Illustration bannière: Arthur de Pins.

mercredi 25 novembre 2009

Aujourd'hui, je m'interroge sur les bienfaits de la fessée.

Ce post contient des passages qui peuvent choquer: ranger vos enfants dans leurs placards, et tout, et tout.

Mais ici on ne parlera point d'enfants, oh non. Parce que les fessées, ce n'est pas que pour les enfants. Comme les Kinders.

Donc hier, je m'interrogeais sur le degré d'intimité requis pour réclamer une bonne fessée.

Bon, on est bien d'accord, 15 minutes après la première rencontre, ça fait juste. Cela dit, ça dépend du lieu de la rencontre, aussi, mais ça, c'est un autre débat.



Ca me turlupine. Sans mauvais jeu de mots, je te vois venir.

Ma prochaine fois sera une première fois (quelle poète...), je me demande donc si crier "Oh oui fouettes moi le fessier" est approprié. Bizarrement, je ne me souviens pas comment c'est venu les fois précédentes...
Est ce qu'il vaut mieux attendre que Monsieur prenne l'initiative? au risque d'attendre trèèèèès longtemps, ou alors on en parle à l'apéritif histoire de clarifier l'histoire.

Première rencontre
Marc-Henri : "Bonjour, enchanté de te rencontrer, ma beauté"*
Moi: "Enchantée Marc-Henri. On t'a déjà dit que tu étais le sosie de Georges Clooney"
Marc-Henri : "Normal Déesse, c'est mon frère jumeau"
Moi: "Je me disais bien. Tiens pendant que j'y pense, quand on sera à la verticale, pense à me maltraiter vivement le derrière, j'aime bien ça."
Marc-Henri: "...."

Non. Comme entrée en matière, c'est moyen.

Bon. Attendre alors? Attendre le petit "CLAC" bien sec sur mon fessier de rêve (ouais, j'ai la Wii Fit). Remarques c'est pas plus mal: il va le faire? il ne va pas le faire? J'aime bien cette idée, de ne pas savoir, de laisser place à l'initiative masculine, à l'expectative. La surprise quoi. On aime bien les surprises, nous, les filles.

En fait, là, je me rend compte qu'on attend toujours quelque chose. Le premier baiser, ça je peux le faire. Le premier pelotage aussi. Mais la première fessée, il pourrait peut être mal le prendre, je me dis. C'est susceptible, un homme, aussi, quand on touche à son derrière...


* oui, c'est moi qui fait les dialogues, je m'arrange comme je veux!

Elle est grave cul cette photo non?

Ici, la suite...

lundi 23 novembre 2009

Ivresse - Sagesse - Bassesse - Sexssme

Je suis là hein, mais je crois que mon sang a été remplacé par de la vodka.
Je cumule les gueules de bois, les boites de Doliprane et le bon Coca bien frais du matin. Ca fait du bien, ça fait plaisir, ça fait rire, mais ça donne des cernes. Et j'ai mal au dos, cause que dormir avec son sac à main en dessous, c'est pas super super agréable.

J'ai 17 ans depuis deux semaines (enfin j'aimerais bien), j'avais besoin de retrouver la nuit, de marcher nu-pieds et pas tellement droit, pour me rattraper de mon exil, de mon absence.

Ca, c'était pour le chapitre IVRESSE.
(mais attention, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé - mentale surtout!)



SAGESSE, c'est que j'arrête les quatre cuites par semaine, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer*, je me suis mise sérieux à l'anti-cernes, à l'huile de psychopathe pour chouchouter ma peau la nuit, à l'hydratation de tout ça, qu'à partir de demain je vais aller courir tous les matins, parce que je le vaux bien, et que dans 2 ans ma tronche et mon postérieur de trentenaire me diront merci.
Mon mec aussi (ce qui me laisse 2 ans pour en trouver un...).

* et deux, je peux? deux c'est raisonnable non?


