie de passer du temps seul avec sa famille, et le lundi à 19h50, je suis encore en train de l'attendre alors qu'il devait rentrer en début d'après-midi. J'ai préparé le dîner, et je bois seul mon verre de vin parce qu'il "n'a pas vu le temps passé". Tant d'irrespect, ça me fascine parfois.
Est- ce que c'est normal de ne pas pouvoir accepter le moindre mensonge?
C'est viscérale. C'est impossible. Je ne peux pas faire confiance à quelqu'un qui me trahit. Et quand on vit avec, tout devient d'un seul coup plus compliqué.
Suis-je intolérante?
Suis-je trop exigeante?
Je n'arrive pas à me dire que tout vient forcément des autres. J'attends sûrement trop, mais je n'arrive pas à cacher ma peine ni mon énervement face à certaines situations.
Parfois j'ai envie d'exploser, alors juste je pleure d'impuissance.
Parfois je vois flou tellement la rage me monte au ventre, alors je ne dis rien, et j'attends que ça passe.
Parfois je rêve de partir loin, de déménager seule dans une ville inconnue.
Je crois que je me sens seule.
Ici, la suite...
J'ai l'impression que tout le monde déraille, que rien ne va plus. Alors je me demande simplement si ce n'est pas seulement moi. Peut-être c'est juste moi.
Est-ce que c'est normal de ne rien recevoir de la part de sa soeur à Noël?
Même si on n'offre pas pour recevoir, j'ai passé du temps à choisir de jolis cadeaux, pour elle, son ami, ses enfants. Je n'ai rien eu en échange, et ça me fait mal au coeur. Moi aussi j'avais envie d'être surprise, d'ouvrir un paquet inconnu, de me dire qu'elle avait dû chercher un moment pour trouver LE cadeau. La valeur n'a à mes yeux aucune importance, mais je n'ai rien eu de sa part, comme si je ne comptais pas.
Est-ce que c'est normal d'en vouloir à sa mère de faire autant de différences entre ses enfants?
Je suis adulte, j'ai ma vie, ça devrait me passer au dessus, mais je n'y arrive pas. Voir que tant de choses sont permises au petit dernier, là où nous, nous devions lutter, ça me révolte.
Est-ce que c'est normal de ne pas réussir à accepter que Mr parte en week-end sans moi? Je passe toutes mes soirées seules à cause de son travail, j'attends ses 2 jours de repos avec impatience, j'essaie de prendre avec le sourire son envie de passer du temps seul avec sa famille, et le lundi à 19h50, je suis encore en train de l'attendre alors qu'il devait rentrer en début d'après-midi. J'ai préparé le dîner, et je bois seul mon verre de vin parce qu'il "n'a pas vu le temps passé". Tant d'irrespect, ça me fascine parfois.
Est- ce que c'est normal de ne pas pouvoir accepter le moindre mensonge?
C'est viscérale. C'est impossible. Je ne peux pas faire confiance à quelqu'un qui me trahit. Et quand on vit avec, tout devient d'un seul coup plus compliqué.
Suis-je intolérante?
Suis-je trop exigeante?
Je n'arrive pas à me dire que tout vient forcément des autres. J'attends sûrement trop, mais je n'arrive pas à cacher ma peine ni mon énervement face à certaines situations.
Parfois j'ai envie d'exploser, alors juste je pleure d'impuissance.
Parfois je vois flou tellement la rage me monte au ventre, alors je ne dis rien, et j'attends que ça passe.
Parfois je rêve de partir loin, de déménager seule dans une ville inconnue.
Je crois que je me sens seule.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
Amis d'un jour amis toujours,
L'Amour (ou pas),
Ma Reine mère,
Moi moi et moi
lundi 17 octobre 2011
Et les dégâts collatéraux, alors?
Oui tiens, et les dégâts collatéraux, alors...
Je me surprends à les envisager, là, pour la première fois de ma vie.
Et si, et si, et si.....
Il s'agirait là de faire table rase pour aller de l'avant et s'entourer de bienveillance. Ou non, on n'en demande pas tant: de respect, ça ira déjà bien.
Et si j'avais besoin de sourires et d'énergie autour de moi?
Et si j'avais besoin de baisser la garde? Qui imagine à quel point il est fatiguant de lutter sans cesse? Pour s'imposer, pour exister, pour avoir l'impression d'être.
Et si juste se laisser couler, accepter, flotter, ça valait aussi son pesant d'or?
J'ai au ventre cette quête de fureur. Tout ça pour.... ?
Et si je cherchais maintenant, en vain, la légèreté qui manque tant?
Passer de pierre à plume, et devoir affronter entre-temps la tempête.
Ici, la suite...
Je me surprends à les envisager, là, pour la première fois de ma vie.
Et si, et si, et si.....
