Illustration bannière: Arthur de Pins.

mercredi 30 décembre 2009

C'est ma vision de l'amour qui pose problème? Ou bien?

Est-ce qu'il y a un sujet aussi inépuisable que les Ex? (à part les belles-mères, j'entends...)

Celui qui me sert d'Ex, on en a déjà entendu parlé. Un peu, beaucoup, passionnément.
Pour l'année qui s'annonce, j'ai décidé que ça sera "Pas du tout".
Oui Madame. Oui Monsieur.
(D'ailleurs s'il y a un homme dans la salle, qu'il se manifeste.)
(Comme ça.)
(Par curiosité.)


Parce que bon, à un moment, faut quand même s'avouer que même si, OK, nous on est un guerrière, nous on a besoin de personne de toute façon, nous on a trop le sourire tout le temps, nous on gère trop bien, le petit texto assassin quelques mois après, bah il fait quand même pleurer.
Oui Madame. Oui Monsieur.
Juste le jour où j'ai un smoky de folie. Lui, il a toujours eu le chic pour me pourrir une journée.
Bref.

Parce que oui, je reçois encore des textos. Des textos de 22 lignes. Véridique. Auxquels je ne réponds évidemment pas.

Je pourrais en parler des heures, être critique, méchante, incisive, méprisante, et j'en passe.
Je pourrais parler des heures de l'amour évident, de la complicité folle des débuts, de la passion, de l'envie, puis de la méchanceté, de la tromperie, de la violence, et j'en passe.

Je voudrais juste m'affranchir, m'excuser d'avoir un jour remis ma vie entre les mains de quelqu'un.
Ca n'arrivera jamais plus.
Pardon.

Ma vision de l'amour, c'est celle-ci, dessous.
Ca n'arrivera jamais plus, ça non plus.
Promis au moi que j'ai sauvé en partant.

"Si je te perds maintenant, ça voudra dire qu'on n'a pas été assez forts ou qu'on ne s'aimait pas assez.
Je ne peux pas le croire, ça.
Moi je crois en nous, je crois en notre couple. C'est notre quotidien qui nous a usé, pas notre amour.

On doit aussi arriver à se parler sans s'affronter, à ne pas devenir l'ennemi de l'autre. Je te l'ai déjà dit, on doit faire front à deux, quoi qu'il arrive, pour continuer à s'aimer. Ce n'est pas un dû, ça se mérite, ça se construit petit à petit.
Il ne faut juste pas que nos larmes nous fassent oublier pourquoi on est là, ensemble. "




Ecrit en total occultation de ce que j'avais envie d'être, 3 mois avant la rupture définitive.
Le relire maintenant, et sourire de ma naïveté.

Parce que OUI, moi je crois que l'amour véritable existe, je crois qu'on doit se donner à quelqu'un, je crois en la beauté de deux personnes qui se choisissent, qui avancent ensemble contre tout et tous, je crois qu'à deux on peut tout surpasser, tout subir. Je crois que si on est deux rien n'est grave, tant que le soir on s'endort contre celui qu'on aime.


Ho la la, je me fais peur, quelquefois.

Mais est-ce que j'y croierais encore un jour?
Je ne sais pas. Je n'ose pas. Je n'espère pas. Je ne veux pas.

Ici, la suite...

vendredi 25 décembre 2009

2009 m'a tuée. C'est pas pire qu'Omar, mais presque.

Bilan post-opératoire 2009 // Message à 2010.