BASSESSE, c'est mon ex-le-pourri qui a entrepris de me donner de ses nouvelles jour & nuit, via SMS, mail et appels, de préférence nocturnes et alcoolisés.
Vous comprenez, soyez indulgentes, il a maintenant besoin de moi pour "comprendre".
J'ai mis un petit peu de sagesse là dedans, je ne réponds pas, jamais, sous aucun prétexte. Ca dure depuis 15 jours. Je prends sur moi, j'encaisse, et je pense à autre chose qu'à cette sous merde.
Nouveau mantra, répètes après moi: le mépris est la seule chose que j'ai à lui offrir.


SEXSSE, c'est quoi? non mais parce que là, pas l'ombre d'une quéquètte en vue... Non pas que ça me traumatise et que je ne pense qu'à ça (hou la menteuse), mais quand même. Disons que j'en viens même à évaluer le potentiel sexable du boulanger, c'est pour dire.
Là, je me dis que j'ai bien changer (vieilli?). Je ne me sens pas capable, là, de faire du sexe pour le sexe. Peut être que je ne m'aime pas assez, encore, que je n'ai pas assez repris confiance en moi pour assumer de me laisser juger, ou que je ne crois pas que je pourrais être à la hauteur de ça (alors qu'avant, je n'avais aucun problème avec ça, qu'on soit bien d'accord....).
Voilà que je mets de la poésie là où tout le monde ne voit qu'hygiène, entretien et rigolade.
Allez, je reviens, je vais chercher l'ancienne moi décoincée du cul, elle doit pas être si loin que ça, la pauvre.

Là, je me dis que je pourrais oublier ma sagesse, me servir de l'ivresse pour faire du sexsse et oublier ainsi ces bassesses.



Ou pas.

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mardi 10 novembre 2009

"J'y vais mais j'ai peur": les hommes. Putain.


Les hommes de ma vie, on en a déjà parlé ici et , et un peu aussi et ici: on est bien d'accord, c'est la grosse catastrophe, cette histoire.

L'Ex, ce *ù§/ç de *)#-" ( .... censuré par la bienséance ..... ), tu en as entendu parlé aussi. On ne s'étend pas sur le sujet ni sur ses petits messages pathétiquement mielleux envoyés récemment, y'aura un petit hommage à lui ici bientôt.

Mais là, alors là, je me dis que soit c'est moi qui n'y comprend rien, soit c'est qu'il n'y a rien à comprendre.

Faisons un petit tour rapide du propriétaire et de mon futur sentimental (et sexuel, surtout...).
Etat des lieux. Reste là, ça va prendre deux minutes.


Partant du principe qu'on n'a qu'une vie, jeudi soir, si tout va bien, j'ai une date.



PAUSE
danse du ventre - flip avant- flip arrière - break dance - H.I.P H.O.P - moonwalk - macarena - zoubida
on peut reprendre


Bon.
Sauf que, il a l'age de ma mère. Et ce n'est pas une façon de parler. IL A L'AGE DE MA MERE POUR DE VRAI. D'ailleurs je l'ai pas dit à ma mère, ça va l'achever, elle est célibataire...

OK, je te rassure, ça ne se voit pas du tout, il ne fait pas son âge, il est physiquement super miam miam, genre vieux beau grrrrrrrrrrr comme on aime (enfin moi, je l'ai déjà dit, j'aime). Il a du chien, quoi.

Ah oui et aussi, j'ai l'age de sa fille. Ca... comment te dire... ça me laisse perplexe.
Et la question que je me pose, c'est pourquoi?
Bref. On verra ça jeudi.

Ah oui et l'autre question, c'est "putain au secours qu'est ce que je mets"?

Sinon, vendredi, donc le lendemain, j'ai aussi mon premier entretien dans l'histoire de ma nouvelle recherche de travail post-déchéance sentimento-pro-hivernale.
Oui, ce vendredi là, le 13.

Fin de semaine super youplaboum.
Croises pour moi tes doigts, tes poils et tes cheveux, tu seras gentil.


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jeudi 5 novembre 2009

Mais merde, je suis vieille, en fait.


On vieillit, mes amis. Je sais, c'est dur à entendre, mais il faut s'y faire, il faut se l'avouer.