Il s'agirait là de faire table rase pour aller de l'avant et s'entourer de bienveillance. Ou non, on n'en demande pas tant: de respect, ça ira déjà bien.
Et si j'avais besoin de sourires et d'énergie autour de moi?
Et si j'avais besoin de baisser la garde? Qui imagine à quel point il est fatiguant de lutter sans cesse? Pour s'imposer, pour exister, pour avoir l'impression d'être.
Et si juste se laisser couler, accepter, flotter, ça valait aussi son pesant d'or?
J'ai au ventre cette quête de fureur. Tout ça pour.... ?
Et si je cherchais maintenant, en vain, la légèreté qui manque tant?
Passer de pierre à plume, et devoir affronter entre-temps la tempête.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
Amis d'un jour amis toujours,
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi,
Working Girl
jeudi 22 septembre 2011
L'infâme éducation dispensée par les belle-mères.
Mais comment ca je ne viens ici que pour me plaindre? Et??
Je ne veux pas me plaindre, j'ai juste une question.
Est-ce que vous croyez que les belle-mères sont sournoises, qu'elles éduquent leurs fils pour qu'ils aient l'air d'un homme parfait, jusqu'à emménagement dans le doux nid commun?
Non mais qu'on brise le tabou une bonne fois pour toutes. Donnez moi la charte des belle-mères, je voudrais bien comprendre.
Je pensais que c'était un mythe, l'histoire des chausettes sales par terre, du petit dej encore sur la table à 20h, le lave-vaisselle jamais vidé, toussa, toussa.
Je dois bien admettre que je me suis laissée, moi aussi, bernée*. En même temps, tant de perfection, c'était pas Dieu possible... Les croissants avec les fleurs et la presse, et pas seulement le dimanche, les dîners prêts et dressés au retour d'une journée toute pourrite, l'appartement rangé....
A croire que c'est drôle juste quand c'est pas chez toi mais chez elle. Parce que maintenant qu'il y a nos deux noms sur la boite aux lettres, quid des petits dej = il se prépare le sien UNIQUEMENT et le laisse en plan toute la journée une fois terminé. Au cas où le chat aie envie d'un petit café ou d'un rabe de miettes, sûrement....
Bon j'y vais, j'ai une éducation à faire.
*bernée pour être polie, parce que dans la vraie vie, je me suis bien fait niquée, tiens!
Ici, la suite...
Je ne veux pas me plaindre, j'ai juste une question.
Est-ce que vous croyez que les belle-mères sont sournoises, qu'elles éduquent leurs fils pour qu'ils aient l'air d'un homme parfait, jusqu'à emménagement dans le doux nid commun?
Non mais qu'on brise le tabou une bonne fois pour toutes. Donnez moi la charte des belle-mères, je voudrais bien comprendre.
Je pensais que c'était un mythe, l'histoire des chausettes sales par terre, du petit dej encore sur la table à 20h, le lave-vaisselle jamais vidé, toussa, toussa.
Je dois bien admettre que je me suis laissée, moi aussi, bernée*. En même temps, tant de perfection, c'était pas Dieu possible... Les croissants avec les fleurs et la presse, et pas seulement le dimanche, les dîners prêts et dressés au retour d'une journée toute pourrite, l'appartement rangé....
A croire que c'est drôle juste quand c'est pas chez toi mais chez elle. Parce que maintenant qu'il y a nos deux noms sur la boite aux lettres, quid des petits dej = il se prépare le sien UNIQUEMENT et le laisse en plan toute la journée une fois terminé. Au cas où le chat aie envie d'un petit café ou d'un rabe de miettes, sûrement....
Bon j'y vais, j'ai une éducation à faire.
*bernée pour être polie, parce que dans la vraie vie, je me suis bien fait niquée, tiens!
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Les Putasseries,
Moi moi et moi
samedi 23 juillet 2011
Amy Winehouse est morte.
Ca devait sûrement arriver.
Back to Black est un joyau.
Je vais chialer , je reviens.
Ici, la suite...
Back to Black est un joyau.
Je vais chialer , je reviens.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas)
lundi 14 février 2011
samedi 27 novembre 2010
Je voudrais qu'on parle de Lorie. Parce que quand même!
![]() |
| Le responsable de cette coiffure a été capillairement reconnu coupable, et incarcéré vite fait. |
Moi, dans mon imaginaire où je ne connais pas bien Lorie, sa vie, son oeuvre, cette jeune personne représente la quintessence de ce qui se fait de plus gnan-gnan dans le genre outrage musical commercialement bien orchestré. De la daube, donc.
Ce choix n'engage que moi, évidemment. On a les goûts qu'on mérite, j'ai envie de te dire.
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Col roulé, dents blanches et perles de mémé.
Message: je suis une jeune fille respectable.
T'as qu'à voir.