En 2009:
- j'ai eu mon premier traumatisme crânien. Violence conjugale: oh bah zut, ça n'arrive pas qu'aux autres.
- j'ai été trompé pour la première fois de ma vie: je m'en fous, je suis mieux.
- j'ai reçu mon premier bijou de la place Vendôme: mal offert mais je l'ai choisi moi-même et je l'aime d'amour.
- j'ai acheté la voiture de mes rêves, puis revendue: table rase, on efface tout et on recommence.
- j'ai quitté un homme, un travail et une vie pour revenir en lieu sûr.
- j'ai rencontré des gens bons et biens. Oh putain ça fait du bien.
- j'ai réappris à vivre la nuit: j'aime ce qu'elle offre, l'atténuation de tout, l'exagération des riens.
- j'ai perdu un ami d'enfance: les amis, c'est pour la vie, et c'est pas parce qu'il n'est plus là qu'il n'est plus là.
- j'ai retrouvé mes amies, mes potes, mes endroits, ma famille, mes souvenirs: ne plus jamais partir loin.
- j'ai appris qu'il valait mieux être moi qu'être celle qu'on attendait de moi: je m'en doutais un peu, aussi...
- j'ai entretenu une relation, intense bien que fugace, et sexuelle, avec un homme qui a l'age de mon père.
- j'ai bu de la téquila de 11h30 à minuit: j'aime bien ça.
- j'ai ré-arrêté de me ronger les ongles: ça fait plus "Dame du monde".
- j'ai couché avec mon meilleur ami: c'était bien.
- j'ai pris des heures de conduite: ok, je vais continuer, ne me regarde pas comme ça, Maman.
- j'ai rencontré un Ange: je vais lui couper les ailes pour qu'il me reste.
- je me suis trouvée, et retrouvée.


Par contre, 2010, si tu m'entends, tu t'arranges avec 2009: elle m'a bien chargée ta copine, alors t'es gentille, tu t'occupes un petit peu des autres. J'ai des noms si tu veux.

Moi j'ai pris le pli, là, et je ne veux que légèreté, éclats de rire et bonnes nouvelles.
Si tu mets dans ta besace un job et un appart, je ne suis pas contre non plus.
En vous remerciant.

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lundi 21 décembre 2009

Là on va parler de quand on se bat contre nos démons. Les vieux moches démons.

Bon, on est pas là pour rigoler: je vous écris en direct de chez un homme.

HOU LA LA
on est bien d'accord...

Je suis peut-être bizarre mais je me sens bien chez les gens que j'aime bien. Ca vous fait ça à vous aussi? Dites oui, ne me laissez pas seule...
Bref.
A la base je voulais parler de ce que je ressens, alors forcément je tourne un petit peu autour du pot.

Bon, pas d'issue: je dois en parler.
J'avoue: j'allais très bien jusqu'à ce matin, et là PAF je me réveille et je pense que je déprime un petit peu. C'est nul, c'est moche, c'est inutile, je sais.

Est-ce parce que je ne suis pas dans un environnement familier?
Est-ce parce que j'attends la méchante brique qui va fatalement me tomber sur le coin du nez?
Est-ce parce que l'ex était à Paris ce week-end?
Est-ce parce que l'année dernière à la même époque je faisais "notre" premier sapin (qui fut le dernier, aussi)?

Je me dis que peut-être quand on commence quelque chose de nouveau, c'est normal non? Un petit de peur de tout, de nostalgie d'avant et d'envie mêlées.

Je me dis que je ne céderais pas à l'envie de malade qui me pousse à regarder ses mails dans l'ordi ouvert juste à côté de moi, parce que si je suis là chez lui c'est qu'il a confiance en moi.

Je me dis que ça ne sert à rien d'avoir peur parce qu'on a beaucoup souffert avant.

Je me dis que la peur n'évite de toute façon pas le danger (ça, c'est ma maman qui le dit, et elle a bien raison).

Je me dis que je vais faire la nique à ses foutus démons moches qui rendent tout moche, et que c'est le moment de laisser sa part à la légèreté et à la confiance.

Bref. Je m'auto-saoule.
Je reviens, je vais donc m'auto-flageller avec ce que je trouve.

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jeudi 17 décembre 2009

L'histoire de la culotte noire en dentelle


Est ce que c'est grave, si, en plein entretien d'embauche, une culotte noire en dentelle tombe de mon sac à main?

Je cherchais un stylo.
C'est balot.

Je n'ai pas tenté le "ho mince, mon mouchoir!".
J'aurais dû, peut être.