- Déjà, j'ai une ride. Une belle. Point trop n'en faut, alors je la badigeonne allègrement de crème. Comment ça c'est trop tard?
Est-ce que ça donnera un air sage à ma tronche, ou est ce que je ressemblerais à une vieille pomme flétrie pourrie, va savoir... Je ne voudrais pas voir l'air trop sage, quand même.

- Je n'ai plus 18 ans. Mon foi non plus. Enterrement terrible (pléonasme), puis grosse cuite avec les copains en souvenir du bon vieux temps, on prend les mêmes qu'il y a 12 ans et on recommence. Cette journée là, on a tous eu 18 ans dans notre coeur. Sauf que les téquilas paf de midi à minuit (tu comptes bien... ça fait beaucoup d'heures..) , à 30 ans... comment t'expliquer que mon corps a oublié d'avoir 18 ans, lui.
Point positif: je gère mieux le retour à 13 grammes chez ma mère. A pied, avec des talons et sans me perdre (et sans tomber).
Point négatif: le lendemain. Et le sur-lendemain. Et surement demain aussi.

- La junk food, c'est pas bon (sauf grosse urgence / déprime / gueule de bois). Je préfère maintenant un bon jap ou un italien. Avec du vin, fini le coca. Et des couverts. Et une bougie et une serviette de table. Et la mayonnaise ça fait grossir.

- Je préfère maintenant la qualité à la quantité*. Je me fais peur dès fois. Il y a un moment, je préférais acheter 12 t-shirts chez H&M que un seul bien coupé et de bonne qualité. Maintenant je préfère le cher. Même si j'en ai qu'un.

- Dès fois, ma mère a raison.

Je te rassure quand même un petit peu, je fais encore pipi dans la rue quand je ne peux pas me retenir, j'ai peur du noir, encore, et quand je suis malade je veux ma mère et des coquillettes au beurre.

La prochaine fois, ici, on parlera des hommes. Il était temps.



*Ceci ne s'applique pas aux conchonssetés, on est d'accord: là, je veux qualité ET quantité! d'où le néant intersupergalactique...

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lundi 2 novembre 2009

Jaune cocu.


Quelque part sur la Terre, shopping parisien.

J'entre, j'erre, tout me paraît "trop", puis je passe devant: mon cerveau me dit "non", je lui dit "merci".
J'erre encore, je repasse devant juste avant la sortie, le hasard fait bien les choses...
J'essaie, de toute façon, je n'achèterais rien, je n'en ai pas besoin, ni les moyens.

Là, pour la première fois depuis ... beaucoup trop de jours... je me sens bien, je me sens moi, je me sens forte.
C'est dingue: cette futile chose me donne une impression de pouvoir, de contrôle sur moi et sur les autres. Je redeviens celle qui ose, celle qui l'ouvre, celle qui n'a pas peur.
C'est peut être la couleur, non? Mais il s'avère que ce jaune gilet de sécurité rend le reste furieusement attirant. Pas à la mode le fluo? Je m'en fous grave. La mode, je m'assois dessus même (tu me diras, je ne risque pas de lui faire bien mal...).

Check point: devant, derrière, de profil. Rien à redire. Ces rayons de soleil deviennent nécessaires: une futilité pour se rappeler qu'être soi n'a pas de prix.



Finalement, renseignements pris, ça sera EXACTEMENT la couleur du moment.


CODE COULEUR > SIGNIFICATION DES COULEURS > JAUNE
Signification du jaune

Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement. Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. Le jaune est le parfait compagnon des marrons, du blanc, du noir et du crème.

Signification positive : fête, joie, chaleur, ego, puissance, connaissance, amitié
Signification négative : traîtrise, mensonge, tromperie
Représentation : boîtes aux lettres, sable, soleil, œuf, fleurs (marguerite)
Source: www.code-couleur.com



Pas fait exprès, j'y vois plutôt un signe.
Alors voilà le nouveau mojo de mes nuits parisiennes: avec elles, je n'ai plus peur de rien.

Je suis de retour.

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dimanche 1 novembre 2009

J'aime pas la pluie. Mon ex est un gros con. J'ai pas forniqué depuis 2 mois. Bordel.