Alors quand je ne connais pas bien, j'essaie de m'intéresser, de me renseigner, de savoir. Dès fois, je fais tout ça, mais je n'arrive quand même pas à comprendre.
Comment ça je ne suis qu'une bitch malveillante et je ne fais pas d'efforts? Mais non!
Ah parce que tu fais souvent des treckings genre partons-au-Venezuela-tous-ensemble avec ta meilleure amie, toi?
Ah?
Non? Tu me rassures.
Parce que Lorie, elle, fait ça tous les samedis. Le shopping, c'est trop 2005.
Chez moi, on est plutôt dans l'abusation gastronomique et alcoolique.
Chacun son truc.
Oui, on se moque de nous, je crois.
Ah?
Moi les gens qui sourient tout le temps et qui respirent joie-bonheur-paix dans le monde par tous les pores, je trouve ça suspect. Un peu comme Faudel tu vois? Le genre "open-mind, peace sur la planète mais j'ai un truc à cacher". Louche.
Bref.
Je m'interroge sur cette enfant qui à l'âge de 25 ans se tape l'idéal masculin de ma mère (aka Garou, voix rauque et oeil de velours). Non mais c'est quoi l'entourloupette, là?
Genre l'incarnation du chanteur de blues qui officie dans un rade pourri enfumé, le genre d'endroit où tu commandes un whisky on the rocks une clope au bec parce que t'es pas une lopette, maqué avec la fille qui chante " Et si dès fois on se chamaille, Pour un garçon ou pour un détail", commercialement bien sous tous rapports, saine et sportive et même tu peux la voir chez Drucker le dimanche avec papa/maman parce qu'elle a une vie de famille mais pas de vie sexuelle.
![]() |
| Lorie & son papa |
En même temps, ça manquait de trucs outranciers, cette carrière là, bichette. Qu'à cela ne tienne, BIM, je me tape une canaille de 10 ans mon aîné carrossé comme un Dieu Grec. (P'tain elle a dû dérouiller...).
Notes que nous passons du col roulé jusqu'aux canines au débardeur.
Message: j'ai 25 ans et pas le temps de rigoler.
Tu visualises?
Chutes des ventes: la tranche 45/55 ans qui fantasme sur Quasimodo mais sans sa bosse (enfin tant qu'elle n'est pas sur son dos, je veux dire) ET qui écoute Lorie. Donc pas tant que ça, en fait.
![]() |
| Lorie, ses cuisses & mon mec |
La première fois, tu interroges Dieu, tu pardonnes le coup de Garou, mais la seconde, tu arrêtes d'y croire.
QUAND MÊME QUOI!!!!
Sauf que là, on sait comment elle a fait. Elle a demandé à sa gentille marraine la fée de la transformer en Barbie Putasse. Ca a rudement bien fonctionné dis donc.
Limite on la préférait en meilleure amie de ta cousine de 13 ans et demi et de ta mémé Janine.
Parce que là, peuchère, j'en reste juste sans voix. Ca vaut mieux, aussi, sûrement.
P'tain mais merde quoi! Jamais on montre ses jambes + ses nibs EN MEME TEMPS. C'est péché. C'est vulgaire. C'est trop de valeur ajoutée jeté dedans les gueules des bons gens. (Je ne parle pas du mélange de couleurs et des manches chauve-souris, faudrait pas que ça devienne trop mode ici)(mais quand même).
Message: je suis une femme, t'es obligé de voir.
Chute des ventes: la tranche des 30/40 ans qui fanstame sur Bas, qui méprise d'emblée celle qui nous le vole ET qui écoute Lorie. Donc pas tant que ça, en fait.
Mais aussi les mères de famille, maintenant, n'achèteront plus les disques des jeunes premières tous seins à l'air (tralalère). Donc quand même, en fait.
Surtout après avoir vu ça.
Parce qu'on sait bien qu'on se balade toutes à poils dans les bois.
Ah?
Non?
Juste, petite note pratique: ne fait pas ça du côté de Boulogne-la-chic à la nuit tombée, tu pourrais te retrouver dans la cocasse situation de devoir expliquer à de sympathiques agents des forces de l'ordre que, quoi, tu fais comme Lorie et que tu vois pas le mal.
Bien dans son corps?
Le cul sur une souche d'arbre?
On nous ment.
Notons le changement capillaire, dû au fait que tous ses coiffeurs doivent être à Fleury-Mé.
Puis aussi au fait que ça fait parti du côté "je m'affirme, je suis une femme".
En plus du mec sexuellement caramba et des seins à l'air, j'entends.
Mais à qui me fait-elle penser?
Voir plus haut : "la quintessence de ce qui se fait de plus gnan-gnan dans le genre outrage musical commercialement bien orchestré. De la daube, donc."
Ah oui.
Ma meilleure amie contre Dieu m'a donné la foi.
Ah oui.
Ma meilleure amie contre Dieu m'a donné la foi.