Note pour plus tard: repasser à la maison avant un entretien.
Ou: ne plus mettre de culotte, aussi...

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lundi 14 décembre 2009

J'ai juste une question, puis je vais m'épiler. Au cas où...


Ho.
Je voulais juste savoir: est-ce une technique de drague recevable, un homme qui, un samedi à 16h, vous appelle pour vous inviter à passer une soirée avec lui.

Oui, mais en Norvégie, oui oui.


(et c'était bien, hein!)

Je file, si tu as bien lu le titre, j'ai du boulot.
J'aurais pu mettre une photo de poil, aussi. J'ai pas osé.
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mardi 8 décembre 2009

Un homme a critiqué mes chaussures. Paix à son âme.


Je disais donc qu'un homme a critiqué mes chaussures. Oui oui. Sans peurs, lui.

Déjà le premier entretien , il était un peu bizarre: le type me pose 4 questions, 18 minutes montre en main, il se lève d'un coup en plein milieu d'une de mes phrases, et me sors "j'ai reçu 400 candidatures, alors je vous rappelle". Peut-être je n'aurais pas dû dire "Ou pas"...


Je sors en ayant l'impression évidente d'avoir perdu mon temps. Mais, surprise, il me rappelle le lendemain.
Pour quelqu'un qui doit gérer 400 candidatures, je me dis dans le for intérieur de moi-même qu'il n'a pas du dormir beaucoup le Monsieur. Ou alors il se fout de ma gueule. Je penche pour la seconde solution.

Second entretien de recrutement.
Ça dure 1h30, il me décrit en long, en large et en travers le poste, les gens, sa boîte, les clients, balancent au passage 2 ou 3 vannes sur l'embonpoint d'untel, la grossesse d'une autre, et moi je reste bouchée bée devant tant de l'esprit puant regroupé dans le seul et même petit corps chétif.
Oh jamais je ne veux travailler ici, même pour le salaire de bâtard proposé, qui me permettait largement de vivre comme une Princesse.

Je l'écoute parler, et là, ça part en sucette. Il me dit, enfin il OSE me dire: "La première fois vous aviez des escarpins rouge vernis, là vous avez des chaussures hors du commun et des talons vertigineux: vous n'êtes pas habillé comme ça tous les jours j'espère? J'exige un certain conformisme".
J'avais une chemise noire, un jean noire et des chaussures, certes à talons, mais foncées. J'étais chic, à l'aise dans ma tenue, alors je sors de mon corps, je lui réponds "Non, juste pour les connards puants qui n'ont aucun goût", puis je reviens. En fait je n'ai rien dit, je l'ai juste regardé avec mon regard n°4, celui qui dit "Tu ne connais rien à la vie Baby, et je te merde, mais GRAVE".

Peut être j'aurais dû parler, lui dire d'aller se faire mettre direct, parce qu'il s'est permis de continuer.
Oui oui.
Il a enchainé sur mon piercing à la langue, lui "n'autorise pas ces fantaisies dans sa société, ça ne vous pose pas de problèmes j'espère". Je tiens juste à signaler que ma mère a mis 3 ans à s'en rendre compte. Alors là, je n'ai pas pu prendre sur moi, j'ai juste rigoler. Fort.

Je suis restée courtoise jusqu'au bout, même si j'avais envie de le gifler. Fort.

A la fin de l'entretien, il me précise qu'il me rappellera pour un 3ème entretien afin de me présenter les chiffres et d'évaluer une grille de salaire et bla bla bla.

Le mec qui a passé 1h30 a critiqué son équipe en place, ses clients, mes chaussures, et à osculter ma bouche.
Il a sincèrement cru que j'allais revenir à un entretien.
Il a sincèrement cru que j'allais me lever tous les matins pour lui faire gagner de l'argent.
Il a sincèrement cru que j'allais venir travailler pour lui en ballerine et tailleur bleu marine.
Il a sincèrement cru à tout ça.
Je suis émue.

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