- Il pleut depuis hier.
J'aime bien la pluie, j'aime me promener en évitant les flaques d'eau, j'aime la pluie qui rend tout nostalgique (faudra m'expliquer d'ailleurs....), j'aime moins me retrouver seule, désœuvrée, à entendre les gouttes plic-plac-plocquer sur la fenêtre. Je suis sûre qu'elles se moquent de moi. Putes.

- Mon ex est un sale con.
Il nous reste 2/3 choses à gérer pour ne plus entendre parler l'un de l'autre, j'ai hâte, oh oui j'ai hâte, mais il feint d'ignorer mes appels, ne répond pas à mes mails...
Evidemment, j'ai vécu avec lui, je l'ai eu dans ma vie quelques année, je l'ai appelé quand j'ai appris une terrible nouvelle. Pas de réponse, pas de rappel, pas de soutien, RIEN.
Un texto samedi matin, après que je l'ai appelé plusieurs fois, et qu'il m'aie raccroché au nez autant de fois: "Je te conseille d'arrêter de me harceler ou je porte plainte. Merci."
Sinon, j'espère qu'un jour quelqu'un se chargera d'expliquer à ce jeune homme quelques règles de savoir-vivre et d'humanité, moi j'ai échoué.
Une autre fois, je vous expliquerais comment il m'a tabassé, et on relativisera ensemble sur le fait que je n'ai pas donné de suite pour ne pas qu'il aie d'ennuis... Je suis trop bonne. (j'entends "conne" au fond à droite?)

- La vie est une pute (pardon, mais quand même....)
Et à cause de ça, j'ai une boule de rage au ventre. Elle vient de nous enlever un jeune homme de même pas 30 ans, papa célibataire, adorable, profondément gentil. Le lendemain, elle enlevait à une famille proche un jeune homme de 17 ans. J'ai perdu un ami, mon frère a perdu un ami.
Pourquoi lui, pourquoi eux, je sais bien que je n'aurais jamais de réponse, que je ne devrais même pas me poser la question. Par contre, j'avais des noms à proposer à leurs places. Si vous savez où on doit s'adresser, merci de me prévenir.

- Ma vie sexuelle m'a quitté, elle aussi.
Je t'explique comment ça se passe: c'est la guerre avec ton Jules, vous vous prenez la tête , vous ne baiser plus. Puis vous vous séparer. Il quitte l'appartement, tu restes seule dans vos 4 murs, tu n'as envie de personne d'autre. Tu ne sors plus, tu te morfonds un petit mois, tu te reprends, tu déménages.
Tu rentres à Paris. HOME FUCKING SWEET HOME. Tu sors. Tu te rends soudain compte que ta vie sexuelle a déserté ton corps depuis ... (tu comptes)...(ho merde)...(tu te rends compte) ... 2 mois. C'est moche. Tu te dis que tu ne sauras pas faire avec un autre. Là tu te rends compte que tu t'es dis ça, et tu rigoles... Tu te fous de savoir faire ou pas. T'as juste envie. YOUPI. Tu te dis qu'elle, elle t'a quitté, mais au moins, elle est revenue.
Pour lui rendre hommage (et parce que ça pèse lourd), promis, demain je m'épile (oui, on me souffle que la mode des touffes à la seventies ne reviendra jamais, et je suis déçue).


En une semaine, j'ai appris à gérer des petites douleurs d'égo et la vraie peine de cœur, à essuyer mes échecs, à relativiser les choses qui font une vie, et je me suis découvert une ride. Ça fait beaucoup, je te l'accorde, j'ai pas eu le temps de blaguer.
Je vais avoir 30 ans. J'aime cette putain de vie, j'aime apprendre à marcher toute seule, j'aime être par terre pour me relever, même si dès fois, ça met plus de temps que d'autres. J'empile les briques qui font ce que je suis.

Demain si vous le voulez bien, on parlera de choses gaies, et de chaussures. Si tu ne vois pas le rapport, tu sors. En vous remerciant.

Ici, la suite...