![]() |
| Ophélie Winter, à moins que ce ne soit Lorie. |
![]() |
| Lorie, à moins que ce ne soit Ophélie Winter. |
Aucun sein n'a été maltraité pendant le shooting.
En parlant de shoot.... Non, rien.
En bref, je dois conclure. Verdict: montrer ses miches, c'est bien.
(ou pas)
(surtout "ou pas", en fait).
Comment ça je ne suis qu'une bitch malveillante et je ne fais pas d'efforts?
Mais non!
La prochaine fois, je parlerais de mon mal de dos.
On va moins rigoler, ça c'est sûr.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Les Putasseries
jeudi 25 novembre 2010
J'ai 30 ans et je baise moins que ma mère. Mais je vais bien.
Oui, j'emploie bien le terme "baiser".
Pas exprès parce que c'est rigolo d'être vulgaire, mais parce que pour avoir la chance de faire l'amour un jour, il faut bien commencer par baiser, non?
Bref.
C'est conjoncturel, il paraîtrait.
Alors il va falloir m'expliquer ce que la conjoncture vient faire là-dedans.
Explications
LE STRESS
Mais moi je suis super détendue.
Quoi, comment ça, c'est pas être détendue de travailler 10h par jour, d'avaler un sandwich improbable le midi et de hurler sur les incompétents recrutés exprès pour nous pourrir la journée?
Si, je suis super détendue quand je m'enferme dans les toilettes pour faire mes inspirations/expirations.
Quand je rentre, je mets une heure à réussir à envisager qu'éventuellement je pourrais me détendre, là.
Je suppose que dans la vraie vie, celles qui vivent accompagnées rentrent tendues aussi, et du coup, zou, il y a fatalement une baisse de libido et tout et tout. Si si.
LE TEMPS
On pourrait se dire que quelque chose qu'on n'a pas pourrait ne pas nous poser de souci.
Avec le temps, ça ne fonctionne pas. Si t'en as pas, ça fait royalement chier.
Je n'ai pas le temps de prendre un petit déjeuner parce que je préfère dormir 10 minutes de plus, je n'ai pas le temps de déjeuner le midi parce que je préfère partir à 19h (minimum hein, on n'est pas à la Poste ici), je n'ai pas le temps le soir parce que je suis épuisée / occupée / stressée.
LES AUTRES
Et oui, aussi étonnant que cela puise paraître, pour copuler, il faut être deux (ou trois, c'est comme tu préfères).
Moi, les autres m'épuisent. J'ai la triste impression de n'avoir le choix qu'entre des incultes, des queutards ou des intrépides-mais-de-18h-à-21h (après, faut rentrer, Madame attend pour dîner).
Puis là tout de suite le jeu de la séduction, gna gna gna qu'est ce que je mets, gna gna gna j'ai rien entre les dents, gna gna gna je réponds quoi là, ça me fatigue d'avance.
Où sont les hommes?
Moi je m'en fous, je veux Joaquim Phoenix. Si si.
MOI
Insomnie, manque de temps, stress, affliction de la misère masculine, FRUSTRATION.
Tout va bien. Si si.
On fait le calcul.
Le stress - le temps + les autres + moi = un sacré gros paquet de rien du tout.
Mais où sont mes 25 ans, mon insouciance et mon cul musclé.
Allez, je vais hiberner.
Ici, la suite...
Pas exprès parce que c'est rigolo d'être vulgaire, mais parce que pour avoir la chance de faire l'amour un jour, il faut bien commencer par baiser, non?
Bref.
C'est conjoncturel, il paraîtrait.
Alors il va falloir m'expliquer ce que la conjoncture vient faire là-dedans.
Explications
LE STRESS
Mais moi je suis super détendue.
Quoi, comment ça, c'est pas être détendue de travailler 10h par jour, d'avaler un sandwich improbable le midi et de hurler sur les incompétents recrutés exprès pour nous pourrir la journée?
Si, je suis super détendue quand je m'enferme dans les toilettes pour faire mes inspirations/expirations.
Quand je rentre, je mets une heure à réussir à envisager qu'éventuellement je pourrais me détendre, là.
Je suppose que dans la vraie vie, celles qui vivent accompagnées rentrent tendues aussi, et du coup, zou, il y a fatalement une baisse de libido et tout et tout. Si si.
LE TEMPS
On pourrait se dire que quelque chose qu'on n'a pas pourrait ne pas nous poser de souci.
Avec le temps, ça ne fonctionne pas. Si t'en as pas, ça fait royalement chier.
Je n'ai pas le temps de prendre un petit déjeuner parce que je préfère dormir 10 minutes de plus, je n'ai pas le temps de déjeuner le midi parce que je préfère partir à 19h (minimum hein, on n'est pas à la Poste ici), je n'ai pas le temps le soir parce que je suis épuisée / occupée / stressée.
LES AUTRES
Et oui, aussi étonnant que cela puise paraître, pour copuler, il faut être deux (ou trois, c'est comme tu préfères).
Moi, les autres m'épuisent. J'ai la triste impression de n'avoir le choix qu'entre des incultes, des queutards ou des intrépides-mais-de-18h-à-21h (après, faut rentrer, Madame attend pour dîner).
Puis là tout de suite le jeu de la séduction, gna gna gna qu'est ce que je mets, gna gna gna j'ai rien entre les dents, gna gna gna je réponds quoi là, ça me fatigue d'avance.
Où sont les hommes?
Moi je m'en fous, je veux Joaquim Phoenix. Si si.
MOI
Insomnie, manque de temps, stress, affliction de la misère masculine, FRUSTRATION.
Tout va bien. Si si.
On fait le calcul.
Le stress - le temps + les autres + moi = un sacré gros paquet de rien du tout.
Mais où sont mes 25 ans, mon insouciance et mon cul musclé.
Allez, je vais hiberner.
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De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Les Putasseries,
Moi moi et moi,
Working Girl
samedi 30 octobre 2010
Quand je l'ai quitté.
![]() |
| Keith R. |
Comment avons-nous pu devenir des étrangers?
Comment avons-nous pu nous déchirer comme ça?
Alors il y a des fois, il faut savoir dire stop.
Stop à tes coups de sang qui me font peur, et à tous tes cris qui se perdent parce que je ne les écoute plus.
Stop aux soirées sans fin avec tes potes et aux interminables heures d'attente, toute seule dans notre lit. Tiens d'ailleurs je suis sûre que tu m'as déjà trompé dans ce lit. Combien de fois m'as-tu expliqué qu'on ne trompe qu'avec son coeur, mais pas avec sa queue? Bullshit!
Stop aux gueules de bois et aux traces de coke sur la table basse, j'en peux plus de nettoyer derrière toi. J'en peux plus de tes addictions qui broient tout sur leurs passages.
Stop aux parfums sur ton col, aux regards en biais et aux femmes de l'ombre. Merde, je veux un mec à moi. J'ai accepté trop longtemps d'être aveugle, ou trop conne, va savoir.
Stop aux états lamentables dans lesquels je te retrouve parfois, j'en peux plus de ramasser ton dégueuli.
Stop à cette vie avec toi, et avec ton ombre surtout.
La rockstar attitude m'a tué. Putain.
Keith, je t'aime, mais ça suffit.
Je ne pleurerais pas, cette fois.
Je te mets dehors.
Je ne reviendrais pas dessus, cette fois.
C'est fini.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas)
vendredi 1 octobre 2010
Le vendredi, c'est le jour le plus dur de toute ma vie.
![]() |
| Là c'est moi quand j'avais 5 ans et que j'étais suédoise. |
Déjà tu combats le matin pour te lever, parce que les trucs les mieux de la vie hype, c'est le jeudi soir.
Puis il se passe toujours (TOUJOURS, c'est un truc de fou ça!) des trucs dans la nuit de jeudi à vendredi. Rapport au fait que les trucs les mieux de la vie hype, c'est le jeudi soir, et que forcément tu sais que tes amis que tu aimes et que tu chéris, ils seront un peu éméchés. (donc tu les aimes et que tu les chéris surtout les autres jours, en fait).
Cette nuit, un réveil en fanfare par la sonnerie de mon téléphone. Tu raccroches sans même savoir qui est mort, vu qu'il est 3h. Tu te dis que forcément quelqu'un est mort si on te dérange à 3h du matin, mais que ça peut bien attendre 8h, non?
Puis y'a aussi les messages des ex qui une fois qu'ils ont bu, là d'un coup ils sont amoureux de toi et tu leur manques tellement que là tout de suite ils ont envie de romantisme.
* A 5H DU MATIN, FAUDRAIT VOIR A PAS TROP SE FOUTRE DE MA GUEULE. *
Mais quand même, ceux là ils te font bien rire au petit matin. Le petit rire de carnassier. Gnark gnark gnark. In vino veritas, bébi.
Ce qui fait quatre jours super pire que je n'aime pas tous les mois.
Soit au bas mots déjà 48 jours de galères par an.
Je ne compte volontairement pas les jours où tu es indisposée: une moyenne de 5 jours par mois, donc 60 jours par an.
Allez soyons fou, on ajoute aussi les lundis. C'est nul le lundi non?
48 jours de plus.
156 jours.
156 putain de jours qui craignent sur 365.
C'est presque la moitié, si on n'y va pas avec le dos de la cuillère.
Allez, demain, c'est le week-end.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
Amis d'un jour amis toujours,
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
dimanche 26 septembre 2010
C'est un anniversaire qu'on préférerait oublier.
C'est un anniversaire qu'on préférerait oublier.
365 jours de fuite vers l'avant, avec parfois le corps qui se souvient.
Parfois, j'ai la tête qui bourdonne comme quand il m'a jeté à terre. Et le souvenir de la douleur aigüe qui m'a transpercé le corps quand j'ai touché le sol, mêlée à la douleur de mon coeur rempli d'amour pour lui qui vole en éclats. La vraie sensation d'un amour qui s'arrête là, nettement, sans retour en arrière possible. Le corps et le coeur réduits en miettes.
Bilan: traumatisme crânien.
Bilan: traumatisme crânien.
Parfois, je me revois, les muscles de bras contractés, bandés, serrant bien fort pour protéger ma tête de ses coups de pieds. Et je comptais. Un, deux, trois, quatre, il va bientôt arrêter. Avec une seule obsession, comme un mantra « Pas de marques sur mon visage, pas de marques sur mon visage, pas de marques sur mon visage ». Comme si les bleus sur les jambes, les bras ou les mains ne se voyaient pas. Comme si ça excusait une partie de ce qui venait de se passer. Comme si c'était moins grave.
Bilan: 38 jours d'hématomes et de manches longues.
Bilan: 38 jours d'hématomes et de manches longues.
Parfois, je me souviens que malgré tout, je refusais de me laisser aller à pleurer ou à crier. Putain d'égo. Encaisser mais ne surtout pas pleurer. Avoir la force de se manger des mandales, mais pas celle de chialer.
Comme si pleurer, c'était admettre que tout ça avait un impact sur moi.
Bilan: des jours et des nuits entiers à pleurer, après.
Bilan: des jours et des nuits entiers à pleurer, après.
Un jour, soudainement, se défendre, dans un sursaut de survie et de rage. Le frapper, le mordre, le griffer, tout ce qui peut faire mal vite et bien. J'aurais pu le tuer, de souffrance contenue et d'envie de vengeance. Transformée en animal, je ne pensais plus qu'à me battre, et à lui faire mal.
J'ai vu le club de golf posé là, à côté de la porte. J'ai eu envie de le perdre, de le serrer de mes mains, si petites à côté des siennes, et de lui fendre le crâne en deux. Alors j'ai su que j'étais devenue comme lui. Et c'est ça qui m'a fait mal, bien plus mal que les coups, plus que les certificats médicaux, plus que l'humiliation d'avoir vécu ça: être devenue comme lui.
C'est tout ce que je me refusais et qui m'a poussé à le fuir. C'est ce haut-le-corps de frénésie qui a fini de me dégoûter de lui. Je suis partie. J'en suis venue à penser comme lui, alors je suis partie.
Parfois, j'ai encore la sensation de l'insécurité ambiante, la peur sourde d'un coup ou d'un cri ancrée au ventre. A cela près que maintenant elle est immédiatement suivie de l'apaisement, de la fierté de m'être retrouver et du délicieux goût de la revanche.
Reste les cauchemars, toujours. Là j'ai pris perpet'.
Rêver de lui, retrouver les odeurs et les gestes, et la douceur qu'il savait aussi. Sursauter dans son sommeil parce qu'inconsciemment je sais que ce rêve tout doux occulte une partie de la vérité. Je me réveille avec la chair de poule et l'envie de crier, j'ai la nausée, mais je suis chez moi, en sécurité.
Je suis comme un animal sauvage, seule mais sereine dans ma tanière.
Depuis 365 jours.
Je suis comme un animal sauvage, seule mais sereine dans ma tanière.
Depuis 365 jours.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
mercredi 22 septembre 2010
La théorie du "Si t'es pas content, bah je te propose de t'en aller"
Je suis plutôt dans le concept du "Ne rien laisser passer, c'est ne rien risquer".
Le premier qui me traite de tapette va se faire tatanner.
C'est juste que ça évite plein de malentendus, la rancoeur, puis les mensonges, les tromperies, le meurtre adultérin... Comment ça je m'emballe?
Sauf que là force est de constater que ma bonne dame, le sale caractère allié à une intransigeance notoire, ça ne conduit nul part.
Nul part à deux, j'entends.
Enfin je dis ça rapport à la soirée délicieuse que je passais, à la remarque que j'ai jugé chiante, à ma réponse stupide (voir l'objet, à savoir : "Si t'es pas content, bah je te propose de t'en aller"), et au départ séance tenante du charmant jeune homme qui allait me tenir lieu de dessert.
Ah bah ça je peux dire que du dessert, j'en ai eu plus que j'en voulait. Je me suis vengée sur le fondant au coeur de caramel*, ça oui. Même que j'ai mangé les deux, pour la peine.
Avec le recul, je me demande ce qui est mieux: se taire et encaisser une réflexion (moi ça me file un ulcère en deux secondes, de me taire) ou se gaver de chocolat.
Et oui: présenter comme ça, c'est autre chose.
Toujours est-il, ma bonne dame, qu'il n'a pas rappelé, le bougre.
Non mais où va le gentlemanisme, je vous le demande!
* Picard, sauveur de dîner d'exception préparé à la sauvette
Ici, la suite...
Le premier qui me traite de tapette va se faire tatanner.
C'est juste que ça évite plein de malentendus, la rancoeur, puis les mensonges, les tromperies, le meurtre adultérin... Comment ça je m'emballe?
Sauf que là force est de constater que ma bonne dame, le sale caractère allié à une intransigeance notoire, ça ne conduit nul part.
Nul part à deux, j'entends.
Enfin je dis ça rapport à la soirée délicieuse que je passais, à la remarque que j'ai jugé chiante, à ma réponse stupide (voir l'objet, à savoir : "Si t'es pas content, bah je te propose de t'en aller"), et au départ séance tenante du charmant jeune homme qui allait me tenir lieu de dessert.
Ah bah ça je peux dire que du dessert, j'en ai eu plus que j'en voulait. Je me suis vengée sur le fondant au coeur de caramel*, ça oui. Même que j'ai mangé les deux, pour la peine.
Avec le recul, je me demande ce qui est mieux: se taire et encaisser une réflexion (moi ça me file un ulcère en deux secondes, de me taire) ou se gaver de chocolat.
Et oui: présenter comme ça, c'est autre chose.
Toujours est-il, ma bonne dame, qu'il n'a pas rappelé, le bougre.
Non mais où va le gentlemanisme, je vous le demande!
* Picard, sauveur de dîner d'exception préparé à la sauvette
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De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Moi moi et moi
samedi 4 septembre 2010
Aimer à la vie.
C'est un constat triste, j'allais dire pathétique, même.
Dans chaque vie, il y a un amour contrarié, déçu ou blessé, un amour à la vie, qui resurgit quand on ne l'attend pas, à travers un souvenir, un endroit ou une senteur.
Je me souviens avoir hurler un jour comme si j'étais blessée et en train de mourir. Enfin je pense que c'est le genre de cri qu'on doit pousser dans ces cas là. Un cri inhumain, plein de douleur et de rage, le cri d'une torturée.
Bizarrement j'ai gardé "l'image" de ce cri en moi. Sûrement pour ne pas oublier, et sûrement parce qu'on ne pousse pas deux fois dans une vie un gueulement si animal.
Je passais des jours à dormir et des nuits à réfléchir et à tourner en rond comme une bête en cage, et à ne plus rien faire d'autre que d'attendre.
2, 3, 5, 15, 30, 45, puis 100 jours sans l'entendre, sans réponse. Le vide. Un supplice. Une torture dans laquelle je me complaisais. J'attendais sans m'en rendre compte. Près de 100 jours et surtout 100 nuits à errer dans le souvenir d'une voix et d'une odeur, et d'un coup la voilà, en pleine nuit, là contre mon oreille.
Alors se reprendre dans les tripes foule de souvenirs qu'on a si bien enterré. Enfin pas tant que ça. Puis pleurer, fort, comme un enfant, avec des larmes, beaucoup, et des cris étouffés, et des gémissements de détresse.
Je l'ai senti, le cri qui monte du ventre, le cri qu'on ne va pas gérer du tout, l'immense cri de mon coeur atrophié.
Le cri insupportable qui lessive de ces 100 jours d'égarements à se laisser crever de chagrin.
Le cri qui remet tout à sa place, parce qu'on comprend qu'on a touché le fond.
Il y a des douleurs plus graves, plus tristes. Il y a toujours pire.
Mais c'est le cri qui m'a aussi montré que j'avais encore de la force, que j'allais vivre avec, que j'allais accepter d'être seule et de me laisser hanter. J'allais grandir comme ça.
Pleins, pleins, pleins de jour après, je comprends et j'admire les souvenirs des autres, les histoires de premiers amours et les yeux pleins de regrets que j'ai souvent cru croisé. C'est le regard que je dois avoir parfois.
Maintenant je crie souvent, de bonheur, de peur, de rire.
Ici, la suite...
Dans chaque vie, il y a un amour contrarié, déçu ou blessé, un amour à la vie, qui resurgit quand on ne l'attend pas, à travers un souvenir, un endroit ou une senteur.
Je me souviens avoir hurler un jour comme si j'étais blessée et en train de mourir. Enfin je pense que c'est le genre de cri qu'on doit pousser dans ces cas là. Un cri inhumain, plein de douleur et de rage, le cri d'une torturée.
Bizarrement j'ai gardé "l'image" de ce cri en moi. Sûrement pour ne pas oublier, et sûrement parce qu'on ne pousse pas deux fois dans une vie un gueulement si animal.
Je passais des jours à dormir et des nuits à réfléchir et à tourner en rond comme une bête en cage, et à ne plus rien faire d'autre que d'attendre.
2, 3, 5, 15, 30, 45, puis 100 jours sans l'entendre, sans réponse. Le vide. Un supplice. Une torture dans laquelle je me complaisais. J'attendais sans m'en rendre compte. Près de 100 jours et surtout 100 nuits à errer dans le souvenir d'une voix et d'une odeur, et d'un coup la voilà, en pleine nuit, là contre mon oreille.
Alors se reprendre dans les tripes foule de souvenirs qu'on a si bien enterré. Enfin pas tant que ça. Puis pleurer, fort, comme un enfant, avec des larmes, beaucoup, et des cris étouffés, et des gémissements de détresse.
Je l'ai senti, le cri qui monte du ventre, le cri qu'on ne va pas gérer du tout, l'immense cri de mon coeur atrophié.
Le cri insupportable qui lessive de ces 100 jours d'égarements à se laisser crever de chagrin.
Le cri qui remet tout à sa place, parce qu'on comprend qu'on a touché le fond.
Il y a des douleurs plus graves, plus tristes. Il y a toujours pire.
Mais c'est le cri qui m'a aussi montré que j'avais encore de la force, que j'allais vivre avec, que j'allais accepter d'être seule et de me laisser hanter. J'allais grandir comme ça.
Pleins, pleins, pleins de jour après, je comprends et j'admire les souvenirs des autres, les histoires de premiers amours et les yeux pleins de regrets que j'ai souvent cru croisé. C'est le regard que je dois avoir parfois.
Maintenant je crie souvent, de bonheur, de peur, de rire.
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De quoi on cause?
L'Amour (ou pas)
vendredi 9 juillet 2010
Cachez ce sein!
Alors je suis dans de grands questionnements métaphysiques existentiels de ma vie sexuelle, si tant est qu'elle existe (dès fois).
Ca m'arrive environ une fois tous les 30 ans, profitons-en.
Parce que si par exemple on boit des cocktails en terrasse entre amies, et que là, après 3 margaritas qui réveilleraient Mamie Madeleine (morte depuis 3 ans)(la pauvre), tu vois apparaitre un téton rebelle qui se fait la malle d'un débardeur (non mais elle n'a même pas mis de soutien-gorge, l'allumeuse), et tu te dis, dans l'ordre:
JESUS MARIE JOSEPH que ce sein est beau
JESUS MARIE JOSEPH que je le mettrais bien dans ma bouche
JESUUUUSSS MAAAARRRIIIEEE JOSSEEEEPPPHH je suis bourrée
N'empêche que.
Est-ce que c'est la maturité, la beauté des choses ou juste que je suis une sale obsédée, je ne sais pas trop encore, mais je regarde les filles différemment depuis que je suis sexuellement épanouie et en pleine fleur de l'âge. Genre.
Bizarrement j'ai plus de capacité à trouver du joli chez une femme que chez un homme. Peut être une question de déchiffrage de codes ou de messages subliminaux. Ou alors qu'entre femmes, on est plus directes, plus cash, plus putasses. Va comprendre. Je ne sais pas.
Voilà.
Ceci est une ode à la féminité, aux jolies choses, à la douceur, aux joues qui rosissent, aux débardeurs et à tout ça quoi.
Et aux margaritas aussi.
Ici, la suite...
Ca m'arrive environ une fois tous les 30 ans, profitons-en.
Parce que si par exemple on boit des cocktails en terrasse entre amies, et que là, après 3 margaritas qui réveilleraient Mamie Madeleine (morte depuis 3 ans)(la pauvre), tu vois apparaitre un téton rebelle qui se fait la malle d'un débardeur (non mais elle n'a même pas mis de soutien-gorge, l'allumeuse), et tu te dis, dans l'ordre:
JESUS MARIE JOSEPH que ce sein est beau
JESUS MARIE JOSEPH que je le mettrais bien dans ma bouche
JESUUUUSSS MAAAARRRIIIEEE JOSSEEEEPPPHH je suis bourrée
N'empêche que.
Est-ce que c'est la maturité, la beauté des choses ou juste que je suis une sale obsédée, je ne sais pas trop encore, mais je regarde les filles différemment depuis que je suis sexuellement épanouie et en pleine fleur de l'âge. Genre.
Bizarrement j'ai plus de capacité à trouver du joli chez une femme que chez un homme. Peut être une question de déchiffrage de codes ou de messages subliminaux. Ou alors qu'entre femmes, on est plus directes, plus cash, plus putasses. Va comprendre. Je ne sais pas.
Voilà.
Ceci est une ode à la féminité, aux jolies choses, à la douceur, aux joues qui rosissent, aux débardeurs et à tout ça quoi.
Et aux margaritas aussi.
Ici, la suite...
De quoi on cause?
L'Amour (ou pas),
Les Putasseries,
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